Ewald Frank
Stuttgart le 24 mars 1989 à 14 heures 30
VENDREDI SAINT : LA SIGNIFICATION HISTORIQUE DE GOLGOTHA
JUSQU'AU MATIN DE LA RÉSURRECTION
(Retransmis le 17 janvier 2026)
Notre thème est le suivant : Le dessein de Dieu pour l’humanité d’une part, et la signification de Golgotha dans l’histoire du salut jusqu’au matin de la résurrection d’autre part. C’est de cela que nous allons parler aujourd’hui avec le souhait que le Seigneur S’adresse effectivement à nous tous, et que le lien qu’Il a établi de Lui-même avec nous soit également réciproque, afin que nous soyons intégrés dans cette alliance et que nous disions oui à ce que Dieu a fait.
Je voudrais lire 1 Pierre chapitre 1 du verset 18 au verset 20, puis dans Apocalypse chapitre 1. Pouvons-nous nous lever, s’il vous plaît ?
« Vous savez bien que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache. Il a été prédestiné avant la fondation du monde, mais il a été manifesté à la fin des temps pour votre bien ».
Dans l’Apocalypse, au chapitre 1, je voudrais lire les versets 5 et 6 :
« …et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume et des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ! ».
Prions.
Père céleste, nous Te demandons du fond du cœur de nous regarder maintenant avec miséricorde. Nous Te prions, Seigneur fidèle, d’être parmi nous. Nous voulons Te voir comme le crucifié et le ressuscité, dans Ta souffrance, dans Ta mort, mais aussi dans Ta victoire sur la mort et l’enfer, et dans Ta résurrection le troisième jour.
Seigneur bien-aimé, bénis et sanctifie cette heure et ce jour ! Que le fruit pour l’éternité soit apporté à la gloire de Ton nom. Rédempteur bien-aimé, du plus profond de notre âme, nous Te remercions ensemble pour ce vendredi saint, pour le jour où Tu as été crucifié, où Tu as versé Ton sang pour le salut de beaucoup. Tu as souffert pour nous, à cause de nous ; Tu es mort pour que nous puissions vivre. Seigneur bien-aimé, je prie également pour tous ceux qui entendent une telle méditation de Ta Parole pour la première fois de leur vie : Que Ta Parole nous parle à tous, qu’elle touche nos cœurs ; puissions-nous comprendre que c’est à nous que Tu T’adresses et que ces paroles viennent de Toi.
Nous remettons maintenant ce service divin sous la conduite de Ton Saint-Esprit et Te prions, Seigneur fidèle, d’être parmi Nous. Conformément à Ta promesse, sauve, guéris, bénis et révèle-Toi à chacun d’entre nous. Nous Te le demandons au nom de Jésus, amen !
Vous pouvez vous asseoir. Mesdames et messieurs, chers frères et sœurs en Jésus-Christ notre Seigneur, ce jour est plus propice que tout autre dans l’année particulièrement pour la réflexion sur ce qui s’est passé autrefois sur la croix à Golgotha. Et je voudrais dire d’emblée que le vendredi saint ne doit pas être célébré. Il doit être une expérience entre toi et le Crucifié, une expérience personnelle que nous faisons avec Dieu. Et j’espère que la méditation de la Parole nous fera comprendre ce qui s’est réellement passé à Golgotha dans l’histoire du salut.
Ce fut le plus grand jour de l’histoire de l’humanité, le jour où Dieu S’est réconcilié avec l’humanité, un jour où Dieu a pris nos fautes, nos transgressions, tout ce qui nous appartenait, venait de nous, et les a placés sur l’Agneau de Dieu, un jour que l’Ancien Testament préfigurait déjà en le qualifiant de grand jour de la réconciliation. Je voudrais lire quelques passages à ce sujet. Et comme il s’agit d’une méditation sur la Parole, je ne vais pas, comme cela arrive parfois lorsqu’on évangélise et qu’on devient peut-être un peu plus puissant dans la proclamation, que la Parole nous parle aujourd’hui en toute simplicité, mais que nous en ressentions les effets.
Nous sommes ici aujourd’hui pour vivre une expérience personnelle avec Dieu, réellement. Ce service divin ne doit pas se terminer sans que chacun ait établi une connexion avec Dieu et ait fait l’expérience d’une paix profonde dans son cœur. Je relis brièvement les deux passages d’Apocalypse 1 versets 5 et 6 :
« À celui qui nous aime, qui nous a rachetés de nos péchés par son sang ».
Il nous a aimés, Il a payé le prix, Il nous a délivrés de nos péchés par Son sang. La rédemption est accomplie. Personne ne doit se perdre, car le salut est là. Et si un homme se perd, va dans la perdition malgré le salut qui lui est offert, il ne peut en rendre Dieu responsable. Dieu nous l’offre et nous laisse libres d’en faire ce que nous voulons. « À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang ». Il l’a fait.
Revenons à la parole tirée de l’épître de Pierre. Nous avons été rachetés par le sang précieux de Christ, nous avons été délivrés par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache. Nous avons été délivrés, rachetés. Nous avons chanté : « Je suis racheté, je peux m’en réjouir, je peux louer le Seigneur ! Racheté par le sang du Sauveur ! ». C’est là l’essentiel, c’est là le noyau. Il ne s’agit pas d’une religion chrétienne, il ne s’agit pas de ce que font les dignitaires ou les employés d’une communauté religieuse ou d’une communauté religieuse libre ; il s’agit ici de découvrir et d’expérimenter personnellement ce que Dieu a fait. Ce que Dieu a fait.
Si je dois le dire sincèrement et honnêtement, je constate la même situation qu’à l’époque de Jésus-Christ notre Seigneur : Il y en a beaucoup qui veulent guider spirituellement les autres sans avoir eux-mêmes les yeux ouverts, sans avoir eux-mêmes fait l’expérience personnelle de ce dont il s’agit réellement. « Rachetés, délivrés par le sang précieux du Christ comme un agneau sans défaut et sans tache ». Mes chers amis, un être humain ne peut rien faire de plus que d’accepter le don divin. Dieu l’offre, le met à notre disposition et l’a rendu accessible. C’est à vous et moi de l’accepter.
Je voudrais lire plusieurs passages de la Bible, le prochain est tiré de la deuxième épître aux Corinthiens chapitre 5 verset 17 :
« Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela est l’œuvre de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant point aux hommes leurs transgressions, et il a mis en nous la parole de la réconciliation ».
