Ewald Frank
L'ASCENSION DU CHRIST : CE MÊME JÉSUS, QUI A ÉTÉ ENLEVÉ DU MILIEU DE VOUS ET EMPORTÉ AU CIEL, REVIENDRA DE LA MÊME MANIÈRE
ACTES 1 : 9 À 11
Prêché à Heilbronn le 24 mai 1990, à 15 heures 00
(Retransmis le 11 avril 2026)
Le jour d’aujourd’hui est en tout cas un jour tout à fait particulier pour nous tous. Aujourd’hui, nous commémorons la glorieuse ascension de notre Seigneur et Sauveur bien-aimé ; et je crois que, pour tous ceux qui ont expérimenté Dieu, qui L’aiment, qui croient Sa Parole et qui sont familiers avec les événements de l’histoire du salut, c’est bien là le couronnement de l’œuvre de rédemption que Dieu a accompli en Christ sur la terre.
Nous n’aborderons ce jour-ci que très brièvement le plan de Dieu pour l’humanité. On ne peut pas dire en une heure tout ce qui devrait être dit, mais nous pouvons dire aujourd’hui ici que Dieu a un plan éternel pour l’humanité, que Dieu S’est fait homme en Christ et qu’en Lui, Il a réconcilié l’humanité avec Lui-même, qu’Il a ôté le mur de séparation, la séparation, la division, l’inimitié, et qu’Il nous a donné la paix avec Lui-même par Sa grâce.
Il est toutefois nécessaire que nous acceptions ce que Dieu a préparé pour nous. Le plus grand et le plus précieux des dons ne sert à rien s’il n’est pas accepté. Ce que Dieu donne à l’humanité, ce qu’Il offre doit être accepté, doit être reçu ; et cela se produit lorsque les hommes croient simplement, puis, par la foi, s’approchent de Dieu et expérimentent Dieu. Il s’agit tout simplement de faire l’expérience dans la pratique des choses qui sont promises dans la Parole de Dieu. Qu’elles ne soient pas seulement rapportées et écrites dans la Bible, mais qu’elles deviennent une réalité divine dans notre vie personnelle.
Par exemple, lorsqu’il est écrit : « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils seul engendré par Lui, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle », alors, la foi, le mot « foi » ici doit se manifester en nous, doit être trouvé en nous, non pas en théorie. S’il est dit : « Afin que quiconque croit », il faut donc que ce mot « foi » soit trouvé en nous, il doit être trouvé en nous non pas en théorie, mais dans la pratique, que nous vivions une expérience avec Dieu où nous passons des croyances traditionnelles à une foi personnelle et vivante en Christ, en Christ comme notre Sauveur personnel, comme Celui qui est venu pour sauver et béatifier. C’est en fait par-là que tout commence.
Et comme déjà mentionné, lorsque Dieu, en Christ, a réconcilié l’humanité avec Lui-même, le sacrifice a été accompli. Il a donné Sa propre vie pour la vie de ceux qui doivent être éternellement auprès de Dieu. En réalité, c’est très simple : L’homme qui vit dans le temps est entré un jour dans ce monde, il y est né ; et un jour chaque homme doit aussi quitter ce monde. La question est simplement : où va-t-il quand il part ?
Il y a vraiment, et croyez-moi, s’il vous plaît, il y a un aller vers le haut et il y a un aller vers le bas. Il y a un aller sans Dieu et un aller avec Dieu. Il y a un départ de ce monde en tant qu’enfant de Dieu, en tant qu’être humain ayant consciemment accepté la réconciliation et il y a un départ de ce monde sans Dieu. Et il y a cette merveilleuse parole en Romains 14 verset 7 : « Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions ou que nous mourions, nous appartenons au Seigneur ». Mais, cela doit s’être réalisé dans notre vie. Il ne suffit pas que Paul raconte l’histoire de sa conversion et que nous disions simplement que cela s’est produit. Chacun de nous doit avoir une histoire personnelle de conversion comme témoignage, et pouvoir en rendre compte. Il ne s’agit pas seulement de ce qui s’est passé à l’époque. Cela doit se produire aujourd’hui, cela doit se produire avec toi, avec moi, avec nous.
Et je me suis fixé comme objectif dès l’âge de dix-huit ans, lorsque j’ai ressenti l’appel à proclamer la Parole de Dieu, de prêcher de telle sorte que je puisse rendre compte devant le Tout-Puissant au jour du jugement auprès des personnes qui ont entendu la Parole sortir de ma bouche.
Je ne suis pas ici pour condamner, mais je ne suis pas non plus ici pour dire : « Nous irons tous au ciel ! ». Il y a un chemin qui mène à la vie et il y a un chemin qui mène à la perdition. Matthieu chapitre 7, notre Seigneur l’a dit : « large est la porte, spacieux le chemin qui mènent à la perdition… étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie ». Il faut le dire aux gens, peu importe que nous soyons nés dans la meilleure famille, dans la meilleure communauté religieuse, que nous ayons le meilleur père, la meilleure mère, le meilleur foyer, la meilleure éducation, nous pouvons être les enfants, les pères et les mères les plus sages et tout ce qu’il y a de meilleur sur la terre, nous n’avons fait de mal à personne, nous n’avons volé personne ni rien fait d’autre, et nous pourrions alors penser que Dieu devrait être terriblement satisfait de nous, car après tout, nous n’avons rien fait de tout cela.
Mais le fait est, chers amis, que nous sommes déjà nés dans ce monde séparés de Dieu. Nos parents aussi, depuis Adam, tous les hommes sont nés dans ce monde séparés de Dieu. C’est pourquoi le salut, la rédemption est devenue nécessaire, afin de réconcilier avec Dieu l’humanité séparée de Dieu et égarée, d’abolir cette séparation et de nous offrir, à nous qui menons une vie temporelle, la vie éternelle. C’est pourquoi Jésus a dit dans l’évangile selon Jean : « Je suis le bon berger. Je donne sa vie pour Mes brebis » et puis Il dit : « Mes brebis écoutent ma voix, et je suis venu afin qu’elles aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance ». Il parlait de la vie éternelle.
