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Ewald Frank

LES PROMESSES QUE DIEU A FAITES À SON ÉGLISE

Prêché à Chemnitz le 15 juillet 1990, à 10 heures 00,

(Retransmis le 10 mai 2026)

Alors que la chorale a chanté les deux cantiques, l’appel au Seigneur tiré de l’évangile selon Jean chapitre 5 m’est venu à l’esprit. Je lis ici les versets 39 et 40 de l’évangile selon Jean, chapitre 5. Ici, je lis le verset 39 :

« Vous sondez les saintes Écritures, car vous pensez y trouver la vie éternelle : et ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Mais vous ne voulez pas venir à moi pour recevoir la vie ! ».

Il y a des gens qui scrutent les saintes Écritures pour y trouver la confirmation de leur propre doctrine, de leurs propres opinions, mais ils ne viennent pas au Seigneur. C’est très facile à comprendre quand on observe le monde religieux, en particulier le christianisme : Il existe actuellement trois cent dix confessions différentes réunies au sein du Conseil Œcuménique des confessions religieuses. Mais, auprès de Dieu, il ne peut y avoir autant d’églises ! Auprès de Dieu, il n’y a qu’une seule Église, et c’est l’Église du Nouveau Testament, et c’est de cela dont nous allons parler aujourd’hui, ce matin, et cet après-midi, nous mettrons en lumière la partie prophétique de l’histoire du salut à partir de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Lorsque notre Seigneur dit dans Matthieu 16 « Je bâtirai Mon Église et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle », il n’a pas dit à Pierre : « Bâtis Mon Église », ni à Paul : « Fais-le ! », ni à quiconque d’autre. Il a ensuite réparti les ministères, plaçant des apôtres, des prophètes, des docteurs, etc. dans l’Église. Mais, le salut, la béatification, l’édification de l’Église n’ont pas été confiés à une organisation, ni délégués à un homme, mais c’est le Seigneur Lui-même, en tant que Rédempteur, en tant que Sauveur, qui bâtit Son Église et l’achève jusqu’à ce qu’elle se présente devant Sa face sans tache ni ride, comme l’écrit Paul dans l’épitre aux Éphésiens.

La grande question que nous devons tous nous poser, mesdames et messieurs, chers frères et sœurs, est la suivante : appartenons-nous simplement à une communauté religieuse nationale, à une communauté religieuse régionale, à une communauté religieuse libre ou même à une scission quelconque que l’on qualifie encore aujourd’hui dans le langage populaire de « secte » ? Avons-nous simplement une idée que quelqu’un a lancée, ou avons-nous vécu une expérience personnelle avec Dieu et avons-nous ainsi été intégrés dans l’Église du Dieu vivant ?

Vous comprendrez sans équivoque à l’issue de ces deux exposés, que nous vivons en effet tout près du retour de Jésus-Christ. Et je vous prie tous très sincèrement de ne pas hausser les épaules ou secouer la tête, ni de vous dire en vous-mêmes : « Ah oui ! On a toujours dit ça et cela ne s’est toujours pas produit ». Dieu a un calendrier, Il a un plan ; et nous en parlerons et écrirons également à ce sujet, afin que nous ayons tous la possibilité d’avoir un aperçu du plan de salut de notre Dieu, d’ancrer notre foi dans Sa Parole et d’acquérir ainsi la confiance en Lui, dans la certitude que chez Dieu, tout se passe au bon moment et de la bonne manière.

Il s’agit vraiment, dans ce temps si grave, de découvrir d’abord les promesses de la Parole de Dieu, d’y croire puis de les vivre personnellement. Je ne crois pas qu’il suffise que nous soyons ––en tant qu’individus quelque part–– partie prenante d’une chose qui n’a pas été appelée à l’existence par Dieu et qui n’a aucune chance de subsister devant Dieu. Quiconque veut être sauvé doit abandonner sa propre voie et ses propres pensées, comme cela nous est clairement dit dans Ésaïe 55, et doit revenir vers le Seigneur et trouver le chemin qui mène à la vie. Car il est écrit dans Matthieu 7 : « Étroite est la porte, resserré est le chemin qui mènent à la vie, et peu nombreux sont ceux qui les empruntent. Au contraire, large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et nombreux sont ceux qui les empruntent ».

Venons-en au texte que nous venons de lire ensemble. Le Seigneur Jésus a reproché à l’époque aux gens d’avoir scruté, sondé les Écritures, les saintes Écritures, jour et nuit si vous voulez, mais de ne pas être venus à Lui. Ils L’ont critiqué. Pensons aux scribes qui ont justement mené des recherches approfondies ! Leur intelligence n’était pas ouverte pour comprendre ce qui se passait à l’époque. Voyez-vous ? Dieu a envoyé Son prophète nommé Jean. Et on trouve dans l’Évangile selon Jean au chapitre 1, cette merveilleuse phrase :

« Il y eut un homme envoyé de Dieu : son nom était Jean ».

Il existait de nombreuses confessions, il y avait des hommes formés dans l’une de ces confessions et qui en avaient fait une voie pour les autres. Mais ensuite, lorsque le temps fut accompli, Dieu a agi, Dieu a parlé, et a simplement placé ce qu’Il avait promis au milieu du peuple ; et celui qui voulait croire pouvait croire, et celui qui ne voulait pas croire est tout simplement passé à côté de cette action de Dieu.

Et je vous pose d’ores et déjà la question : Quelle aurait été votre réaction autrefois ? Seriez-vous restés fidèles à la tradition, à la belle tradition, aux offices solennels, au culte, ou auriez-vous eu le courage de vous rendre dans le désert de Judée pour écouter un homme qui n’était pas théologien, qui ne portait pas de soutane, qui n’avait pas de col retourné, un homme du désert vêtu d’une peau de chameau avec une ceinture de cuir autour des hanches, un homme dont on aurait pu dire en général : « Oui, il n’a rien à nous dire ! Où a-t-il donc été formé, à quelle école appartient-il, à quelle confession appartient-il ? » Voyez-vous ? Mesdames et messieurs, les voies de Dieu sont très, très différentes de nos voies.

Ce qui importe, c’est qu’en ces jours-ci, nous reconnaissions la voie de Dieu avec les hommes, et que nous soyons alors prêts à laisser derrière nous les traditions héritées, à prendre notre décision pour le Seigneur et à aller de l’avant avec Dieu. Ce matin, nous avons simplement le thème : « L’Église du Dieu vivant, les promesses que Dieu a données », et ainsi de suite.