C’est là le cœur de la proclamation du message, de l’Évangile de Jésus-Christ notre Seigneur. Il s’agit en effet de délivrer l’homme de la perdition et de le couronner de grâce et de miséricorde. Comme l’homme a été séparé de Dieu par la transgression et précipité dans la mort et la perdition, il était nécessaire que Dieu de Son côté jette un pont vers l’humanité et rétablisse la relation. Nous n’avions aucun moyen de nous élever vers Dieu, de nous approcher de Lui. Lui, Il devait descendre vers nous, la Parole devait se faire chair, devenir homme afin de donner et d’offrir à l’humanité ici sur cette terre la possibilité de la réconciliation et du salut.
Et ici il est si bien dit : « Mais tout cela est l’œuvre de Dieu ». Il n’y a aucun homme qui puisse ajouter quoi que ce soit à la rédemption accomplie. Aucun acte religieux n’a quoi que ce soit en commun avec l’unique acte divin. Dans le conseil de salut de Dieu, ce ne sont pas les hommes qui agissent pour notre salut, mais Dieu Lui-même, et Dieu a agi. Il a donné le salut en Christ. Et comme nous le lisons ici, Il nous a réconciliés avec Lui-même. Je tiens à souligner une fois de plus que ce n’est pas l’œuvre d’un homme même s’il porte une toge, un vêtement religieux ou possède un titre quelconque. La rédemption, le salut est l’œuvre de Dieu pour l’humanité, et il doit être reçu et accepté dans la foi. Verset 18 :
« Tout cela est l’œuvre de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ et qui nous a confié le ministère de la réconciliation ». (Trad. Bible du Semeur).
Une personne qui a fait l’expérience de Dieu ne peut s’empêcher d’en témoigner. Elle ressent le besoin intérieur d’en parler aux autres. Les personnes réconciliées ont la Parole de la réconciliation dans leur cœur et peuvent la transmettre et la partager. Encore une fois ce magnifique verset, 2 Corinthiens chapitre 4 verset 19 :
« Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation ».
Cette parole de la croix, remarquez bien, et je vous prie de m’excuser si je fais parfois des remarques qui vont dans un sens ou dans l’autre, qu’il ne s’agit pas d’un crucifix, d’une croix vide. Les deux sont vides, la croix et la tombe. Jésus-Christ a été crucifié, mis au tombeau et est ressuscité des morts le troisième jour. Il n’est pas suspendu à la croix comme une figure inanimée telle qu’on en fabrique partout dans le monde en or et en argent, en bois et en divers métaux.
J’ai été très effrayé lors de ma dernière visite aux Philippines. Il y avait une chapelle dans l’hôtel et je me suis dit que j’allais y entrer pour voir ce qui s’y passait ; et là, j’ai été peiné de voir quelle image défigurée y était accrochée, avec tout ce qui l’accompagnait, haute de peut-être trois mètres, faite d’un métal quelconque, tout simplement horrible à regarder et je me suis dit : « Oh Dieu fidèle ! Qu’ont donc fait les hommes de notre Sauveur ? ». Notre Seigneur n’est pas resté sur la croix. Il devait faire plus que sauver et racheter : Il devait d’abord sauver, expier les fautes, pardonner les péchés, nous réconcilier avec Lui-même, mais cela ne suffisait pas : Il devait descendre aux enfers pour vaincre la mort, lui ôter son pouvoir, vaincre l’enfer et mener la prison captive, afin de prouver Sa toute-puissance sur la terre et sous la terre. Le troisième jour, il est apparu clairement que la mort, l’enfer et le diable ne pouvaient Le retenir. Il est ressuscité, Il vit ! Il vit dans mon cœur, Il vit dans le cœur de tous ceux qui L’ont reçu.
Ce n’est pas un sujet de discussion. Soit on l’accepte, soit on le rejette. On ne peut pas en débattre. Cela relève uniquement de la foi et est accessible par la foi. Nous savons tous que les gens philosophent à ce sujet, utilisent leur intellect et avancent leurs arguments, mais celui qui veut être sauvé doit laisser de côté toutes les objections humaines et venir au Seigneur qui a eu pitié de nous tous afin de recevoir le don de la grâce de Dieu. Je voudrais lire le verset bien connu de tous tiré de la première épître aux Corinthiens chapitre 1 — nous sommes probablement tous issus de certaines paroisses, communautés religieuses, communautés religieuses libres où nous avons lu les saintes Écritures — 1 Corinthiens chapitre 1 verset 18 :
« Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu ».
La même chose a deux effets différents : Pour le croyant, la Parole de la croix est une puissance de Dieu ; pour le non-croyant, tout cela est un scandale, une offense, il ne sait pas quoi en faire. Mes amis, aujourd’hui cela doit changer dans notre cœur. Aujourd’hui la Parole de la croix doit pénétrer dans nos cœurs comme une réalité vivante, aujourd’hui Golgotha doit nous être présenté comme si nous étions tout près et que nous regardions notre Seigneur cloué sur la croix les mains et les pieds, comment est-ce que la croix a été dressée avec Lui, comment est-ce qu’Il a été raillé et moqué. Aujourd’hui Jésus-Christ, le Fils de Dieu, qui a donné Son sang et Sa vie pour nous, doit Se tenir sous nos yeux comme si nous étions tout près et assistions à tout cela, car cela s’est produit pour toi et pour moi, cela s’est produit pour nous.
Et répétons-le encore une fois : non pas pour célébrer ce jour, mais pour vivre ce que Dieu nous a accordé dans l’histoire du salut par le sacrifice unique de Golgotha. La réconciliation avec Dieu, le pardon de toutes nos fautes et péchés, la vie éternelle par la foi en Jésus-Christ notre Seigneur. Nous n’avons besoin de rien d’autre pour être sauvés. La parole ici est la suivante, au verset 18 :
« Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ».
Cher cœur, si cette Parole de la croix, l’Évangile de Jésus-Christ, ne t’a rien dit jusqu’à aujourd’hui, n’avait rien à te dire, alors que ce soit en cette heure ! Que la grâce de Dieu te submerge, l’heure où les cœurs s’ouvrent, l’heure où nous trouvons la paix avec Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur. Verset 18 : « Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ».
Je ne veux pas dire qu’il existe des personnes qui souhaitent délibérément périr, mais je pense devoir dire que beaucoup de gens empruntent différentes voies, en pensant qu’elles mènent au but, qu’elles mènent à la béatitude. Et alors il faut dire clairement qu’il n’y a en réalité qu’un seul chemin, qu’une seule vérité, qu’une seule vie. Il n’y en a qu’un seul qui a pu dire de Lui-même : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Nous devons venir à notre Seigneur si nous voulons avoir part à ce salut, à cette rédemption divine.