L’autre vie, nous l’avons sans Lui. Nous l’avons reçue tout naturellement. Quand Il parle de la vie, alors nous pouvons le lire dans l’Épître de Jean : « Celui qui a le Fils de Dieu a la vie éternelle ; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie ». Dans l’évangile selon Jean 1, verset 4 : « En Lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes » et encore Jean 1 : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue, Il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à savoir à ceux qui croient en son nom ». Ce sont là des paroles très importantes qui doivent nous toucher profondément.
Et puis vient l’impératif divin, il n’y a qu’un seul impératif divin, et il se trouve dans l’évangile selon Jean au chapitre 3 : « En vérité, Je te le dis, il faut que tu naisses de nouveau ». Jean 3, versets 3 à 7. Aujourd’hui c’est l’Ascension de Christ, mais ce ne serait pas juste devant Dieu si nous ne parlions que de l’ascension du Christ sans nous préparer nous-mêmes à monter aussi au ciel lorsque notre heure viendra, lorsque le Seigneur reviendra pour prendre les Siens auprès de Lui. Et alors il y aura deux réalités : l’une très douce et l’autre amèrement décevante.
Dans l’évangile de Jean, dans de nombreux évangiles voire dans tous et plus particulièrement dans l’évangile de Matthieu, il est question du retour du Seigneur. Dans l’évangile de Jean chapitre 14, notre Seigneur a dit : « Je vais vous préparer une place. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de Mon Père, sinon Je vous l’aurais dit ». Ainsi parle notre Seigneur. Et puis Il dit : « Je reviendrai pour vous prendre avec Moi, afin que vous soyez là où Je suis ».
Mais, pour faire la comparaison, l’évangile de Matthieu nous rapporte ce qui se passera lors du retour du Seigneur : « Deux dormiront sur un même lit : l’un sera enlevé, l’autre restera ; deux travailleront dans les champs : l’un sera enlevé, l’autre restera. Deux moudront au moulin : l’un sera enlevé, l’autre restera ». C’est ainsi écrit aujourd’hui, demain, cela pourrait déjà être de l’histoire ancienne, l’un aura été enlevé, l’autre sera resté.
Dans la véritable proclamation de la Parole de Dieu, devant le vrai Dieu, il convient que nous soulignions avec tout le sérieux, certes dans l’amour, mais avec tout le sérieux, qu’il existe précisément ces deux possibilités et qu’elles se réaliseront à l’heure où le Seigneur reviendra. Et c’est pourquoi on nous répète sans cesse que nous devons nous laisser préparer pour rencontrer le Seigneur.
Vous pouvez lire Luc 21. Il y est écrit : « Quand vous verrez tout cela, relevez la tête, car vous savez que votre rédemption est proche ». Nous ne pouvons pas aborder aujourd’hui les signes de la fin des temps, mais croyez-moi, je ne le dirais pas si cela ne pouvait pas être dit et ne devait pas être dit sur la base de la Parole de Dieu : nous vivons maintenant tout près du retour de Jésus-Christ, notre Seigneur. Les signes des temps parlent un langage si clair que tous ceux qui vivent aujourd’hui et qui lisent la Bible, peuvent reconnaître, à la lumière des événements, que nous sommes tout près du retour du Seigneur.
Pour en revenir au chapitre 3 de Jean, « il faut que vous naissiez de nouveau. Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l’esprit est esprit ». « Dieu est Esprit », comme nous le lisons dans Jean 4 verset 2, « et quiconque veut l’adorer doit l’adorer en esprit et en vérité ».
Dieu n’est pas un vieux grand-père à qui l’on peut dicter quoi que ce soit. Il faut venir à Dieu avec sincérité et honnêteté, et il faut emprunter le chemin qu’Il a Lui-même parcouru vers nous. Et nous touchons ainsi au cœur même de notre proclamation : Il n’y a, en effet, qu’une seule révélation personnelle de Dieu sur la terre pour notre salut, et celle-ci s’est accomplie en Jésus-Christ notre Seigneur. C’est pourquoi Il a pu dire : « Celui qui me voit, voit le Père. Moi et le Père nous sommes un » et Il a pu dire : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; Je suis la résurrection ». Vous connaissez bien sûr toutes ces paroles de notre Seigneur.
Le Christ n’est pas venu pour fonder une belle religion. Nous l’avons déjà souligné. Il est venu pour nous racheter. Il a versé Son sang et donné Sa vie afin que nous trouvions le salut, la rédemption, et Il est venu pour nous offrir, par grâce, la vie éternelle divine. Et, seul celui qui a reçu la vie éternelle par la foi en Jésus-Christ à travers une expérience tout à fait personnelle, peut vivre éternellement. Celui qui ne reçoit pas la vie éternelle ici-bas ne l’aura jamais, car, au moment de quitter ce monde, notre décision est définitivement prise. Celui qui quitte ce monde sans la vie éternelle, restera sans la vie éternelle ! Dieu a donné cette vie à l’homme pour qu’il prenne la bonne décision, pour qu’il devienne croyant, qu’il accepte le salut et la grâce. Mais lorsque l’homme quitte cette terre, le temps est écoulé et l’heure est passée. Ce n’est pas l’éternité qu’il faut mettre à profit pour le salut, mais le temps. L’éternité doit servir à ce que nous soyons auprès du Seigneur.