Je voudrais poursuivre la lecture, et plus précisément de plusieurs passages bibliques, le prochain étant tiré de 1 Timothée chapitre 3 verset 15. Je pars presque du principe que la plupart d’entre nous connaissent bien ces textes bibliques. Je lis la traduction du docteur Hermann Menge. C’est celle qui me convient le mieux sur le plan linguistique. 1 Timothée chapitre 3 verset 15 :

« Si mon arrivée tarde, sache comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, colonne et fondement de la vérité ».

L’Église du Dieu vivant ne peut exister dans le mensonge et la tromperie. Elle ne peut être fondée sur la parole des hommes. L’Église elle-même est à la fois le pilier et le fondement de la vérité : Elle est donc porteuse de la vérité divine. Et Jésus a dit : « Quiconque est de la vérité écoute Ma voix » et Il a dit « celui qui Me suit ne restera pas dans les ténèbres mais aura la lumière de la vie ».

Ainsi, l’Église primitive qui doit rester jusqu’à la fin telle qu’elle était au commencement, car, voyez-vous, chez Dieu, tout reste tel qu’il a été appelé à l’existence à l’origine. Déjà dans la création naturelle, tout est resté comme avant : Le blé qui poussait à l’époque d’Adam pousse aujourd’hui, les mêmes arbres, les mêmes fruits, toute la création, tout reste dans l’ordre divin dans lequel les choses ont été placées dès le commencement, et tout produit selon son espèce. Rien non plus ne peut changer dans l’Église du Dieu vivant. Rien, car c’est Jésus qui la bâtit. Si c’est Jésus qui bâtit Son Église… si donc les méthodistes, les baptistes et nous tous la bâtissons, alors les choses pourraient bien être très différentes.

Mais ce qui nous intéresse, c’est de savoir qu’est-ce que l’Église ? Qui en fait partie ? C’est bien là la grande question aujourd’hui. Tout d’abord, il ressort de ce passage que l’Église de Dieu est en même temps la maison de Dieu. Dieu a voulu habiter parmi nous et marcher parmi nous. Tout comme Dieu S’est révélé personnellement en Christ, Il souhaite maintenant Se révéler dans l’Église et par l’Église. Mais cette Église doit être imprégnée de la vérité divine et doit elle-même être devenue porteuse, pilier et fondement de la vérité divine. Et cette vérité divine est indivisible, elle ne se mélange pas, elle reste jusqu’à la fin ce qu’elle était au commencement.

Pour souligner clairement cela, je voudrais lire quelques passages qui nous montrent dès le début cette évolution parallèle. Même dans le christianisme primitif, ou quelques années après la fondation de l’Église, il y avait déjà des hommes qui prêchaient un autre évangile, qui exposaient leurs propres enseignements qui ne correspondaient plus à la révélation divine originale ; et Paul avait déjà dénoncé cela, il y a ce passage très convaincant dans 2 Corinthiens au chapitre 11 plus précisément au verset 4 :

« Car, si quelqu'un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre évangile que celui que vous avez reçu, vous le supportez fort bien ».

Imaginons maintenant, peu de temps après la fondation de l’Église du Nouveau Testament où tout était d’origine divine, pas d’expression de pensée ou d’enseignement personnel, mais véritablement un organisme divin appelé à l’existence par Dieu Lui-même en tant qu’Église, en tant que lieu de révélation du Seigneur. Le jour de la Pentecôte reste en effet généralement inoubliable, car c’était le jour de la fondation de l’Église du Nouveau Testament. Mais comme je l’ai déjà mentionné, les déviations sont apparues très tôt, très tôt !

Et si je dois faire cette remarque aujourd’hui avec douleur, avec douleur, je vous prie de bien comprendre : Aujourd’hui, nous n’avons pratiquement affaire qu’à des déviations. La proclamation de l’Évangile original et de la doctrine et de la pratique divine pure de l’Église primitive est en effet inconnue aujourd’hui. Les déviations sont présentées comme la vérité et la proclamation originale, selon la manière et le modèle apostolique, est balayée sans ménagement par les spécialistes actuels, et est considérée comme une hérésie. Qu’est-ce qu’une hérésie ? Une doctrine qui égare. C’est pourquoi il faut ici aussi le dire très clairement et reconnaître que tout doit être examiné, et cela, à la lumière de la Parole.

Dès la première épitre, ou plutôt dès la première lettre adressée à l’Église d’Éphèse dans Apocalypse au chapitre 2, nous lisons : « Tu as éprouvé ceux qui se disaient apôtres, et tu as reconnu qu’ils étaient des menteurs ». Mais, pourquoi donc ? Comment a-t-on pu faire la distinction ? Comment peut-on savoir est-ce vrai ou faux, est-ce juste ou injuste ? On dispose d’un excellent moyen de comparaison en prenant les Écritures, les Saintes Écritures, comme fondement, comme la norme à laquelle tout doit être mesuré. Donc, pas ce qui a été introduit à un moment donné, mais ce qui a été donné par Dieu et cela, dès le commencement. « Au commencement était la parole ». Je continue ma lecture de Galates 1 que nous connaissons certainement tous très bien. Galates chapitre 1. Il y est rapporté à partir du verset 6 :

« Je m’étonne que vous vous détourniez si vite de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour vous tourner vers un autre évangile ».

En fait, il n’y a au fond qu’un seul Évangile : L’Évangile de Jésus-Christ, dont Paul dit : « selon mon Évangile » dans Romains 2 verset 16, mais il y a eu des gens qui ont modelé l’Évangile originel à leur image, qui lui ont donné une interprétation arbitraire et se sont ainsi écartés de ce que Dieu avait prévu. Vous pourriez dire : « Est-ce si grave que ça ? » C’est plus que grave ! Il n’y a aucun homme qui aurait le droit de modifier la Parole de Dieu, ne serait-ce que dans la moindre mesure. Notre Seigneur l’a encore dit dans Matthieu 5, en référence à l’Ancien Testament, que « pas un iota, pas un trait de lettre ne passera » ; Il dit : « le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point ». La moindre modification du texte originel porte en elle la mort spirituelle.

Je voudrais citer à ce sujet l’exemple du jardin d’Éden, car c’est là que tout a commencé. Dieu avait dit : « Tu peux manger de tous les arbres du jardin, mais pas de celui-ci » Genèse 2 versets 16 et 17, vous pouvez le vérifier. Lorsque Satan a parlé par la bouche du serpent, il a inversé exactement le sens et a dit : « Dieu a-t-Il dit que vous ne devez manger d’aucun arbre ? » dans Genèse 3 verset 1. Vous voyez ? Une simple modification à laquelle s’ajoute encore cette précision : « Vous ne mourrez certainement pas », mais Dieu avait dit : « Le jour où tu en mangeras, tu mourras». Satan a d’abord inversé le sens de la phrase, puis a dit : « Vous ne mourrez pas. Dieu sait que vous deviendrez alors intelligent ». À quoi sert l’intelligence si elle s’accompagne de la mort spirituelle et que la perdition nous attend ?