« Une folie pour ceux qui sont perdus » est le deuxième groupe. Là, il est dit concernant ce groupe : « Pour nous qui sommes sauvés, c’est une puissance de Dieu ». Quelqu’un pourrait dire : « Je connais mes faiblesses, mes échecs, comment cela va-t-il se passer si je consacre ma vie au Seigneur ? Comment puis-je mener une vie qui Lui soit agréable ? ». Puis-je relire ceci et me référer également au passage lu précédemment ? 2 Corinthiens 5 verset 18 : « Mais tout cela est l’œuvre de Dieu ». L’œuvre de Dieu. Ce n’est pas ton œuvre ni la mienne, ce n’est pas ton effort ni la mienne, mais l’œuvre de rédemption accomplie sur la croix à Golgotha. Et c’est par la proclamation de la Parole de Dieu que ce que Dieu a fait est révélé aux hommes, est apporté aux hommes. C’est une bonne nouvelle, un message de salut, l’Évangile de Jésus-Christ notre Seigneur. Verset 18 : « Mais pour nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu ». Nous devons vivre la Parole de la croix. Ce qui s’est passé sur la croix, nous devons le vivre comme une puissance de Dieu. Je voudrais également lire un passage du chapitre 1 de l’épître aux Romains, le verset 16. Romains chapitre 1 verset 16 :
« Car je n'ai point honte de l'Évangile (du message du salut) : c'est la puissance de Dieu ». Avez-vous entendu ? « Car je n'ai point honte du message du salut : c'est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec, parce qu'en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi ; selon qu'il est écrit : Le juste vivra par la foi ».
Quelles merveilleuses paroles de l’Écriture sainte ! L’Évangile de Jésus-Christ est une puissance de Dieu pour ceux qui croient, une puissance que Dieu révèle dans notre vie, une puissance dont nous avons besoin pour pouvoir servir et suivre le Seigneur, pour être arrachés de tout ce qui est mondain afin de pouvoir alors servir notre Seigneur de la bonne manière. Je voudrais poursuivre la lecture dans l’évangile de Matthieu afin de nous rappeler précisément ce qui s’est passé ce jour-là. Matthieu chapitre 27 verset 45 :
« Depuis la sixième heure jusqu'à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Et vers la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? c'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »
Voilà pour l’instant. Ici on nous montre que l’Agneau de Dieu a pris notre place, car nous étions ceux qui étaient séparés de Dieu, ceux qui étaient abandonnés par Dieu. Ici, Jésus-Christ en tant que Rédempteur, a pris la place de ceux qui devaient être rachetés. Il a crié ton cri et le mien, car le péché de toute l’humanité a été placé sur Lui comme l’a dit le prophète Ésaïe au chapitre 53 : « Il a été blessé pour nos péchés, brisé pour nos transgressions, le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui, et c’est par Ses meurtrissures que nous sommes guéris ». Au moment où s’accomplit ce que Jean-Baptiste avait dit : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde », au moment où le péché du monde entier a été mis sur l’Agneau de Dieu, Il a crié à la place de ceux qui étaient séparés de Dieu à cause du péché : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ».
Et je voudrais dire ici quelque chose qui me touche profondément. Il y a des gens qui n’ont pas encore ressenti, qui n’ont pas encore fait l’expérience de l’abandon de Dieu, et ce sont ceux qui sont encore morts dans leurs péchés et leurs transgressions. Au moment où l’Esprit de Dieu vient sur l’homme par la proclamation de l’Évangile, il se rend compte qu’il est abandonné par Dieu, qu’il est en fait perdu, et il comprend fondamentalement où il en est et où il va dans cet état, et c’est à ce moment-là seulement que le cri devient grand.
Quand j’étais jeune, je pensais que le monde s’ouvrait à moi. Je n’avais aucune conscience du péché, encore moins penser que j’avais besoin d’un Sauveur ! Pourquoi donc ? Je n’ai tué personne ni commis d’autres actes répréhensibles ! Mais lorsque la Parole m’a interpellé, la main du Seigneur S’est effectivement posée sur moi, et j’ai vu et reconnu ma séparation d’avec Dieu, ma perdition, mon état désespéré ; mais alors les larmes ont coulé, je n’ai pas honte de l’avouer ouvertement ici.
Au moment où l’homme est réveillé par la proclamation de la Parole et ne reste plus dans le péché et la transgression, Dieu commence alors à le secouer et à le réveiller. Et tout d’abord, lorsque l’homme sort de son sommeil de péché dans lequel chacun se trouve naturellement, lorsqu’il se réveille, lorsqu’il est éveillé, il reconnaît soudain : « Je ne suis pas du tout un enfant de Dieu, je ne suis pas encore sauvé, je suis encore séparé de Dieu ». Et je vous le dis alors, c’est à ce moment-là que l’Esprit de Dieu vient sur l’homme d’une manière si puissante qu’il est tellement saisi et bouleversé intérieurement qu’il s’écrie : « Seigneur ! Sauve mon âme, pardonne ma faute et mon péché ! Accorde-moi la réconciliation que Tu as apportée à l’humanité à Golgotha ».
Tant que l’homme est encore dans un état spirituel mort, on ne remarque rien. Les uns attendent alors l’extrême onction et les autres peut-être le dernier souper du Seigneur afin d’apaiser leur conscience avant de passer de l’autre côté dans l’au-delà. Mais laissez-moi être clair : seul le Sauveur peut sauver et le pardon ne s’obtient que par la foi en Jésus-Christ notre Seigneur. Et l’homme doit être sauvé avant de quitter cette terre. Celui qui passe de ce monde à l’éternité sans être sauvé arrivera de l’autre côté sans être sauvé. La Parole de la croix est devenue pour nous une puissance divine, une puissance de Dieu.
Nous avons décrit ici une situation : il fit sombre de la sixième à la neuvième heure. Cela me rappelle Genèse 1 : « Et les ténèbres couvraient l’étendue de l’eau. Mais alors Dieu dit : que la lumière soit et la lumière fut ». Ici, Dieu a voulu illustrer que toute l’humanité est maintenue dans l’obscurité, dans les ténèbres, et puis vint ce cri de victoire : « Tout est accompli ! », et alors la lumière fut, le voile du temple se déchira de haut en bas : Cela devait signifier que le chemin vers Dieu, le chemin vers le lieu très saint était désormais libre. Chers amis, Dieu a tendu à l’humanité la main de réconciliation ici sur cette terre. Là-bas, sur la colline de Golgotha, à quelques mètres des remparts de Jérusalem, notre Seigneur a versé Son sang et donné Sa vie afin que nous puissions être sauvés.
Une personne sur laquelle l’Esprit descend se reconnaît comme perdue, et s’écrie en vérité : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Et alors nous savons exactement pourquoi cela s’est produit : le péché a en effet envahi tous les hommes, non seulement les effets du péché sous leurs formes les plus diverses, mais aussi le péché de l’incrédulité. Les hommes ne peuvent plus croire comme le dit l’Écriture, chacun croit ce qu’il veut croire sans se rendre compte que cela n’a aucune valeur devant Dieu. Verset 45 : « Depuis la sixième heure jusqu'à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre », puis vint le cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ».