J’ai réfléchi aujourd’hui à quel privilège ont eu nos frères et sœurs qui vivaient sur la terre à l’époque de Jésus-Christ, qui L’ont entendu, vu, et ont été témoins de la façon dont Il rendait la vue aux aveugles, purifiait les lépreux, calmait la tempête, multipliait le pain et révélait majestueusement Sa puissance et Sa gloire divine ; et pourtant, nous savons que tous n’ont pas pu croire. Seuls ceux qui ont mis de côté leurs critiques, qui sont venus à Lui le cœur ouvert non pas pour trouver quelque chose à redire, mais pour vivre véritablement une expérience avec le Seigneur.
Qu’y aurait-il de plus important aujourd’hui ? Il n’y a rien de plus important que le fait que chacun, ce jour même, fasse consciemment l’expérience d’une rencontre personnelle avec le Seigneur. Vous direz peut-être : « Oui, mais Il est monté au ciel et c’est une belle distance ! ». Nous croyons ce que dit la Parole de Dieu. Dieu est omniprésent, Il est partout : Dieu est au ciel, Dieu est sur la terre, Dieu remplit l’univers tout entier, et Dieu est présent partout où Sa Parole est proclamée. Là, on peut L’entendre, là on peut Le vivre, L’expérimenter, là il y a le salut, la délivrance, la guérison, là il y a la grâce que Dieu accorde à ceux qui viennent à Lui.
En ce qui concerne la résurrection et plus particulièrement l’ascension, c’est quand on y réfléchit bien, quelque chose de tout à fait merveilleux. Quelqu’un vient au monde comme tous les autres, à cette différence près qu’il n’y a pas eu de conception humaine terrestre, mais que le Saint-Esprit a couvert Marie de Son ombre et qu’il a été dit : « L’enfant qui naîtra de toi viendra du Saint-Esprit et sera appelé Fils du Très-Haut ». Et c’est ainsi que notre Seigneur, en tant que Fils de Dieu, avait le pouvoir sur la mort. Il a dû, parce qu’Il a pris un corps humain pour nous afin de pouvoir souffrir et mourir pour que nous soyons délivrés de la mort. Il est mort selon la chair, mais Il a été ressuscité selon l’Esprit, et Son corps a été transformé, puis Il est monté au ciel.
Je voudrais lire quelques passages de la Bible, et je vous prie de vous réjouir avec moi, de vous réjouir avec tous ceux qui peuvent croire que Dieu n’a pas seulement fait au monde l’offre de Sa grâce, mais qu’Il a fait prévaloir la grâce sur le jugement. Dans Éphésiens chapitre 4, je ne lirai que quelques passages de la Bible. Éphésiens chapitre 4 à partir du verset 8 :
« C’est pourquoi il est dit : Il est monté en haut, Il a amené des captifs, et Il a fait des dons aux hommes. Mais qu’est-ce que cela signifie qu’Il soit monté, si ce n’est qu’il était auparavant descendu dans les lieux les plus bas de la terre ? Celui qui est descendu, est le même qui est monté bien au-dessus de tous les cieux, pour remplir l’univers tout entier ».
Ici, en quelques mots, on nous en dit long. Notre Sauveur a en effet été crucifié, Il est descendu aux enfers selon l’Écriture, car Il devait vaincre la mort, le diable, Il devait tout vaincre, Il devait descendre pour racheter ceux qui étaient retenus par le pouvoir de la mort. C’est pourquoi il était nécessaire que la mort, le diable, les enfers, que tout soit vaincu. Et voici ce que nous dit la Parole de Dieu : « Celui qui est descendu, c’est le même qui est monté au-delà de tous les cieux, pour remplir l’univers tout entier ».
La rédemption a été accomplie de la manière parfaite par Dieu. Nous sommes rachetés. La mort est vaincue, l’enfer est vaincu, Satan est dépouillé de son pouvoir, car il est écrit que : « Dieu, en Christ, a désarmé les puissances de l’ennemi et a triomphé d’elles » (Colossiens 2 : 15). C’est accompli. C’est fait.
Je vais maintenant lire un passage des Actes des Apôtres au premier chapitre. Actes des Apôtres chapitre 1, à partir du verset 9 :
« Après ces paroles, Il fut enlevé sous leurs yeux, et une nuée l’enveloppa et le déroba à leurs yeux. Et tandis qu’ils Le regardaient fixement s’élever vers le ciel, voici que deux hommes vêtus de blanc se tenaient soudain près d’eux, et dirent : Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu monter au ciel ».
Quel magnifique témoignage ! Ici, ce ne sont pas des journalistes qui ont inventé une histoire ! Ici, ce sont des témoins oculaires et auriculaires de ce qui se passait, et plus particulièrement des témoins qui ont vu de leurs propres yeux que notre Seigneur a été crucifié, qu’Il a été enseveli, qu’Il est ressuscité, qu’Il a passé quarante jours avec eux après Sa résurrection et qu’Il a ensuite été élevé au ciel sous leurs yeux.
Je voudrais ici pouvoir crier un alléluia, une louange à notre Dieu. Alléluia ! Gloire à Dieu, notre Seigneur, qui, après avoir accompli la rédemption, après avoir vaincu Satan, la mort et l’enfer, est ressuscité le troisième jour. Et comme nous pouvons tous le lire dans les évangiles puis dans l’Apocalypse, en particulier au chapitre 1, alors que Jean se trouvait sur l’île de Patmos, le Seigneur lui est apparu dans toute Sa majesté et a dit : « J’étais mort, et voici Je suis vivant pour toute l’éternité et Je détiens les clés de la mort et de l’enfer ». Ce ne sont pas des paroles vides. C’est la réalité divine.
Il n’y a pas deux tout-puissants. Il n’y en a qu’Un seul, et c’est Dieu, le Seigneur, qui a créé le ciel et la terre. Le pouvoir de Satan ne s’étend que dans la mesure où nous le lui permettons et où Dieu le permet. Le jour viendra bientôt où tous les ennemis seront placés sous les pieds du Seigneur et où Il triomphera de tout. Je relis encore une fois Actes des Apôtres 1 verset 9:
« Après ces paroles, Il fut enlevé sous leurs yeux, et une nuée l’enveloppa et le déroba à leurs yeux ».