Comme nous l’avons lu dans la Parole, « vous sondez les Écritures, les Saintes Écritures, pensant y trouver la vie éternelle, mais vous ne voulez pas venir à moi », la Parole de Dieu doit être préservée dans son original. Et tout le témoignage de la Parole de Dieu a pour point central Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur, dont il est écrit : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Et la Parole s’est faite chair et a habité parmi nous ; nous avons vu sa gloire ».

La situation est très grave. Dans la Parole originale, il y avait la vie éternelle, la communion avec Dieu. Adam et Ève n’auraient rien su de la mort, de la maladie, de la détresse, de la douleur, de la souffrance s’ils n’avaient pas transgressé la Parole, l’avaient ignorée et avaient écouté l’influence de l’ennemi. On peut donc affirmer à juste titre : Celui qui demeure dans la Parole de Dieu demeure en Dieu. Celui qui s’éloigne de la Parole, sort du domaine divin. Jésus a dit dans Jean 15 : « Si Mes paroles demeurent en vous et si vous demeurez en Moi ». Telle est la structure divine, car tout se fait par la Parole ; sans elle, rien de ce qui a été fait n’aurait été fait.

Il faut donc faire la distinction : Où avons-nous affaire à la véritable proclamation de l’Évangile originel de Jésus-Christ, à l’enseignement et à la pratique apostolique pour l’Église ? Ou bien, où avons-nous affaire à des traditions introduites par les hommes ? Ce n’est pas partout où l’on dit : « Le Christ est ici, le Christ est là » qu’Il est pour autant présent. Il est là où sa Parole est respectée, oui, là où Il peut lui-même prendre la Parole et S’adresser à nous.

Dans Tite, je voudrais d’abord lire le chapitre 2. On nous y dit que nous devons demeurer dans le bon enseignement. Je voudrais maintenant lire rapidement plusieurs passages bibliques, afin que vous sachiez que ce n’est pas moi qui le dis, mais que la Parole de Dieu nous enseigne cela très clairement. Tite chapitre 2 versets 7 et 8.

« Présente-toi à eux en tout comme un modèle de bonnes œuvres ; dans l’enseignement, fais preuve d’intégrité, d’un sérieux digne, une parole saine, irréprochable, afin que tout adversaire soit confondus, n’ayant rien de mauvais à nous reprocher ».

Une saine doctrine rend saint celui qui écoute la Parole. Une doctrine malade, qui est malsaine en soi, rend les gens spirituellement malades, les égare, les déstabilise. Ainsi, dans l’enseignement, fais preuve d’authenticité. 2 Timothée chapitre 3, verset 10 :

« Mais toi, tu as pris pour modèle mon enseignement et ma conduite, mes aspirations, ma foi, ma longanimité, mon amour et ma patience », ensuite le verset 14 : « mais toi, demeure fidèle à ce que tu as appris et dont tu as acquis la pleine certitude, tu sais bien de quel enseignant tu l’as appris, et tu connais depuis ton enfance les saintes Écritures qui ont le pouvoir de te rendre sage pour le salut par la foi en Christ. Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement équipé pour toute bonne œuvre ».

Donc, on ne peut pas simplement dire que « la doctrine n’a pas d’importance. Le plus important, c’est notre expérience personnelle du salut », c’est vrai, mais alors nous avons lu dans 2 Corinthiens au chapitre 11 qu’un autre Jésus est prêché, qu’un autre esprit est reçu, qu’un autre évangile est prêché. Oui, et s’il en est ainsi, que tout a changé et n’est plus resté dans l’original, alors nous avons aujourd’hui la tâche urgente d’examiner les saintes Écritures avec le plus grand sérieux, comme l’ont fait ceux de Bérée, afin de savoir si c’est bien le cas ou si nous sommes tombés dans le piège de l’ennemi et tenons pour vraies des choses qui ne le sont pas, ou considérons comme justes des choses qui ne le sont pas. Je lis dans 2 Timothée chapitre 4, versets 3 à 5.

« Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ; mais s’entoureront d’enseignants selon leurs propres désirs, parce qu’ils auront soif de chatouiller les oreilles, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, accomplis l’œuvre d’un prédicateur de l’Évangile ».

« Le temps viendra », c’est ce que nous venons de lire ici, et ce temps est venu. Mesdames et messieurs, frères et sœurs, chaque fois que je lis ce passage de la Bible, je suis profondément ému. Pour moi, lorsqu’il s’agit d’évaluer une situation, il revêt probablement la plus grande importance de toute la Bible. Et je ne voudrais pas non plus vous en priver. Pourquoi ? Croyez-le ou non, mais j’ai en effet entendu la voix audible du Seigneur à plusieurs reprises au cours de ma vie. Je le dis la Bible ouverte, devant Dieu qui jugera un jour les vivants et les morts : Je connais le lieu, je connais le moment, je sais ce que le Seigneur a dit.

Cela fait maintenant près de huit ans que le Seigneur m’a parlé pour la dernière fois : « Rassemble-Moi Mon peuple ». Et ceux qui ont lu les Lettres Circulaires en connaissent les détails. Parfois, cela m’attriste de ne plus avoir entendu la voix du Seigneur audible depuis des années ––je l’admets ouvertement–– mais Dieu est Dieu. Je ne peux pas Lui dire ce qu’Il doit faire. Si je suis Son serviteur, ce n’est pas moi qui décide de Lui, mais c’est Lui qui décide de moi.

Mais cela s’est produit dans la ville portuaire française de Marseille, alors que j’y prêchais la Parole, il y a des années. Un matin ––j’ai regardé l’heure après cette expérience–– il était 5 heures moins 5 du matin lorsque cette expérience a pris fin. J’ai été réveillé par la voix forte du Seigneur audible qui vient chaque fois d’en haut à droite, jamais de la gauche, jamais de l’arrière, toujours d’en haut à droite ; et Il m’a dit : « Lève-toi, et lis 2 Timothée chapitre 4 ». J’ai hésité un instant, il faisait froid dans la pièce et je ne savais pas trop si je pouvais m’habiller un peu et au moment où j’hésitais, la voix du Seigneur s’est fait entendre une deuxième fois, mais avec plus de puissance : « Lève-toi, et lis 2 Timothée chapitre 4 ». Je me suis bien sûr levé d’un bond, j’ai pris ma Bible qui était posée sur la petite table, et j’ai lu du verset 1 au verset 5, puis j’ai recommencé au verset 1, et quand je suis arrivé au verset 2, j’ai reçu la réponse et j’ai compris pourquoi Il m’avait été demandé de lire ce passage de la Bible précisément, ce passage-ci. Il est écrit ici, au verset 2 :

« Prêche la Parole, insiste en toute occasion favorable ou non, reprends, réprimande, exhorte avec toute la patience et l’enseignement ».