Ceux qui ont écouté attentivement auront remarqué que nous avons lu dans 2 Corinthiens chapitre 5 verset 19 que Dieu était en Christ réconciliant le monde avec Lui-même. Ici nous lisons : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi M’as-Tu abandonné ? ». Que s’est-il réellement passé ? Les deux sont vrais : Au moment où le péché de toute l’humanité a été placé sur Lui et où Il a été crucifié et où Il a dû donner Sa vie pour nous, l’une des deux phrases s’est avérée : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi M’as-Tu abandonné ? ». Mais l’instant d’après, lorsque la lance du soldat romain a transpercé Son côté et que le sang divin précieux et saint S’est écoulé, Dieu a accordé la réconciliation et le pardon à l’humanité. Les deux sur la croix : Le premier état, l’abandon par Dieu, et le second état, la réconciliation avec Dieu. Bien-aimés, c’est un fait historique du salut. Il ne s’agit pas ici d’une théorie sur ce qui pourrait être, mais de ce qui était, est et sera. Avec Dieu il n’y a pas de « cela pourrait être », avec Dieu c’est comme Il l’a dit et comme Il l’a fait. Nous avons été réconciliés avec Dieu.
Permettez-moi de lire un passage de l’Évangile selon Marc. J’ai délibérément choisi de lire différents évangiles afin de souligner de manière particulière ce qui s’est passé. Je lis ici le passage de Marc chapitre 15 à partir du verset 36 :
« Et l'un d'eux courut imbiber une éponge de vinaigre, et, l'ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire, en disant : Laissez, voyons si Elie viendra le descendre ».
Vous savez ce qui s’est passé auparavant. Verset 37 :
« Mais Jésus, ayant poussé un grand cri, et rendit l’esprit ».
Je lis dans l’Évangile de Luc chapitre 23 verset 39 :
« L'un des malfaiteurs crucifiés l'injuriait, disant : N'es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous ! Mais l'autre le reprenait, et disait : Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c'est justice, car nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n'a rien fait de mal. Et il dit à Jésus : Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis ».
Mes amis, tout est réalité : Le ciel et la terre, la vie et la mort, la lumière et les ténèbres, le temps et l’éternité, tout est réalité. Il y a bien sûr ceux qui se font célébrer par le peuple comme des philosophes et qui disent simplement : « Est-ce que quelqu’un est déjà revenu pour nous dire à quoi cela ressemble là-bas ? » Mais chers amis, Il est revenu et Son témoignage est vrai. Si cela n’avait été qu’un simple Lazare, nous aurions peut-être cru ce qu’il disait ou peut-être pas, mais ce n’était nul autre que Jésus-Christ notre Seigneur Lui-même qui est descendu et est revenu le troisième jour, qui est ressuscité et a pu dire : « J’étais mort, mais voici je suis vivant pour toute l’éternité ». Ce ne sont pas des histoires inventées ! Le ciel est une réalité, l’enfer est une réalité, la vie éternelle est une réalité, Dieu est une réalité, le diable est une réalité. Tout est tel que cela nous a été rapporté et transmis dans la Bible.
On nous montre ici le premier homme qui a invoqué le Seigneur pour être sauvé. Celui qui souhaite obtenir le pardon de ses fautes et de ses péchés, il ne peut pas simplement venir et dire : « Bonjour cher Dieu ! Me voici », mais il doit invoquer le nom du Seigneur, il doit reconnaître l’état de perdition dans lequel il se trouve et sa condamnation, comme cet homme l’a reconnu et l’a dit : « Nous sommes tous deux condamnés à juste titre, nous recevons ce que nos actes nous ont valus, mais Celui-ci n’a rien fait de mal ».
Nous sommes tous coupables, nous sommes nés pécheurs dans ce monde et séparés de Dieu. Comme je l’ai déjà dit, il n’existe aucun acte religieux qui puisse nous unir à Dieu. Seul ce que Dieu a fait compte dans le royaume de Dieu. On ne saurait trop insister sur l’importance du vendredi saint dans l’histoire du salut. C’est le jour du salut qui a commencé ce jour-là, le jour de la réconciliation de Dieu avec l’humanité. Et comme cela a été préfiguré dans l’Ancien Testament, dans Lévitique chapitre 23, à propos du grand jour de la réconciliation, de l’année jubilaire, notre Seigneur l’a également lu dans Luc chapitre 4 et l’a mis en évidence en disant : « C’est l’année de grâce du Seigneur », et Il a dit : « En ce jour, cette Écriture est accomplie sous nos yeux ».
Que veut Dieu ? Dieu veut faire des enfants de Dieu éternels à partir d’enfants humains temporels. Et, pour pouvoir vivre éternellement, nous devons avoir la vie éternelle de notre vivant ici sur la terre. Car seul celui qui a la vie éternelle peut vivre éternellement, tout comme seul celui qui a reçu la vie temporelle peut vivre temporellement. Pour pouvoir avoir la vie temporelle, nous devons être nés dans ce monde et respirer profondément pour que cela fonctionne. C’est ainsi que cela se passe d’un point de vue spirituel : nous devons naître dans le royaume de Dieu, notre âme doit respirer profondément et absorber la vie divine en elle. Jésus notre Seigneur a dit dans l’évangile de Jean au chapitre 3 au verset 6 : « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’esprit est esprit. Ne t’étonne pas », dit-Il, et Il souligne et insiste, « que je t’aie dit que vous devez naître de nouveau, sinon vous ne pouvez voir le royaume de Dieu ».
Je suis tenu devant Dieu et ma conscience de dire la pure vérité aux hommes ; et la pure vérité est qu’il existe deux voies différentes, comme nous le montre le Seigneur Lui-même dans Matthieu 7 verset 14 : « Un chemin large qui mène à la perdition et nombreux sont ceux qui le suivent ; une porte étroite et un chemin étroit qui mènent à la vie et rares sont ceux qui trouvent cette porte étroite ». Et c’est pourquoi le Seigneur dit juste après : « Entrez par la porte étroite ». Il le dit à l’avance, Il peut le dire après : « Entrez par la porte étroite ».
Une fois de plus, nous voyons que ce n’est pas un acte religieux qui compte, mais que l’action de Dieu Lui-même commence là où un homme s’ouvre à Lui, écoute Sa Parole, accepte le message de salut de Jésus-Christ et croit au Seigneur. Les choses divines ne nous sont accessibles en effet que par la foi. Avec notre tête nous argumenterions toujours, mais avec notre cœur nous pouvons croire, et avec notre bouche nous pouvons confesser ce que nous croyons du fond du cœur. Et c’est ainsi qu’il est écrit dans le chapitre 10 verset 17 de l’épître aux Romains : « La foi vient de la prédication ».