Quel moment majestueux cela a-t-il été ! Ce même Seigneur avec lequel ils avaient mangé et bu, qu’ils avaient vu fatigué, qui avait dormi, qui, par ses manières, avait été reconnu comme un homme pour le bien des hommes, Se tient ici dans la majesté et la gloire devant les Siens, et est élevé, emporté vers la gloire dans les cieux sous leurs yeux. Verset 10 :
« Et tandis qu’ils Le regardaient fixement s’élever vers le ciel, voici que deux hommes vêtus de blanc se tenaient soudain près d’eux, et dirent : Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu monter au ciel ».
Il se peut que certains critiques sincères — et cela ne nous dérange pas — posent la question : « Où est donc Son retour ? Près de deux mille ans se sont écoulés depuis que ces paroles ont été prononcées et écrites ! ». Voyez, mes chers amis, Dieu qui est éternel, a un calendrier. Et pour Dieu, comme le disent l’Ancien et le Nouveau Testament, « un jour est comme nos mille ans ». Dieu a créé le monde en six jours, a achevé Son œuvre le septième jour, et s’est reposé de tout ce qu’Il avait fait.
Si l’on fait un calcul très approximatif, nous avons deux mille ans entre Adam et Abraham, puis encore deux mille ans entre Abraham et le Christ, et nous nous approchons maintenant de la troisième période de deux mille ans après quoi les six mille ans seront accomplis ; et le septième millénaire sera, comme il est écrit dans l’Apocalypse 20, le règne millénaire, le Millénium.
La Bible ne contient pas seulement des récits. Elle nous permet de pénétrer mêmes dans les pensées de Dieu qui sont plus élevées que les nôtres. Dans les saintes Écritures, nous trouvons, comme un fil rouge qui les traverse, l’ensemble de l’histoire du salut déjà écrite d’avance. Les hommes n’écrivent l’histoire qu’une fois que les événements sont derrière nous, c’est-à-dire une fois qu’ils se sont produits. Dieu, Lui, a écrit toute l’histoire à l’avance, et celui qui connaît bien la Bible y trouve déjà mention du jugement dernier, du Trône blanc comme il est écrit dans Apocalypse 20 verset 11, et dans Apocalypse 21 au sujet du nouveau ciel et de la nouvelle terre, c’est-à-dire du moment où le temps débouchera à nouveau dans l’éternité.
Et je vous invite sincèrement à accepter cela tel quel, tel que Dieu l’a voulu. Si les gens lisent la Bible sans avoir de relation personnelle avec Dieu et avec Sa Parole, cela peut sembler très inintéressant et ennuyeux, je l’admets, mais lorsqu’une personne est née de nouveau, qu’elle porte en elle la vie divine et que le Saint-Esprit repose sur elle comme il reposait sur les prophètes et les apôtres, alors cette personne a un accès direct, un aperçu, une part dans la Parole et dans tout ce que Dieu accomplit.
Et une autre pensée m’est venue : Nous vivons maintenant, et si nous sommes de véritables enfants de Dieu, alors nous aurons part dès à présent à ce que Dieu accomplit dans nos jours, tout comme ceux qui ont eu part à ce que Dieu a accompli à d’autres époques. Et je suis tout à fait sincère à ce sujet, je souhaite délibérément avoir part à ce que Dieu accomplit. Avant que cela puisse arriver, nous devons connaître les promesses que Dieu a faites dans Sa Parole ainsi que les choses qu’Il a annoncées pour nos jours. Dans Luc 24, je lis les versets 50 et 51 :
« [50] Puis il les conduisit hors de la ville jusqu’aux environs de Béthanie ; là, il leva les mains et les bénit. Et il arriva que, tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et fut élevé au ciel ».
Comme je l’ai déjà dit tout à l’heure, nous commémorons en ce jour l’ascension de notre Seigneur et Sauveur bien-aimé. Luc nous raconte lui aussi comment cela s’est passé. Et une fois, alors que j’étais à Jérusalem, je suis descendu délibérément du mont des Oliviers jusqu’à Béthanie, afin de me rendre sur le lieu où le Seigneur est monté au ciel.
En lien avec ces passages des Écritures, un lieu ne peut plus nous dire grand-chose aujourd’hui, mais si la foi vivante est dans nos cœurs… et j’espère que personne ne doute de Dieu et de la Parole de Dieu. Si quelqu’un remet en question ma parole, cela signifierait qu’il ne croit pas ce que j’ai dit. Et, en dernière analyse, cela reviendrait à Le traiter de menteur. Dieu ne Se laisse pas faire passer pour un menteur par aucun homme. Dieu est véridique. Mais celui qui ne croit pas Dieu, comme le dit l’épître de Jean, fait de lui un menteur. « Celui qui ne croit pas Dieu fait de Lui un menteur ».
Celui qui ne me croit pas, fait de moi un menteur. Celui qui ne te croit pas fait de toi un menteur. Celui qui ne croit pas Dieu fait de Lui un menteur. Or, Dieu est la vérité même ! Il ne dit pas seulement la vérité : Il est la vérité. Sa Parole est la vérité. Le croyez-vous tous ? J’y crois de tout mon cœur. « Le ciel et la terre passeront, mais la Parole de Dieu demeure éternellement ».