Ma tâche directe, ma mission directe, conformément à l’appel divin du 2 avril 1962, est la proclamation directe de la Parole de Dieu. Je ne suis pas ici pour raconter des histoires ou lancer des paraboles. Je suis ici pour prêcher la Parole de Dieu qui demeure éternellement, et ce, telle qu’elle nous a été transmise.

Si nous parlons maintenant de l’Église du Seigneur, qui est en effet « le fondement et la colonne de la vérité », alors nous devons également accepter qu’en tant que porteurs de la Parole divine qui nous a été confiée, nous ne pouvions tolérer, permettre, ni même encourager aucun mélange. Si Dieu nous a destinés à être les porteurs et les transmetteurs de ces vérités divines, assumons ensemble cette tâche et prions Dieu de tout cœur, afin qu’Il puisse, par Son Esprit nous baptiser dans Son corps, dans l’Église ; qu’en effet, rien d’humain, et encore moins les choses de l’ennemi, ne s’insinuent, ne s’infiltrent et ne gagnent du terrain dans l’Église du Seigneur, mais que Dieu Lui-même puisse définitivement, à la fin des jours dans lesquels nous vivons actuellement, qu’Il puisse faire naître à nouveau, appeler à l’existence une Église qui soit semblable à l’Église primitive dans l’enseignement, dans la vie, dans la pratique et tout ce qui s’y rapporte.

Vous constaterez qu’il existe des promesses à ce sujet dans les saintes Écritures. Encore deux ou trois passages concernant l’Église. Dans la lettre aux Hébreux au chapitre 12, je voudrais lire les versets 22 à 24. Hébreux chapitre 12, versets 22 à 24 :

« Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades d’anges d’une assemblée solennelle, de l’Église des premiers-nés inscrits dans les cieux, de Dieu, le juge de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel ».

Ici aussi, il est question de l’Église du Dieu vivant, des premiers-nés inscrits dans les cieux, non pas simplement des membres d’une communauté religieuse ou d’une communauté religieuse libre ou d’une congrégation, même d’une quelconque autre confession religieuse, mais de ceux qui ont la certitude de la foi que leurs noms sont écrits dans le Livre de vie de l’Agneau, qu’ils sont nés de nouveau, qu’ils ne sont pas seulement des enfants des hommes, mais qu’ils sont devenus enfants de Dieu par une expérience personnelle du salut avec Jésus-Christ, notre Seigneur. Je pense que de tels passages bibliques sont très très importants.

Or, s’il est écrit ici : « Vous êtes venus vers la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste », Paul n’a-t-il pas dit : « Nous sommes ici des étrangers et des pèlerins, car notre patrie est là-haut » ? Il est déjà écrit à propos d’Abraham qu’il habitait sous des tentes et cherchait la ville ––relisez-le dans Hébreux 11 versets 9 à 10–– qu’il cherchait la ville qui a des fondements solides, dont Dieu est l’architecte. Mais il y a là un mystère : Cette nouvelle Jérusalem, cette cité de Dieu, est associée à l’Église des premiers-nés et les premiers-nés ont part à la première résurrection. C’est pourquoi il est écrit dans le chapitre 20 de l’Apocalypse : « Bénis et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ». Dans Apocalypse 21 au verset 9, il nous est dit ce qui suit :

« Alors l’un des sept anges qui avait les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint et me dit : Viens, je te montrerai l’épouse, la femme de l’agneau. Il m’emporta alors en esprit sur une grande montagne et me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel venant de chez Dieu, revêtue (ou parée) de la gloire de Dieu ; son éclat était semblable à celui de la pierre précieuse la plus rare et à celui du jaspe cristallin ».

Nous ne pouvons pas lire ici des chapitres entiers. L’important est que nous reconnaissions que Dieu a accompli le salut en Christ. Christ était le premier-né parmi de nombreux frères. Tous ceux qui naissent de nouveau pour une espérance vivante par la semence divine de la Parole et par le Saint-Esprit, sont également incorporés au corps du Christ, au corps du Seigneur, par le Saint-Esprit, conformément à 1 Corinthiens chapitre 12, versets 12 et 13. C’est ici, après le festin des noces et après les mille ans, que l’épouse est alors désignée comme l’épouse de l’Agneau. Dans Apocalypse 19, nous lisons encore ou entendons le terme « épouse ». Je lis le verset 7. Apocalypse 19, verset 7 :

« Réjouissons-nous, exultons et rendons-lui gloire, car les noces de l’Agneau sont venues et son épouse s’est préparée ».

Mes bien-aimés, je ne peux pas faire autrement. Je dois dire la vérité aux hommes, et cela, agissant de la part de Dieu. Je dois également inclure dans la proclamation les promesses et les prophéties qui ont été données pour notre temps, pour les derniers jours. Nous avons besoin d’une orientation divine et spirituelle, nous avons besoin de directives venues du ciel ; nous devons être capables de lire les signes des temps et comprendre à quel moment grave de l’histoire de l’humanité nous sommes réellement parvenus.

Je n’exagère pas quand je dis que, compte tenu de l’accomplissement des prophéties bibliques, on peut affirmer que nous pouvons nous attendre au retour de Jésus-Christ d’ici très peu de temps, vraiment d’ici très peu de temps et je n’hésite pas à le dire ! Ceux qui veulent contester n’ont pas à s’en prendre à moi. Ils peuvent se confronter à Dieu et à la Parole de Dieu, mais pas à moi ! Je n’ai pas écrit ces choses, je ne les ai pas dites, je ne fais que les transmettre. Et nous allons, en effet, examiner un certain nombre de passages bibliques, qui apportent également des éclaircissements à ce sujet, afin de savoir et de reconnaître que nous ne vivons pas seulement dans les derniers temps, mais à la fin des derniers temps.