Mes chers amis, j’ai beaucoup voyagé, j’ai visité plus de cent pays, j’ai vu beaucoup de gens, leurs religions, leurs cultures etc. et tout cela m’a fait prendre conscience d’une chose très importante. J’ai vu des dieux et des déesses, le dieu endormi auquel on faisait des offrandes pour que le conducteur ne s’endorme pas au volant, j’ai vu beaucoup de choses, le temple d’or à Amritsar en Inde où il y avait beaucoup de troubles, j’ai vu les cinq continents, y compris l’Union soviétique et la Chine, j’ai vu beaucoup de choses, j’ai aussi vu que les gens ont un désir : les gens cherchent, il y a quelque chose en eux, ils veulent adorer mais ils le font de manière erronée.
Et puis, j’ai parlé une fois dans la capitale du Pakistan, à Islamabad, et il y avait beaucoup de musulmans et ils ont beaucoup de mal à croire, car ils pensent que nous croyons en trois dieux au lieu d’un seul. Ils ne comprennent pas que le Dieu unique S’est révélé dans le ciel comme Père, sur la terre dans le Fils, et en nous par le Saint-Esprit, mais que c’est le même Dieu. Ils croient seulement en Dieu et en leur prophète, Mahomet. J’ai alors crié à la foule que Dieu est un Dieu véritable, mais qu’Il ne peut être trouvé que là où Il S’est révélé personnellement.
Et je voudrais que vous preniez cette explication très à cœur et que vous y réfléchissiez : Ce n’est que là où Dieu S’est révélé à l’humanité et a fait connaître Son nom et a révélé Sa volonté, ce n’est que là que nous pouvons rencontrer Dieu, reconnaître Sa volonté et accepter Sa révélation ; et ce n’était pas dans un endroit quelconque déterminé par les hommes. C’était uniquement en Jésus-Christ notre Seigneur que cette révélation a eu lieu. J’ai vu des gens qui regardent vers le ciel, qui adorent le soleil et d’autres choses encore, d’autres qui vont dans la nature. Tout cela est très bien. Dieu est le créateur de l’univers tout entier, toute vie jaillit de Lui, Il l’a appelée à l’existence. Mais il ne s’agit pas ici de la création. Il s’agit ici du salut, de la rédemption. Et si j’ai besoin de salut, je dois m’adresser au Sauveur. Et si j’ai besoin d’être sauvé je dois m’adresser au Sauveur. Si j’ai besoin de rédemption je dois m’adresser au Rédempteur, et si je suis malade je ne vais pas chez le garagiste mais chez le médecin. Avons-nous bien compris cela ? Nous devons nous tourner vers celui qui peut régler le problème qui nous préoccupe.
Et lorsqu’il s’agit de régler notre relation avec Dieu et de devenir de véritables enfants de Dieu, nous ne pouvons pas nous adresser à des hommes, ni même à des institutions chrétiennes, mais nous devons nous adresser à Jésus-Christ. Et je vais vous dire pourquoi. Nous voyons aujourd’hui dans le christianisme plus de trois cent confessions différentes, toutes représentées au Conseil œcuménique des communautés religieuses, plus de trois cent ! Mais il n’y a qu’un seul Dieu, qu’une seule Bible, un seul salut, une seule vérité, une seule vie éternelle, il n’existe qu’un seul chemin, qu’une seule vérité. Tout n’existe qu’au singulier. Les hommes en ont fait tout un plat et ont égaré les masses au lieu de les diriger vers le Christ, de leur montrer le chemin vers Lui et de les conduire à Lui. On leur a montré tant de chemins différents. Mais notre tâche est de montrer aux hommes le droit chemin en toute humilité.
Il y a une parole magnifique dans le prophète Jérémie qui dit : « Regardez et recherchez les jours d’autrefois, quel est le bon chemin du salut, et marchez-y ». Jérémie 6 verset 16. Nous devons trouver le chemin de Dieu, le chemin du salut, et ensuite le suivre. Ici, on nous montre que le premier homme sauvé le fut au moment de sa mort. Alors que Jésus mourait, cet homme l’a invoqué et Lui a dit : « Souviens-Toi de moi, quand Tu viendras dans Ton règne », et la réponse fut très brève mais très bonne : « Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec Moi dans le paradis ». Ici s’accomplit la parole de l’Écriture du prophète Joël telle que Pierre la cite dans son premier sermon à la Pentecôte : « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé ». Voici le premier qui a invoqué le nom du Seigneur dans la Nouvelle Alliance, et il a été sauvé ! Il a pu entrer directement au paradis avec le Seigneur. Dans l’évangile selon Jean au chapitre 19, je lis encore les versets 28 à 30 :
« Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l'Écriture soit accomplie… ».
J’aime toujours lire dans le Nouveau Testament : « afin que l’Écriture fût accomplie », et ici le mot « entièrement accompli » :
« …afin que l'Écriture soit entièrement accomplie : J'ai soif. Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l'ayant fixée à une branche d'hysope, ils l'approchèrent de sa bouche. Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l'esprit ».
Ces paroles « Tout est accompli », signifient tout. Ce ne sont pas que des paroles. C’est ici que s’est accompli l’acte salvateur de Dieu sur la terre ; la dette a été payée, le péché pardonné, la grâce de Dieu, le salut de Dieu a été donné à l’humanité. Désormais personne ne doit plus se perdre. Le chemin est libre. L’innocent a pris la place des coupables, Il a été fait péché pour nous afin que nous puissions participer à la justice de Dieu en Lui.
Mesdames et messieurs, chers frères et sœurs en Jésus-Christ notre Seigneur, nous serons tous bientôt dans l’éternité, que nous soyons jeunes ou vieux. J’ose dire, au vu des signes des temps, que nous sommes proches du retour de Jésus-Christ, et je ne me laisse pas décourager par ceux qui disent : « Oui, on dit, on croit et on attend cela depuis longtemps ! », mais c’est précisément à notre époque que la prophétie biblique s’accomplit sous nos yeux. Et notre Seigneur dit dans Matthieu 24, dans Luc 21 et ailleurs : « Quand vous verrez que ces choses commencent à arriver, redressez-vous et levez la tête car votre rédemption est proche ». Croyez-le, nous sommes maintenant proches du retour de Jésus-Christ notre Seigneur.