Et voyez, les choses qui ont été annoncées dans tout l’Ancien Testament, par exemple l’ascension que l’on peut lire dans le Psaume 68 verset 19 : « Tu es monté dans les hauteurs, Tu as emmené des captifs, Tu as fait des dons aux hommes », et ainsi de suite. Tout ce qui est arrivé au Christ dans le Nouveau Testament, tout ce qui Lui est arrivé a été prédit dans l’Ancien Testament et a trouvé son accomplissement littéral. Ce n’est donc pas seulement la vérité en tant que Parole écrite, mais la vérité en tant que réalité vivante et accomplie sous nos yeux, et c’est pourquoi notre Seigneur a dit : « Si vous ne croyez pas que c’est Moi, vous mourrez dans votre péché ». C’est Lui. Il est le grand Je suis. Il est venu pour nous. Il est venu sur cette terre afin que nous puissions aller vers Lui dans la gloire.
Et, chers amis, cela aussi doit être dit ici avec amour mais avec insistance comme cela a déjà été souligné auparavant : Il ne suffit pas de savoir que d’autres l’ont vécu et que cela est écrit. Nous devons vivre personnellement ce qui est écrit. Quand Paul écrit : « Je suis crucifié avec Christ ; ce n’est plus moi qui vis, mais c’est Christ qui vit en moi » oui, très bien, cela est arrivé à Paul. Mais qu’en est-il de toi ? Qu’en est-il de moi ? Es-tu réellement crucifié avec le Christ ? “Es-tu mort avec Lui, enseveli avec Lui, ressuscité avec lui ? Y a-t-il en toi une vie nouvelle qui vient de Dieu ? C’est bien là la question. Ne pas se contenter de lire, mais vivre ce que Dieu a promis. Je vais vous lire à ce sujet le passage qui convient vraiment, tiré de la première épître de Pierre. 1 Pierre chapitre 1, versets 2 et 3 :
« Et qui, selon la prédestination de Dieu le Père, ont été choisis pour être sanctifiés par l’Esprit, afin d’obéir et d’être aspergés du sang de Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient accordées en abondance » et voici la suite, verset 3 : « Loué soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon Sa grande miséricorde, nous a fait naître de nouveau pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts ».
Quel témoignage ! Est-ce ton témoignage personnel ou était-ce seulement celui de Pierre et de quelques croyants de cette époque ? Peux-tu, toi aussi, dire du fond du cœur : « Loué soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, dans Sa grande miséricorde, m’a fait naître de nouveau à une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts » ? Il est ressuscité ! Une nouvelle vie divine s’est manifestée par Lui.
La mort et l’effusion de sang ont un rapport avec la réconciliation, avec le pardon, avec la grâce que Dieu a donnée à l’humanité en Christ. Mais ensuite, par la résurrection, Dieu a montré que la mort est vaincue, l’enfer est vaincu. Dieu donne Sa vie éternelle à tous ceux qui deviennent la propriété de Jésus-Christ. Et cela ne se fait pas par l’adhésion à une communauté religieuse.
Je suis missionnaire, je ne sais pas si vous le savez — il n’est pas toujours nécessaire de le crier sur tous les toits — mais j’ai, en tout cas, visité plus de cent pays, j’ai vu le monde sous tous ses aspects, j’ai vu d’autres religions, j’ai vu à quel point ils sont tous fervents et comment ils se prosternent, comment ils prient, crient, jeûnent, se mortifient et tout ce qui se fait ainsi ; j’ai vraiment vu beaucoup de choses, j’ai aussi vu des gens changer de religion parce qu’ils pensent alors avoir trouvé la bonne. Mes chers amis, dans notre pays, nous avons deux communautés religieuses nationales, c’est très connu ; nous avons en outre diverses communautés religieuses libres, puis d’autres communautés de croyants, qu’elles soient grandes ou petites, anciennes ou récentes.
Mais on peut bien le dire ici : il n’y a aucune communauté religieuse ou communauté religieuse libre, ni aucune communauté congrégation qui puisse rendre heureux, qui puisse sauver, qui puisse apporter le salut ou béatifier. Il n’y a qu’Un seul de qui vient le salut, à savoir Celui qui nous l’a apporté, et il n’y a de salut en aucun autre, et il n’a été donné aux hommes sous le ciel aucun autre nom par lequel ils puissent être sauvés, que le nom de Jésus-Christ. Et c’est ainsi que Pierre a prêché en ce jour de la Pentecôte et immédiatement après. C’est ainsi que nous prêchons aujourd’hui.
Nous ne sommes pas une communauté religieuse organisée à laquelle on pourrait adhérer. Nous essayons de montrer le chemin aux autres, car il nous a été montré. Nous souhaitons que d’autres parviennent à la foi, car nous avons pu y parvenir par grâce ; nous souhaitons que d’autres soient sauvés, car nous avons été sauvés ; nous voulons que d’autres reçoivent la vie éternelle, car nous avons reçu la vie éternelle. La liste pourrait s’allonger.
Pouvons-nous dormir tranquilles en pensant que chaque jour, peut-être pas des millions, mais beaucoup passent du temps à l’éternité sans avoir la vie éternelle ? J’imagine ce moment comme terrible ! Et j’en ai moi-même fait l’expérience le 31 décembre 1980, lorsque je suis revenu d’Afrique atteint de paludisme tropical à un stade très avancé et que j’ai été admis à l’hôpital universitaire sans même m’en rendre compte, je n’étais plus du tout là, je ne pouvais plus parler non plus, la maladie était très avancée, et si Dieu n’était pas intervenu, je ne serais pas ici aujourd’hui, je serais dans l’éternité.
Mais, quand on m’a poussé dans la salle des mourants où il n’y a plus qu’un rideau à droite et à gauche, on se sent alors tout de même un peu différent. Je ne pouvais pas parler, car je n’avais plus de force, mais je pouvais encore penser. Et une seule pensée m’est venue que j’avais voulu exprimer, mais je n’en étais plus capable, et cette pensée était : Seigneur, comment me tiens-je devant Toi ? À côté de moi, un homme luttait contre la mort dans les dernières minutes de sa vie. Les mots qu’il a prononcés là ne peuvent être répétés ni ici ni ailleurs. C’était une agonie terrible, une détresse désespérée dont j’ai été témoin là-bas.