Je voudrais pour l’instant ne lire que deux passages, car ce n’est pas notre sujet ce matin, mais simplement pour vous le mettre sous les yeux. Dans l’évangile selon Matthieu au chapitre 24, notre Seigneur a effectivement parlé de la fin des temps, de nombreux faux prophètes, de faux christs et ainsi de suite, qui viendraient et induiraient beaucoup de gens en erreur. Il nous met en garde de ne pas les suivre. Et ici, nous pouvons rappeler une fois de plus que tout ce qui se passe doit être examiné, et ce à la lumière de la Parole de Dieu, non pas à partir de notre propre position. Mais celui qui veut examiner et déterminer de manière divine si une chose est vraie, doit se placer sur le fondement de la parole de Dieu et tout juger d’un point de vue divin. Mais écoutez bien ce que le Seigneur dit clairement ici. Matthieu 24 verset 8 et peut-être aussi très rapidement le verset 6 :

« Vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerres : prenez garde, ne vous laissez pas effrayer par cela, car il faut que ces choses arrivent, mais ce n’est pas encore la fin ». Remarquons bien la formulation exacte : « il faut que cela arrive, mais ce n’est pas encore la fin. Car une nation s’élèvera contre une autre et un royaume contre un autre ; il y aura aussi des famines et des tremblements de terre ici et là » et voici maintenant le verset 8 : « Mais tout cela n’est que le commencement des douleurs ».

Ce n’est pas encore la fin, mais l’introduction à la fin, le commencement des douleurs. Paul a contemplé la fin de cette époque dans laquelle nous vivons, et écrit aux Thessaloniciens dans 1 Thessaloniciens chapitre 5 au verset 3 :

« Quand ils diront : C’est la paix et la sécurité ! alors la ruine les surprendra soudainement, comme les douleurs surprennent une femme enceinte, et ils n’échapperont certainement pas ».

Le Seigneur Jésus a parlé de manière générale de l’introduction à la fin des temps par des guerres, des cris de guerre ––et nous avons connu tout cela : Un continent est ou a été ravagé par la guerre, un autre par des inondations, un troisième par des tremblements de terre ; des catastrophes de toutes sortes se sont abattues sur cette terre, et cela va encore s’intensifier–– mais lorsqu’il s’agit de ce qui se passera tout à la fin, ce ne sont plus la guerre et les cris de guerre, mais la paix et la sécurité. Là où la Parole de Dieu intervient quelque peu dans le cours des événements politiques, nous devons et pouvons, nous aussi, par la force des choses, en parler et l’observer.

Je ne suis pas un prophète, mais par la grâce de Dieu j’ai également reçu du Seigneur la partie prophétique de l’histoire du salut. Il n’y a personne qui puisse s’attribuer quoi que ce soit, à moins que cela ne lui soit donné par Dieu. Tous ceux qui me connaissent depuis de nombreuses années, savent que j’ai prédit l’unification de notre pays il y a bien longtemps ; et lorsque monsieur Gorbatchev, je crois que c’était en 1985, est arrivé au pouvoir en Union Soviétique, j’ai dit : « C’est l’homme selon le cœur de Dieu ». Et si vous avez tous suivi cela, chers auditeurs, combien de conférences sur la paix et le désarmement ont eu lieu depuis ce jour, depuis cette époque ! Et c’est lui qui a fait des propositions courageuses.

Et nous voyons que l’évolution venue du peuple a submergé les politiciens. Ces dernières années et surtout ces derniers mois, ce ne sont plus les politiciens qui ont fait la politique. Les politiciens ont eu du mal à s’adapter à ce qui se passait parmi le peuple et à ce qui se passait par le peuple, que ce soit dans la rue ou ailleurs. Pourquoi tout cela ? Comme je l’ai dit, ce n’est pas tout à fait notre sujet ce matin. Cet après-midi nous devrons aborder ces questions pour vous montrer clairement de quelle manière la prophétie biblique s’accomplit là aussi.

Que vous vouliez l’admettre ou non, mais le dernier livre de la Bible était lui aussi jusqu’à récemment un livre scellé de sept sceaux. Et quiconque a lu l’histoire des communautés religieuses peut y découvrir que Martin Luther en particulier, le plus grand homme que nous ayons eu dans ce pays, ne savait que faire de l’Apocalypse ! Il avait même des réticences au départ à l’inclure dans la Bible. Qu’en est-il ? C’est, bien sûr, un livre mystérieux, et tant que le temps n’était pas venu, on ne pouvait pas encore comprendre ces choses, on n’y avait pas accès. Ce n’est que lorsque vient le temps de certains événements dans le royaume de Dieu, et d’une manière générale ceux qui ont été prédits dans la prophétie biblique, ce n’est qu’alors que Dieu nous ouvre l’intelligence pour les comprendre et ce n’est qu’alors que nous pouvons replacer toutes ces choses dans leur contexte biblique tel qu’elles ont été planifiées par le Seigneur et prédites dans Sa Parole.

Dans l’Église du Seigneur, divers ministères ont été établis pour son édification. Je lis à ce sujet dans 1 Corinthiens chapitre 12 verset 28. Il est écrit ici ce qui suit… 1 Corinthiens chapitre 12 verset 28 :

« Or, Dieu a établi dans l’Église premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des docteurs ».

Nous parlons aujourd’hui de l’Église du Nouveau Testament dans sa vocation et sa configuration d’origine, telle que Dieu les a conçues et planifiées. Je voudrais vous demander, mes très chers auditeurs ou auditrices –on peut bien sûr dire les deux– : Où trouve-t-on aujourd’hui une telle Église, dans laquelle les ministères véritablement bibliques, et non pas quelqu’un qui dit qu’un ange a fait descendre du ciel quelque quelques tables sur telle ou telle montagne, que je les ai recopiées, puis que l’ange les a reprises et que j’ai raconté n’importe quoi au peuple ? Je ne parle pas de cela ! Je ne parle pas de gens qui se présentent comme des prophètes.

Quand il est question de prophètes dans la Parole de Dieu, de prophètes, d’apôtres et de docteurs qui ont été placés dans l’Église, il ne s’agit pas de fantaisistes qui ont eu une idée à un moment donné et qui la présentent ensuite au peuple. Nous n’avons pas besoin d’un ange qui descendrait du ciel avec des tables pour nous apporter quoi que ce soit de plus ! Dieu n’a rien oublié, au contraire, Dieu a même annoncé la malédiction sur quiconque ajouterait quoi que ce soit au témoignage achevé des saintes Écritures. Et cela est écrit très clairement dans le dernier chapitre du Nouveau Testament. Je vais le lire. Apocalypse chapitre 22 verset 18 :

« Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu lui infligera les fléaux décrits dans ce livre ».