Ce jour-là, Matthieu 25 verset 10 s’accomplira. Il est dit que les vierges qui étaient prêtes entrèrent avec l’Époux dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Et dehors, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Une fois encore les gens diront peut-être : « Oui, si Dieu est un Dieu d’amour, comment peut-Il permettre que de terribles jugements et catastrophes s’abattent sur l’humanité ? ». Avez-vous déjà pensé au fait que les gens ne pensent pas du tout à Dieu quand tout va bien ? Ils disent même que Dieu n’existe pas. Mais quand une tragédie, quand une catastrophe survient, alors tout d’un coup, Dieu aurait dû l’empêcher, n’est-ce pas, même s’Il n’existe pas pour eux, n’est-ce pas. Il y a suffisamment de gens qui le déclarent inexistant.
Mes chers amis, qu’est-ce qui importe maintenant ? Dieu a établi une relation avec nous, Il a couvert Marie de Son ombre, et Celui qu’elle a enfanté a été conçu par le Saint-Esprit. En Jésus-Christ il y avait la vie divine et le sang divin, Il n’était ni Juif ni païen. Il était Dieu révélé sous forme humaine, Il était notre Sauveur et notre Rédempteur. Dans le saint sang de Dieu, il y avait la vie sainte de Dieu. Lorsque le sang a été versé, la vie divine a été libérée afin de revenir en tant que vie divine en tous ceux qui seraient rachetés par le sang. C’est pourquoi il est également écrit que : « En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ».
Il y a tout simplement aussi ceux qui ne considèrent pas le plan de salut de Dieu avec des yeux divins. Comme je l’ai déjà dit, ils le considèrent comme une science, ils y réfléchissent. Quand on lit les ouvrages de certains professeurs, on se sent un peu différent. Ils ont essayé de comprendre Dieu, les révélations de Dieu, le plan de Dieu, tout en quelque sorte avec leur intelligence. Et cela n’est tout simplement pas possible. Nous ne pouvons pas expliquer Dieu, mais nous pouvons Le vivre, L’expérimenter. Nous ne pouvons pas voir Dieu, mais nous pouvons L’aimer de tout notre cœur et de toute notre âme.
Et puis viendra le jour où s’accomplira ce qui est écrit dans le sermon sur la montagne : « Bénis ceux qui ont le cœur pur car ils verront Dieu ». Il existe de magnifiques passages bibliques qui ne trompent pas. Nous savons pertinemment que la Parole de Dieu est vraie. Même si les critiques affirment que tout n’est pas comparable, même si les évangiles diffèrent légèrement les uns des autres dans leur structure, l’un rapportant davantage cet événement, l’autre davantage tel autre, lorsqu’on les rassemble, ils forment un tout, un tout harmonieux. Mais ceux qui abordent la question avec leur tête partent d’un point de vue erroné et se perdent alors dans des arguments qui ne mènent nulle part.
Aujourd’hui, en ce jour, la signification de ce qui s’est passé sur la croix à Golgotha dans l’histoire du salut doit nous être rappelée et si possible être gravée dans nos cœurs. Notre Rédempteur est né et est venu dans ce monde dans ce but et a pris forme humaine afin de payer le prix du salut en prenant la place de toute l’humanité. Chacun de nous doit l’accepter pour soi-même de manière tout à fait personnelle. « À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ». Je souhaite vraiment qu’aujourd’hui, tous, sans exception, jeunes et vieux, se souviennent de cet événement qui s’est produit il y a près de deux mille ans sur cette colline de Golgotha là-bas appelée lieu du crâne.
Dans un chœur nous chantons : « Glorieux Golgotha ». Nous ne faisons pas référence au lieu où cela s’est produit, mais à ce qui s’y est passé : Notre Rédempteur était suspendu entre le ciel et la terre, et Il a dit : « Quand Je serai élevé de la terre, J’attirerai tous les enfants de Dieu vers Moi » et Il dit encore aujourd’hui : « Celui qui vient à Moi, Je ne le rejetterai pas ». Dieu a tendu à l’humanité la main de la réconciliation en Jésus-Christ notre Seigneur. Le mur de séparation a été abattu. C’est pourquoi le salut devait s’accomplir en quelqu’un qui était à la fois Dieu et homme, afin de représenter d’une part Dieu et d’autre part l’humanité.
Dans Son Esprit, notre Sauveur était Dieu, le Seigneur. Il pouvait dire : « Avant qu’Abraham fût, Je Suis ». Mais dans Sa chair Il était né, emmailloté, couché dans une crèche. D’un point de vue terrestre, Il avait un commencement. D’un point de vue divin, Il est d’éternité en éternité. « Au commencement était la Parole » avant de devenir chair, Il était la Parole, et la Parole était avec Dieu et Dieu était la Parole. Elle est devenue chair et a habité parmi nous. Jésus-Christ était Emmanuel, Dieu avec nous. D’un point de vue terrestre Il était homme : Il mangeait, Il buvait, Il était fatigué et dormait, et Ses gestes étaient ceux d’un homme. Mais Il était plus qu’un homme : Il pouvait prendre quelques pains, les rompre, les rompre et les rompre encore, et voici que Ses mains restaient remplies de pains. Il l’a rompu et Il l’a distribué, et cela s’est multiplié entre Ses mains.
Mes chers amis, pour moi la leçon à en tirer est que nous devons nous remettre entre Ses mains si nous voulons que quelque chose se passe, nous devons nous confier au Seigneur et dire : « Me voici, tel que je suis je viens, accepte-moi » et puis nous L’entendons dire : « Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et Je vous donnerai du repos. Je vous donnerai le repos pour vos âmes ». Aujourd’hui, je voudrais voir tous ceux qui n’ont pas encore consciemment fait l’expérience personnelle de la grâce de Dieu, être plongés dans une sainte agitation puis entrer dans la sainte paix de Dieu, dans le repos de Dieu. L’homme doit d’abord être plongé dans la détresse, dans l’agitation et reconnaître son état de perdition, de séparation d’avec Dieu, puis crier vers Dieu dans cet état : « Seigneur ! Aie pitié de moi, reçois-moi, moi pécheur, avec miséricorde. Pardonne-moi toutes mes fautes, lave-moi, purifie-moi, sanctifie-moi. Accueille-moi, fais de moi un enfant de Dieu. Accorde-moi le pardon et la vie éternelle ». C’est ce que Dieu veut faire aujourd’hui.
Ici, le criminel sur la croix a invoqué le Seigneur à la dernière minute et il a été exaucé, il a pu entrer au paradis avec le Seigneur. Puis-je demander aujourd’hui s’il y a parmi nous quelqu’un qui ne se poserait aucune question s’il ouvrait les yeux en bas quand tout serait trop tard ? Quel tumulte ! Quels cris ! Combien de reproches se feront les gens qui n’ont pas accepté l’offre de grâce de Dieu mais l’ont rejetée ! Ceux qui pensaient qu’il est encore temps : « Je suis encore jeune » ou « Que diront les gens ? ». Les excuses sont diverses, mais les saintes Écritures disent : « Aujourd’hui, si vous entendez Sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs ». Aujourd’hui, aujourd’hui. Le aujourd’hui t’appartient, Dieu te l’a donné. Demain est entre les mains de Dieu. Tu peux te coucher aujourd’hui, personne ne sait si tu te lèveras demain. Beaucoup se sont déjà couchés et ne se sont pas relevés.