Je ne dis pas cela pour moi-même et encore moins pour m’en vanter. Je le dis pour la vérité : J’étais en paix avec Dieu à cet instant. Pas la moindre inquiétude ne s’est emparée de moi ; au contraire — je le dis en tenant la Bible ouverte devant moi — c’était la béatitude dans mon cœur, pas l’ombre d’une peur ; au contraire, j’étais conscient que je pouvais désormais aller vers mon Seigneur que j’avais aimé et servi. Ce furent des instants de béatitude.
Et quand ensuite —certains ont lu mon témoignage— j’ai été arraché de mon corps et que j’ai vu la foule vêtue de blanc s’élever vers le ciel majestueusement, et quand je suis revenu dans mon corps, j’ai pleuré amèrement de déception de ne pas avoir pu aller vers le Seigneur. Je ne souhaite pas m’étendre davantage sur ce sujet.
Je voulais seulement exprimer une chose : Puissions-nous tous maîtriser la vie ! Puissions-nous avoir l’argent qui rend la vie agréable et toutes les choses qui vont avec, le niveau d’éducation adéquat et tout ce qui peut aller de pair. Mes amis, maîtriser la vie est une chose, et être maîtrisé par la mort à la fin de la vie en est une tout autre. Je propose que tous les hommes qui ont de l’amour pour eux-mêmes puissent accueillir cet amour divin qui leur a été accordé en Christ, car « Dieu a tant aimé le monde », et dans cet amour divin, d’accepter la main de la réconciliation et la rédemption en Christ, et ainsi, par la foi en Jésus-Christ, devenir consciemment enfant de Dieu, passer de la mort à la vie, car telle est la volonté de Dieu. Je vous en lis encore un passage de l’épître aux Colossiens chapitre 1. Colossiens chapitre 1 verset 13 :
« Car il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transférés dans le royaume du Fils de son amour ».
Quelle parole puissante ! Ce n’est pas : « Il va », mais : « Il a, Il nous a ». Je relis : « Car Il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transférés dans le royaume du Fils de son amour ». Au verset 14 : « En Lui nous avons la rédemption par Son sang, c’est-à-dire le pardon des péchés. Il est en effet l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. Car en Lui tout a été créé dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, seigneuries, principautés, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et tout subsiste en Lui. Il est aussi la tête de l’Église… ».
Nous en revenons donc à ce point : Il ne suffit pas qu’il soit écrit ici qu’Il nous a sauvés de la puissance des ténèbres. On doit simplement accepter personnellement l’œuvre de Dieu accomplie pour toi et pour moi, et pouvoir dire avec conviction, sur la base d’une expérience personnelle avec le Seigneur : « Il m’a sauvé de la puissance des ténèbres, et m’a transféré dans le royaume du Fils de Son amour ».
Chers amis, c’est vraiment vrai. Nous pouvons encore faire l’expérience de Dieu. Dieu est accessible, on peut L’expérimenter. Il ne s’agit pas ici de philosophie ni de théorie. Il s’agit du fait qu’aujourd’hui, le même Évangile de Jésus-Christ est prêché comme au commencement, et que les hommes peuvent aujourd’hui, aujourd’hui, expérimenter Dieu et être sauvés des ténèbres, être transférés dans le royaume du Fils de Son amour.
Je l’ai moi-même vécu et je peux dire qu’on pourrait en fait vivre une conversion chaque jour, tant elle est belle ! Je ne sais pas s’il y a eu un deuxième jour dans ma vie où j’ai connu une joie aussi intime et profonde offerte par Dieu, mêlée de bonheur, d’humilité et de gratitude, que ce jour où j’ai versé quelques larmes et cherché le Seigneur dans la prière, Le suppliant de me pardonner. Et, que puis-je vous dire ? Après un temps de recherche, de prière et de larmes à demander pardon et ainsi de suite, il s’est produit ce que le Seigneur a dit : « Celui qui cherche trouve, à celui qui frappe on lui ouvrira », et Il dit : « Je Me laisserai trouver par celui qui Me cherche de tout son cœur ». Les larmes ont cessé. La recherche a abouti à la découverte. Le sentiment d’être perdu a cédé à celui d’avoir été sauvé. Une journée merveilleuse ! Et puis vint la paix, une paix qui surpasse toute intelligence humaine ! Et puis, avec la paix vint la joie, avec la joie, la certitude du salut, comme l’écrit Paul aux Romains : « Son Esprit rend témoignage à notre esprit que nous sommes devenus enfants de Dieu ».
C’est une expérience. Et chaque être humain doit vivre une telle expérience avec Dieu. Chacun doit vivre sa conversion tout à fait personnelle. Et puis vient la nouvelle naissance ensuite. La conversion est le mouvement de l’homme vers Dieu. L’homme se tourne vers Lui, c’est un retour, une conversion, un retour vers Dieu. Et, la nouvelle naissance est ce que Dieu accomplit ensuite en l’homme qui s’est tourné vers Lui, qui s’est converti. La conversion, comme je l’ai dit, nous l’accomplissons de notre propre initiative, sous l’action de l’Esprit de Dieu. Et ensuite, la nouvelle naissance c’est Dieu qui l’accomplit en nous, nous qui nous sommes convertis à Lui. Et puis viennent bien sûr toutes les autres expériences qui sont également écrites dans la Parole de Dieu.