Tout ajout est fatal, tout simplement fatal. Dieu n’a rien oublié. Personne ne doit dire : « Attendez, un instant, il manque encore quelque chose ». Il ne manque rien ! Nous avons l’Ancien et le Nouveau Testament, et les deux sont achevés et Paul est même allé jusqu’à dire que personne n’a le droit d’ajouter quoi que ce soit à un Testament. Même pour un testament terrestre, ce serait criminel si quelqu’un, après la mort de celui qui l’a rédigé, y écrivait encore et ajoutait ce qui lui plaît. Et, on serait autorisé à ajouter quelque chose au Testament divin ? C’est une question à laquelle il faut bien réfléchir ! Le testament divin a pris effet avec Celui qui l’a établi, et est entré en vigueur avec Celui qui l’a établi, et c’est Jésus-Christ, notre Seigneur. Et Il a dit lors de la lors du souper : « Ceci est la nouvelle alliance en Mon sang ». Il a établi un Testament. C’est pourquoi nous avons l’Ancien et le Nouveau Testament. Dieu n’a rien oublié. C’est ainsi que, par de fausses interprétations et de fausses inspirations, de nombreuses choses se sont glissées qui n’appartiennent pas à la proclamation originelle et encore moins à l’Église du Dieu vivant.

Ainsi donc, Dieu a établi dans l’Église des prophètes, des enseignants, des apôtres etc. Je lis également à ce sujet Éphésiens chapitre 4 versets 11 et 12 où il est dit de Jésus :

« Et c’est lui qui a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme bergers et docteurs » voici maintenant la justification, la raison au verset 12 : « Afin de rendre les saints aptes à exercer le ministère de l’Église, pour l’édification du corps de Christ ».

L’Église du Seigneur forme le corps qui se compose de nombreux membres, et ces ministères ont été établis pour l’édification spirituelle. Tout le monde ne peut pas être prophète, tout le monde ne peut pas être apôtre. C’est Dieu qui en décide ! Et il n’y a personne qui dirait de lui-même : « Je suis prophète » ou « je suis apôtre ». On pourrait alors dire tout de suite : « oublie ça ! ». Il n’y a que des ministères, il n’y a que des ministères que Dieu a établi dans l’Église, mais personne qui puisse prendre de grands airs, lever le nez et dire de lui-même : « Je suis ceci ou cela », ou alors se présenter en tant que tel. Je voudrais dire et lire un passage de Matthieu au chapitre 23, afin de nous montrer que des prophètes et des ministères ont également été annoncés pour le Nouveau Testament, y compris par notre Seigneur. Matthieu 23 verset 34 :

« C’est pourquoi voici, Je vous envoie des prophètes, des sages et des docteurs. Parmi eux vous en tuerez et en crucifierez certains, vous en flagellerez d’autres dans vos synagogues et vous les persécuterez de ville en ville ».

Je ne sais pas pourquoi il en est ainsi, mais vous pouvez bien sûr continuer à lire ici dans ce chapitre indiqué, les vrais croyants ont toujours été persécutés, lapidés et tués, précisément parce qu’ils étaient porteurs de la parole divine. Ici notre Seigneur dit au verset 35 :

« Afin que retombe sur vous tout le sang innocent qui a été versé sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez assassiné entre le temple et l’autel des holocaustes ».

De tout temps on a prêté attention aux faux prophètes, car ils annonçaient aux hommes des choses qui leur plaisaient. Les vrais prophètes qui, au nom de Dieu, proclamaient la pure Parole de Dieu, la vérité, ont toujours été persécutés, toujours lapidés et ainsi de suite. Pourtant le Seigneur a promis : « Je vous enverrai des prophètes », comme nous l’avons lu, et surtout et je vous prie de prendre cela très au sérieux, non pas pour moi mais pour vous. Il ne s’agit pas seulement de mon salut, il s’agit aussi en fin de compte de votre salut si vous prenez l’éternité au sérieux.

Puisque nous sommes désormais entrés dans un processus prophétique, c’est-à-dire dans une période de l’histoire de l’humanité où la prophétie biblique s’accomplit, il fallait un ministère prophétique pour proclamer la Parole prophétique qui est aujourd’hui d’une actualité brûlante dans son sens divin, et pour la replacer dans son contexte approprié. Il ne suffit pas aujourd’hui que j’enfile une soutane ou que je me présente peut-être comme un évangéliste hollywoodien pour faire de grandes déclarations, parler de guérisons et de bien d’autres choses, puis quitter la salle et les lieux. Les gens ont droit, un droit donné par Dieu, d’être informés, d’entendre la vérité, d’apprendre quelque chose sur l’accomplissement de la prophétie biblique. Nous ne pouvons pas nous contenter de jouer un peu à la religion et d’assister à un beau culte accompagné de grandes musiques d’orgue et de chants, puis d’attendre l’amen et de rentrer rapidement chez nous. Dieu a plus à nous offrir !

Et tout comme lors de la première venue du Christ ––je crois qu’il est très important de le dire, si le docteur Larkin a bien compté–– cent neuf prophéties de l’Ancien Testament se sont accomplies lors de la première venue du Christ. Tout, absolument tout avait été prédit, de la naissance à l’ascension. Le ministère, les souffrances et la mort, tous les détails ont été prédits dans la prophétie biblique concernant la première venue du Christ.

Et maintenant je vous pose la question, mesdames et messieurs, chers auditeurs, chers frères et sœurs : les scribes de l’époque n’auraient-ils pas dû reconnaître que tant de prophéties bibliques qu’ils connaissaient pourtant, mais dont ils ne comprenaient pas l’accomplissement, s’étaient accomplies à leur époque ? Et aujourd’hui on pourrait se prendre la tête et se poser la question : comment a-t-il été possible, comment a-t-il été possible devant Dieu dans les cieux que des hommes sur la terre qui chantent alléluia, qui célèbrent le culte, qui offrent les sacrifices, qui peuvent chanter chaque Psaume, chanter avec ferveur et avec tambour et trompette, soient passés à côté de ce que Dieu a accompli ? En était-il ainsi ou n’en était-il pas ainsi ? Notre Seigneur a dit : « Combien de fois ai-je voulu rassembler vos enfants comme une poule rassemble ses poussins ? Mais vous ne l’avez pas voulu ».

Il est incompréhensible que des hommes, oui, le peuple d’Israël, le peuple de Dieu — aujourd’hui on dirait la chrétienté, les chefs spirituels — n’aient pas la capacité de comprendre rapidement. Mais voyez, Dieu fait toujours les choses à Sa manière : Il envoie l’un de Ses serviteurs et prophètes pour pouvoir parler directement et révéler de quoi il s’agit et ce qui doit arriver. Il y a eu Noé, il y a eu Abraham, Moïse, Élie, il y a eu des hommes de Dieu à toutes les époques que le Seigneur a utilisés d’une manière particulière, par lesquels Il a pu parler, par lesquels Il a pu agir et aussi annoncer ce qui allait t’arriver ou ce qui arrive.