Le Seigneur veut que chacun, vraiment chacun, fasse l’expérience de Dieu aujourd’hui, fasse l’expérience de la grâce de Dieu, reçoive le pardon, le pardon de toutes ses fautes et de tous ses péchés, et comprenne ce qui s’est passé dans l’histoire du salut. Cela ne va pas se produire. C’est déjà accompli, c’est fait, c’est arrivé, Dieu est réconcilié avec l’humanité, la culpabilité et le péché ont été effacés. Seule l’incrédulité te fera chuter, t’amènera en bas. C’est pourquoi il est écrit : « Jésus dit : Si vous ne croyez pas que Je le suis, vous mourrez dans vos péchés ». Il n’y a qu’un seul Sauveur, qu’un seul salut, qu’une seule rédemption que Dieu nous a donnée par grâce en Christ.
C’est ce que signifie Golgotha. Ce n’est pas un jour à célébrer peut-être même avec des processions et tout le tralala. Dieu ne veut pas que nous passions à côté de l’essentiel avec beaucoup de fêtes et de tapage. Dieu veut que nous sortions de toutes les futilités et que nous nous voyions face au Crucifié, et que nous reconnaissions : « Oh mon Dieu ! Cela s’est produit à cause de moi, pour moi. Ma faute, mon péché, mon abandon par Dieu ont été placés sur l’Agneau de Dieu. Oh Seigneur ! Tu m’as tant aimé que Tu as ôté ma faute, que Tu as pris ma condamnation sur Toi ! Ce qui aurait dû m’arriver, Tu l’as enduré ». C’est nous qui aurions dû descendre, mais c’est Lui qui est descendu dans les endroits inférieurs de la terre ; c’est nous qui aurions dû mourir séparés de Dieu, mais c’est Lui qui a pris notre place et qui est mort pour nous afin de nous offrir la vie éternelle par grâce.
Il existe –je tiens à le mentionner– une conception selon laquelle lorsque l’homme passe du temps à l’éternité, il obtient la vie éternelle pendant ce passage. Ce n’est pas vrai. Celui qui croit au Fils de Dieu a la vie éternelle déjà maintenant sur la terre et celui qui ne croit pas en Lui n’a pas la vie. Combien de passages bibliques pourraient être cités à ce sujet ! Hébreux 9 verset 27 : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement ». Entre temps rien ne change. Celui qui quitte cette terre en étant perdu, sera également perdu pour l’éternité. Celui qui quitte cette terre en tant que réconcilié avec Dieu, pardonné par Dieu, enfant de Dieu, ne fait que changer de lieu de résidence. Il passe du temps à l’éternité, de la vallée des larmes à la salle de la joie pour y être avec le Seigneur pour toujours.
Mes chers amis, c’est la réalité divine. Ce n’est pas une histoire de science-fiction. C’est la réalité divine et éternelle. « Dieu était en Christ et a réconcilié avec Lui-même », le monde dont vous et moi faisons partie, dont nous sommes une partie. Il ne nous a pas imputé notre faute et nous a tout pardonné par grâce. C’est là le sens du vendredi saint, Golgotha comme acte dans l’histoire du salut de Dieu pour l’humanité tout entière à travers la proclamation de l’Évangile.
Et « Évangile » du grec signifie bonne nouvelle, un message merveilleux d’amour, de grâce, de pardon et de salut. Une chanson dit : « Message pour toi, message pour moi, message pour nous tous ». Et ce qui est beau c’est que c’est vrai, que ce message est vrai, que Dieu tient parole et accomplit ce qu’Il a promis. Je pense que par Sa vie, Sa mort et Sa résurrection, notre Seigneur a prouvé que ce qu’Il disait était vrai. Et comme le dit l’Écriture sainte, une alliance ou un testament devient juridiquement valable, entre en vigueur au moment du décès. C’est ce qui s’est passé sur la croix à Golgotha. Notre Seigneur avait dit : « Ceci est le sang, le sang de la nouvelle alliance versé pour beaucoup en rémission des péchés ».
Cher cœur, accepte cela, accepte cela aujourd’hui sans aucun doute. Nous pouvons tous douter des hommes, de toi-même, de moi, ce n’est pas grave, mais s’il te plaît, ne doute pas de Dieu et de la Parole de Dieu. Tout ce qui vient de Dieu est crédible. Plutôt le ciel s’effondrera que Sa Parole me trompe ! Le ciel et la terre passeront, mais les paroles de Dieu demeurent éternellement. Et si toi et moi voulons être éternellement avec Dieu dans la gloire, alors nous devons déjà maintenant l’accepter ici comme un don de grâce.
Pour conclure, j’aimerais relire ce magnifique passage de l’Ancien Testament que nous avons lu récemment quelque part. Il me revient en mémoire. Et je pense que vous verrez à partir de celui-ci comment déjà, dans l’Ancien Testament, les hommes de Dieu ont placé leur espérance dans le Seigneur et ont ensuite vu s’accomplir ce qu’Il avait promis. Je veux parler du passage tiré du livre de Job chapitre 19 puis également du chapitre 33. Deux passages en bref. Job 19 : 23 :
« Oh ! je voudrais que mes paroles soient écrites, Qu'elles soient écrites dans un livre ; je voudrais qu'avec un burin de fer et avec du plomb elles soient pour toujours gravées dans le roc. Mais je sais que mon Rédempteur est vivant, et qu'il se lèvera le dernier sur la terre. Quand ma peau sera détruite, il se lèvera ; après que ma peau aura été détruite, moi-même je verrai Dieu. Je le verrai pour mon salut, mes yeux le verront, et non plus comme un étranger, celui pour qui mon cœur se consume dans ma poitrine ».
En particulier cette parole précieuse, cette déclaration : « Mais moi je sais que mon Rédempteur est vivant ». Celui qui ne peut pas encore le dire aujourd’hui par conviction, par expérience avec Dieu, cela doit se passer chez lui aujourd’hui, qu’il puisse le dire aujourd’hui. Cela peut t’arriver, et si vous y croyez, cela arrivera. Nous trouvons dans Job 33 une parole qui devrait être réconfortante pour nous qui sommes déjà d’un âge avancé. C’est dans Job 33 verset 23 :
« S’il y a pour lui un ange, un intercesseur, un seul d’entre les mille pour rendre témoignage à l’homme de sa justice ». Remarquez ici les termes « intercesseur », « un seul parmi mille pour témoigner à l’homme de sa justice ». verset 24 : « Et que celui-ci ait pitié de lui et dise à Dieu : Libère-le, qu’il ne descende pas dans la fosse ; j’ai trouvé une expiation ! ».