Résumons ce qui importe à Dieu pour l’humanité, ainsi que ce que ce jour signifie pour nous, à savoir l’ascension du Christ. Tout comme la résurrection, le vendredi saint, le dimanche de Pâques, l’ascension, l’effusion du Saint-Esprit, ce sont là des événements de l’histoire du salut qui étaient nécessaires à notre rédemption et à notre béatitude. Si le Christ n’était pas ressuscité, il n’y aurait pas de résurrection pour nous. Il est la résurrection et la vie. S’Il n’était pas monté au ciel, comment toi et moi pourrions-nous y monter ? Il a ouvert la voie, Il a créé les conditions pour cela à Golgotha, le grand jour de la réconciliation de Dieu avec l’humanité. C’est pourquoi Paul écrit dans 2 Corinthiens 5 à partir du verset 19 : « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même », puis il s’exclame : « Nous vous supplions au nom du Christ : Laissez-vous réconcilier avec Dieu, car c’est Dieu qui exhorte par notre intermédiaire ».
Que vous le croyiez ou non, Dieu parle aujourd’hui par ma bouche. C’est ainsi. Demain, Il parlera peut-être par la tienne ou un peu plus tard Il se servira de ta bouche pour dire à quelques personnes quelques paroles qui pourront servir à amener cette personne sur le chemin du salut. Mais pour l’instant, c’est bien ainsi que la Parole de Dieu nous est adressée. Ce n’est pas ma parole ni celle d’un autre homme. C’est en effet la Parole éternelle de Dieu, et cette Parole nous est adressée maintenant.
Nous avons proclamé en quelques mots l’Évangile dans sa plénitude à savoir que Dieu, en Christ, a réconcilié l’humanité avec Lui-même, qu’Il a pardonné notre faute, couvert notre péché, qu’Il ne Se souvient plus de toutes ces choses qui nous séparaient de Lui. Il nous voit par le Christ comme réconciliés avec Lui, comme des êtres humains à qui Il a fait grâce, des êtres humains qui ont fait l’expérience d’une conversion, non pas une conversion vers une autre foi, mais une conversion vers Jésus-Christ, notre Seigneur.
Peut-être encore une réflexion. Il arrive souvent que des gens demandent pourquoi nous centrons ainsi la prédication sur le Christ, pourquoi nous le plaçons ainsi au centre ? C’est Dieu qui l’a déjà fait ainsi. Il n’y a en effet qu’un seul lieu de rencontre entre Dieu et l’humanité, et ce n’est pas à Jérusalem ni ailleurs : C’est en Christ, « car Dieu était en Christ… » et il n’y a qu’un seul lieu de rencontre entre l’humanité et Dieu, lui aussi, en Christ. C’est pourquoi, l’homme qui veut venir à Dieu doit emprunter le chemin qui mène à Dieu, et ce chemin c’est Jésus-Christ. Et il faut justement remettre les choses en ordre et les replacer dans leur contexte, pour donner ainsi aux hommes la possibilité de faire l’expérience avec Dieu.
Après Golgotha, nous le savons tous, le corps de notre Seigneur a été déposé dans le tombeau par Joseph d’Arimathée, la pierre a été scellée afin que personne ne vienne prendre le corps. Je ne sais pas ce que j’aurais voulu ou pu faire avec ce corps ! Nous n’avons pas besoin d’un Jésus mort. Nous avons besoin de Celui dont il a été dit : « Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, Il est ressuscité ». C’est un fait divin. Puis les quarante jours sur la terre où Il enseigna à Ses disciples le royaume de Dieu, et puis ce jour glorieux que nous célébrons aujourd’hui, l’ascension de Jésus-Christ, notre Seigneur ; et puis l’annonce des deux anges : « Ce même Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu monter au ciel ».
Il y a des gens —j’en ai rencontré un dimanche dernier il y a à peine quelques jours à Londres— qui m’ont dit que le Christ était déjà revenu. Je n’ai pu et dû que lui répondre : « Tant que je suis encore sur la terre, le Seigneur n’est pas venu ! Quand Il viendra, je partirai. Amen ! Amen ! Car il est écrit qu’Il reviendra, que les morts en Christ ressusciteront les premiers et que nous, les vivants qui seront restés, nous serons transformés, et ensemble, nous serons enlevés pour rencontrer le Seigneur dans les airs ». Le Seigneur ne revient pas sur cette terre. Nous serons enlevés à Sa rencontre dans les airs, et nous serons alors avec le Seigneur pour toujours.
Il a ensuite cité des passages bibliques voulant dire : « Oui, mais Il est à la porte et frappe ! Il est maintenant venu comme un Époux avec des dons pour Son épouse ». Je lui ai répondu : « Tu arrives bien tard ! C’est le jour de la Pentecôte qu’Il est venu avec des dons ». Qu’avons-nous lu ? « Celui qui est descendu est le même qui est monté », car il est écrit : « Étant monté dans les hauteurs, Il a emmené la captivité et a fait des dons aux hommes ». Quand a-t-Il donné des dons ? Le jour de la Pentecôte ! Il a répandu tous les dons du Saint-Esprit sur l’Église du Nouveau Testament, dans l’Église du Nouveau Testament.
La parole de l’Écriture selon laquelle il faut bien la dispenser est toujours valable. 2 Timothée 2:15. Elle doit être correctement exposée, à tout prix. Tout comme le Christ est véritablement et physiquement, corporellement monté au ciel, Il reviendra véritablement et corporellement, physiquement, et nous serons véritablement et physiquement, corporellement transformés avec tous ceux qui nous ont précédés. Nous serons véritablement et physiquement enlevés. Est-ce vrai ou non ? Mais, à cent pour cent !
1 Jean chapitre 3 verset 1 : « Ce que nous serons n’a pas encore été manifesté, mais quand cela sera manifesté, nous serons semblables à Lui, car nous Le verrons tel qu’Il est ». Ce n’est ni un enseignement, ni une révélation ! « Nous Le verrons tel qu’Il est », et alors nous verrons que nous sommes devenus semblables à Lui.