Et si, lors de la première venue du Christ, tant de prédictions se sont accomplies et que la prophétie biblique a suivi son cours sans que les responsables spirituels ne s’en aperçoivent, alors cela n’a aucun sens que nous les jugions aujourd’hui, mais nous devrions nous frapper la poitrine et nous poser la question : « Ai-je compris Dieu dans Son action maintenant, à notre époque ? Est-ce que je vois le déroulement prophétique de la parole de Dieu ? ». Avons-nous compris ? Juger ce qui n’a pas été reconnu à l’époque ne sert à rien pour aucun d’entre nous aujourd’hui ! Nous devons simplement en tirer la leçon, afin de ne pas commettre les mêmes erreurs.

À l’époque, « un homme envoyé par Dieu » est apparu. J’aime cette expression. Il y avait beaucoup d’hommes qui lisaient la Thora, beaucoup qui observaient leur culte chaque sabbat ; et le Seigneur avait dû dire dans Marc 7 verset 7 : « En vain M’honorent-ils, car ils enseignent des préceptes qui sont des commandements d’hommes » et cela continue ainsi : « Ce peuple M’honore des lèvres, mais spas du cœur ».

Il y a tant de choses aujourd’hui dans le christianisme ! Je ne juge pas. Je souhaite moi-même que ma relation avec Dieu devienne encore plus intime. Je ne suis pas ici en tant que critique. Je me tiens ici avec une profonde mélancolie dans mon cœur, car je souhaite moi-même aller au ciel et je souhaite que tous ceux qui entendent la Parole de Dieu et y croient soient également prêts pour aller au ciel. Mais, il s’agit simplement du fait que nous devons être mis en relation avec Dieu.

Il y a des gens, je m’y connais un peu, qui disent : « Je suis en relation avec tel ou tel évangéliste ». Vous connaissez bien ce genre de propos. Et là, j’ai de nouveau mal au cœur. Nous ne sommes pas en communion avec un homme. Nous avons besoin de la communion avec Dieu. Cette communion est tout simplement indispensable. Dieu peut Se servir des hommes, et cet après-midi, je mentionnerai peut-être le frère Branham, dont Dieu s’est servi d’une manière particulière.

Et si je peux me permettre d’ajouter cela ici, quand on pense par exemple à la pré-Réforme ou même à la Réforme elle-même qui a ensuite suivi son cours, on ne peut pas faire autrement ! On mentionne alors des personnes dont Dieu s’est servi. J’étais en Tchécoslovaquie le week-end dernier, et à ma grande surprise, on y célébrait Huss ! On célébrait l’anniversaire de la mort du pré-réformateur Jan Huss, qui a été brûlé le 6 juillet à Constance, et c’est devenu un jour férié dans tout le pays.

Il y a eu des hommes dont Dieu s’est servi, que ce soit Huss là-bas, Martin Luther ici, Érasme à Rotterdam, Calvin à Genève, Zwingli à Zurich ou encore Wyclif en Angleterre ; il y a eu des hommes, et plus tard, qu’il s’agisse de John Wesley, de William Booth ou de bien d’autres, il y a eu des hommes dans l’histoire des communautés religieuses, tout comme il y a eu des prophètes et des apôtres, il y a eu des hommes que Dieu a utilisés à leur époque. On pourrait parler de Spurgeon, de Moody, de Finney, on pourrait parler de beaucoup d’autres, mais ce n’est pas notre tâche. Je mentionne simplement qu’il est tout à fait possible que nous regardions vers le passé et voyions ce qui s’est passé, mais que nous ne reconnaissions pas actuellement ce que Dieu fait maintenant.

Nous vivons maintenant et nous devons être mis à jour selon la prophétie biblique dans le royaume de Dieu, afin de reconnaître maintenant ce que Dieu fait à notre époque. Il ne suffit absolument pas de reconnaître le passé. Et à ce sujet, cet homme de Dieu a vraiment prononcé une parole pertinente : « Les gens louent toujours Dieu pour ce qu’Il a fait dans le passé et ils Le louent pour ce qu’Il fera à l’avenir, mais ils passent à côté de ce qu’Il fait actuellement ».

Il est absolument nécessaire que nous nous raccordions dès maintenant à l’œuvre de Dieu, à l’action de Dieu, que nous soyons mis en phase, en accord avec Dieu et la Parole de Dieu, afin de pouvoir ensuite assister à l’achèvement et, lors du retour du Seigneur, assister à la transformation et à l’enlèvement. Que personne ne s’imagine pouvoir y entrer quand bon lui semble. Le cours de Dieu et les choses qui se passent dans le royaume de Dieu suivent une certaine évolution. Vous savez bien ce qui est écrit dans Luc 16 verset 16 :

« La loi et les prophètes ont duré jusqu’à Jean ; depuis lors, le royaume de Dieu est annoncé…» et il est également écrit : « il se fraye un chemin » et « celui qui use de la force y pénètre ». Il faut être transféré dans le royaume de Dieu pour pouvoir constater ce qui s’y passe. Si je n’étais pas entré dans cette salle de fête, je ne saurais pas ce qui s’y passe. Il faut entrer dans le vif du sujet pour savoir ce qui se passe et encore plus, pour y prendre part. Celui qui reste dehors se pose des questions. Celui qui est à l’intérieur comprend de quoi il s’agit. Croyez-moi, tout est en jeu. Et maintenant, c’est vraiment ce qui compte.

Et je ne veux effrayer personne. Je dois seulement pouvoir rendre des comptes à ma conscience et devant Dieu, et c’est pourquoi je dois attirer l’attention sur ces choses, à savoir que l’Église du Dieu vivant va maintenant connaître son accomplissement, sa perfection, son achèvement, car nous sommes tout près du retour de Jésus-Christ, notre Seigneur, et nous l’avons lu dans Apocalypse chapitre 19, « Son épouse s’est préparée, et il lui a été accordé de se revêtir d’un fin lin d’une blancheur éclatante ».

Dieu a un plan avec le peuple d’Israël. C’est pour eux que le figuier a été donné comme symbole dans les saintes Écritures. Leur retour est l’un des signes les plus sûrs que nous vivons actuellement dans les derniers temps ; et le Seigneur a dit : « Quand vous verrez tout cela, relevez la tête, car vous savez… », non pas « vous pressentez », « vous pensez », mais « vous savez que votre délivrance approche, que votre rédemption est proche ». Loué soit le nom du Seigneur pour de telles paroles ! Mais c’est là encore un sujet dont nous aimerions parler cet après-midi, avec l’aide de Dieu, pour voir de quelle manière la prophétie biblique se réalise à cet égard en nos jours.