Sur la croix à Golgotha, Dieu a trouvé une expiation, d’où le message : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu, soyez réconciliés avec Dieu ! ». Dieu nous a confié la parole de la réconciliation et nous appelons l’humanité réconciliée avec Dieu. Laissez-vous réconcilier avec Dieu. Du côté de Dieu, cette réconciliation a eu lieu. De ton côté, tu dois l’accepter dans la foi et confirmer ainsi cette œuvre de la rédemption, comme c’est le cas avec une alliance ou un contrat. Il est écrit ensuite au verset 25 :
« Son corps regorge à nouveau de la force de la jeunesse, de sorte qu’il est ramené aux jours de sa jeunesse ».
Cela peut être nouveau pour certains d’entre nous, mais dans la perfection, dans l’achèvement, lors du retour de Jésus-Christ, lorsque la mortalité revêtira l’immortalité et que la corruptibilité revêtira l’incorruptibilité, nous serons alors ramenés à la fleur de notre jeunesse. Dans la gloire il n’y aura personne qui marchera avec des béquilles, personne qui errera aveugle, personne qui sera sourd ou muet, personne qui souffrira de démence. Toutes ces choses n’existeront plus. Être ramené à la jeunesse éternelle et être avec le Seigneur pour toujours, telle est la promesse divine. C’est cela la rédemption : non seulement le pardon des péchés, mais aussi, pour l’éternité, il n’y aura plus aucune trace de péché, de maladie, de détresse ou de mort. Ce qui était auparavant sera révolu. Voici, Dieu fait toutes choses nouvelles. Et Il commence dans notre cœur et dans notre vie.
Il ne reste plus que la fin de ce verset 25 : « Son corps retrouve alors toute sa vigueur de jeunesse de sorte qu’il est ramené aux jours de sa jeunesse ». Les jeunes ne peuvent pas encore tout à fait comprendre cela, mais nous savons ce que cela signifie. Puis il est dit au verset 26 :
« Il prie Dieu et celui-ci l’accueille favorablement, lui fait voir sa face au milieu des cris de joie et rend à l’homme sa justice ».
Il ne nous a pas imputé nos fautes, Il nous rend la justice divine et nous pouvons nous présenter devant Sa face dans la joie avec des cris de joie. Et ensuite, il dit ici au verset 27 :
« Il chante devant le peuple et confesse : J’avais péché, j’avais perverti la justice, mais je n’ai pas été puni comme je le méritais ; Dieu a racheté mon âme afin qu’elle ne descende pas dans la fosse et que ma vie se réjouisse à la vue de la lumière ».
Je voudrais résumer une fois encore ce que signifient ces jours du vendredi saint au dimanche de Pâques dans l’histoire du salut. Le salut devait être accompli par Dieu sur cette terre. La rédemption devait être accomplie par Dieu sur cette terre. Cela impliquait notre réconciliation avec Dieu, notre pardon. Tout ce qui se trouvait entre nous et Dieu devait être éliminé, la séparation, le mur de séparation, l’inimitié, tout devait être ôté. Le chemin vers Dieu devait être ouvert à l’humanité, et aucun homme ne pouvait l’ouvrir, le frayer. Le Seigneur de gloire, le Roi des rois Lui-même est venu dans la chair, est devenu homme, afin de pouvoir ouvrir ce chemin à l’humanité ici sur la terre. Réconciliation totale et pardon complet, grâce, salut et vie éternelle. Plus encore que ça : vaincre la mort, nous sortir de la perdition, oui de l’enfer lui-même. Il est descendu dans les endroits inférieurs de la terre afin que nous puissions monter lors de Son retour.
Tout ce qui était nécessaire à l’histoire du salut, Dieu nous l’a donné par grâce en Jésus-Christ notre Seigneur. Il ne tient plus qu’à nous maintenant de l’accepter, d’en remercier Dieu et de le vivre réellement comme nos frères et sœurs l’ont vécu au commencement, afin que nous puissions nous aussi recevoir la certitude de la foi et dire : « Je sais que mon Rédempteur vit », que nous puissions dire : « Je sais qu’il y a eu un jour, une heure où j’ai consciemment consacré ma vie au Seigneur. Je sais qu’il y a eu une heure où j’ai expérimenté personnellement Dieu, où j’ai reçu le pardon de mes péchés et où je suis devenu un enfant de Dieu ». Comme Paul l’explique aux Romains, « Son Esprit rend témoignage à notre esprit que nous sommes devenus enfants de Dieu ».
Mes chers amis, il y aurait encore beaucoup à dire à ce sujet. Dieu a donné le salut à cette humanité qui, probablement, n’en est pas encore digne aujourd’hui, mais il faut l’accepter, il faut en faire l’expérience personnellement et ne pas se contenter de le considérer comme une simple réflexion. Aujourd’hui, aujourd’hui cela peut t’arriver, avec toi, oui avec nous tous, avec tous ceux qui n’ont pas encore expérimenté Dieu personnellement.
L’amour que Dieu a révélé en donnant Son Fils seul engendré par Lui afin que tous ceux qui croient en Lui ne périssent pas mais aient la vie éternelle, ne peut être décrit avec des mots. Dieu nous a tant aimés, si profondément, qu’Il S’est fait chair et a tout pris sur Lui pour nous racheter. Il est venu dans la chair Lui-même pour nous racheter, nous arracher de la mort, de l’enfer et faire des enfants des hommes des enfants de Dieu. Tous les autres fondateurs de religions reposent encore aujourd’hui dans leurs tombeaux, dans leurs sépultures. Jésus est ressuscité le troisième jour, Il vit ! Et comme le chante un compositeur : « Jésus vit, et moi avec Lui ! Mort où sont maintenant tes terreurs ? »
J’avais choisi un cantique que je voulais lire à haute voix : « O tête pleine de sang et de blessures, pleine de douleur et de mépris ! O tête liée pour être raillée, couronnée d’épines ! O tête autrefois si belle, ornée des plus grands honneurs, mais aujourd’hui si méprisée ! Je Te salue !
Notre Seigneur et Sauveur a été battu, raillé, on Lui a craché dessus, et puis Son côté a été ouvert et le sang nécessaire à notre rédemption a coulé. Et puis Il est entré dans le sanctuaire céleste avec Son propre sang pour accomplir une rédemption éternelle. Il l’a accomplie. Amen !