Je suis très reconnaissant envers le Seigneur pour Sa Parole claire. Si quelqu’un est dans le flou, c’est de sa propre faute ! C’est qu’il a voulu y mettre sa propre façon de penser dans la Parole du Seigneur, et cela ne va pas. Il faut toujours laisser les saintes Écritures telles qu’elles sont écrites et croire de tout cœur ce que les saintes Écritures disent, et ce, en tout point.
Aujourd’hui est le jour où nous commémorons de manière particulière l’ascension du Christ, et nous avons lu les textes, que ce soit les Actes des Apôtres chapitre 1 versets 9 à 11, ou Luc 24 les derniers versets, « ce même Jésus reviendra de la même manière que vous L’avez vu monter au ciel ». Ce n’est pas une doctrine inventée de toutes pièces ou une révélation sortie de nulle part. Il reviendra avec une grande puissance et une grande gloire. Ce sera un événement, une expérience et non une doctrine qui a trait à des futilités. Nous sommes reconnaissants envers Dieu, le Seigneur, pour l’œuvre de rédemption accomplie, pour la vie éternelle.
Je voudrais, pour conclure, souligner et mettre en avant une fois encore, que celui qui n’a pas encore été réconcilié avec Dieu, accepte la réconciliation aujourd’hui. Que celui qui n’a pas encore reconnu la conversion, la connaisse aujourd’hui. Que celui qui ne sait pas encore ou n’a pas la certitude d’être devenu un enfant de Dieu, « aujourd’hui, si vous entendez Sa voix n’endurcissez pas vos cœurs ». C’est encore le temps de la grâce. Personne ne sait combien de temps cela durera. Le lendemain n’appartient à aucun de nous ! S’Il vient, c’est par grâce. Nous ne savons pas quand le Seigneur nous appellera.
Un évangéliste a dit un jour lors d’un grand rassemblement : « Dieu ne parle que d’aujourd’hui. L’ennemi parle de demain. Il dit : pas aujourd’hui ! Une autre fois ! et ainsi de suite, et puis il cherche tant de moyens de s’en sortir et d’excuses pour en empêcher l’homme ». Aujourd’hui ! C’est-à-dire alors que la Parole est prononcée, quand Dieu appelle. Je vous demande : Quand devons-nous venir ? Mais quand Dieu appelle ! N’est-ce pas vrai ? Quand Dieu appelle, nous devons venir, non pas quand Il n’appelle pas, mais quand Il appelle. Et c’est pourquoi cette parole d’avertissement : « Aujourd’hui, si vous entendez Sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs ».
Beaucoup ont remercié Dieu d’avoir entendu Son appel et de L’avoir suivi. Aujourd’hui Dieu nous parle. Aujourd’hui Il t’appelle. Il ne te réprimande pas, Il ne te fait aucun reproche. Les hommes font souvent des reproches : « Tu as fait ceci ou cela de travers ». Dieu ne fait pas le moindre reproche. Il t’a vu et m’a vu, Il nous a vus dans notre impuissance, Il savait que nous sommes tout simplement incapables. Il nous a sauvés tels que nous sommes. Il ne veut pas que tu te corriges pour ensuite être sauvé. Ne commence même pas par-là, par essayer de te changer ! Laisse-toi sauver, et ce, dès aujourd’hui.
Accueille aujourd’hui Jésus-Christ comme ton Sauveur personnel dans ton cœur, dans ta vie et dis : « Seigneur ! Moi aussi je veux être auprès de Toi pour l’éternité. Moi aussi je veux la vie éternelle. Moi aussi je veux devenir un enfant de Dieu. Seigneur ! Sauve-moi aujourd’hui, pardonne-moi. Fais-moi passer aujourd’hui du royaume des ténèbres où nous nous trouvons tous par nature, au royaume du Fils de Son amour ».
L’ascension du Christ est la garantie de ton ascension et de la mienne. Il est monté au ciel pour nous préparer une place, et Il reviendra nous chercher afin que nous soyons là où Il est. Il est véritable, Il a fait cette promesse à la fin du temps de la grâce. Et la fin est proche. Cette promesse deviendra elle aussi histoire. Cela se produira très bientôt comme je l’ai dit en introduction en citant la Parole : « Alors deux seront dans une maison, deux sur un lit, deux dans un champ, deux moudront au moulin, l’un sera pris, l’autre restera ». Ceux qui seront alors prêts entreront au festin des noces avec l’Époux de nos âmes. Les autres resteront dehors. Et je vous en prie, ne vous fâchez pas contre Dieu, mais il est écrit : « Dehors il y aura des pleurs et des grincements de dents ». Plus de salut possible, plus de pardon possible, plus de grâce, plus de rédemption, la porte sera fermée pour toujours. Nous pouvons tous nous représenter très clairement comment un désespoir des plus extrêmes s’empare de l’humanité.
Mes chers amis, la proclamation de l’Évangile est une affaire très sérieuse. Il n’y a rien de plus sérieux que la proclamation de l’Évangile de Jésus-Christ. Il faut dire à l’humanité que nous sommes tous perdus par nature et qu’il n’y a qu’un seul salut, et celui-ci se trouve en Jésus-Christ, notre Seigneur, et il s’est accompli sur la croix à Golgotha. C’est là-bas que le Seigneur a étendu Ses bras sur la croix. Auparavant Il avait proclamé : « Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et Je vous donnerai du repos, Je vous donnerai le repos pour votre âme ».
Aujourd’hui nous célébrons l’ascension du Christ, Lui qui est né dans ce monde, qui a souffert et est mort pour nous, le Crucifié, l’Enseveli, Celui qui est ressuscité le troisième jour, qui a marché sur la terre pendant quarante jours, et est monté au ciel. Il reviendra, comme nous le dit la Parole de Dieu pour nous ramener chez nous. Seras-tu présent ?
Amen !