Ce matin, il s’agit simplement de savoir d’abord qu’est-ce que l’Église du Dieu vivant et qui en fait partie. Nous avons lu les passages bibliques à ce sujet. Elle est appelée l’Église des premiers-nés. Le Christ, le Premier-né, nous les premiers-nés ; Lui engendré par l’Esprit, nous engendrés par l’Esprit et nés de nouveau pour une espérance vivante ; Lui le premier-né parmi de nombreux frères ; en Lui et par Lui, le commencement divin de la nouvelle création a été établi. Et c’est pourquoi il est écrit dans l’Apocalypse chapitre 3, au premier verset de la dernière épître, qu’Il est le témoin véritable, fidèle, le commencement de la création de Dieu, Il est le second Adam. Il y a eu le premier Adam et l’humanité qui en a découlé. Il y a le second Adam, Jésus-Christ, notre Seigneur.

Tout comme Il a été conçu de l’Esprit puis est né, nous devons, nous aussi, être conçus de l’Esprit, engendrés par l’Esprit, et ensuite naître de nouveau pour une espérance vivante. Les enfants des hommes doivent devenir des enfants de Dieu. Son Esprit doit pouvoir rendre témoignage à notre esprit que nous sommes devenus enfants de Dieu. Dans l’évangile selon Jean au chapitre 1, il est écrit : « Mais à tous ceux qui l’ont reçu, Il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à savoir à ceux qui croient en Son nom ». Si nous sommes enfants, poursuit Paul, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Jésus-Christ.

En tant que croyants, nous avons un grand avenir. Les incroyants n’ont aucun avenir, ils n’ont pas d’espérance vivante et cela nous fait beaucoup de peine. Nous en sommes attristés. Mais je crois que Dieu va encore récolter une grande moisson et que beaucoup encore — je ne voudrais pas dire des millions, je le souhaiterais, j’aimerais bien que ce soit des millions— deviendront croyants avant que le temps de la grâce ne s’achève et que les jugements de Dieu ne s’abattent sur cette terre. Il arrivera que le temps de la grâce touche à sa fin et que le Seigneur revienne pour emmener les Siens dans la gloire, et qu’alors, le grand et terrible jour du Seigneur se lève et que les hommes soient pris de peur et d’angoisse ici-bas sur cette terre.

Église du Dieu vivant, la multitude rachetée à la croix à Golgotha, ceux qui ont reçu et accueilli et accepté Jésus-Christ et qui ont reçu la vie éternelle par lui, il n’y a pas lieu de philosopher quand on dit : « Seul celui qui a la vie éternelle peut vivre éternellement ». Seul celui qui a la vie éternelle peut vivre éternellement. Et il n’existe qu’une seule forme de vie éternelle et c’est la vie de Dieu. Dieu est d’éternité en éternité : Il n’a pas de commencement, Il n’a pas de fin. Dieu S’est révélé en Jésus-Christ, notre Seigneur, et ainsi, dans la première épître de Jean au chapitre 5 au verset 20, il nous est dit ceci :

« Mais nous savons que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour que nous connaissions le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. Celui-ci qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle ». Dans le même chapitre, au verset 11, il est écrit : « Et ce témoignage est le suivant : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie ».

Quelle gravité dans ces paroles ! Ce n’est pas un acte religieux, ce n’est pas une conversion du catholicisme au protestantisme, ce n’est pas un passage d’une communauté religieuse à une autre ou d’une congrégation libre à une autre, cela ne suffit pas. Une conversion au Dieu vivant, au nom de Jésus-Christ, de tout son cœur, de toute sa pensée, de toute son action, oui de toute sa vie. C’est seulement ainsi que Dieu pourra poursuivre en nous ce qu’Il a pu commencer. Il faut que le commencement soit fait.

Nous pouvons lire dans l’épître aux Philippiens que Dieu achèvera l’œuvre qu’Il a commencée jusqu’au jour de Jésus-Christ. Mais si rien n’a encore été commencé en nous, comment cela pourrait-il être achevé ? Il faut d’abord que Dieu puisse faire un commencement, puis une suite à ce commencement, et ensuite seulement l’achèvement. Comment un homme pourrait-il connaître l’achèvement, si rien n’a encore été commencé ?

Quiconque lit le récit de la création y trouvera écrit : « Et le septième jour, Dieu acheva Son œuvre et Se reposa de tout ce qu’Il avait fait ». Mais il y a eu un commencement, une suite, puis l’achèvement. Dans notre vie personnelle aussi, Dieu doit pouvoir faire un commencement. Nous devons connaître un jour et une heure dans notre vie où ce commencement, cette rencontre personnelle avec Dieu, cette conversion, cette illumination par la lumière céleste, ce retour vers le Seigneur ont eu lieu, afin de pouvoir dire avec Paul : « J’ai été crucifié avec le Christ ; ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi ; et ce que je vis encore maintenant, je le vis dans la foi au Fils de Dieu ». Il ne s’agit toutefois pas seulement d’un enseignement, d’une idée, d’une connaissance. Il s’agit ici de Dieu, il s’agit de la vie éternelle, il s’agit de notre salut. C’est pourquoi la proclamation de la vraie Parole de Dieu est si importante.

Pour en revenir au cours du temps dans lequel nous vivons, j’ai répété à maintes reprises que je ne souhaitais pas aborder ce sujet en cette heure de la matinée, mais permettez-moi tout de même de le dire clairement : Il n’était pas seulement question du figuier, mais aussi de tous les autres arbres. On peut le lire dans Luc 21 verset 29, on peut le lire dans l’évangile selon Luc. Et si le figuier désignait déjà le peuple d’Israël, selon le symbole de l’Ancien Testament, alors tous les autres arbres désignent justement tous les autres peuples. Je voudrais vous le lire, s’il vous plaît, ici dans Luc 21 verset 29 :

« Il leur dit alors une autre parabole : Regardez le figuier et tous les autres arbres. Dès qu’ils bourgeonnent » — pas seulement un arbre, mais dès qu’ils (au pluriel), bourgeonnent — « vous savez en le voyant que l’été est proche. De même, quand vous verrez tout cela arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche ».

Si vous souhaitez connaître la parabole de l’Ancien Testament, elle se trouve dans Osée chapitre 9 verset 10. Là, Israël est déjà comparé au figuier dans la prophétie biblique. Que vous le sachiez ou non, depuis l’époque de Nebucadnetsar, le peuple d’Israël a été dispersé aux quatre coins du monde. Et depuis que Titus a assiégé Jérusalem en l’an soixante-dix après Jésus-Christ, la fin est venue et la dernière et définitive dispersion à travers le monde a suivi son cours. Mais Dieu a dit dans la prophétie biblique : « À la fin des jours, Je vous ramènerai de tous les peuples dans votre pays ». J’ai écrit à ce sujet. Il existe, en effet, de très nombreux passages bibliques à ce sujet.

Quand il est question ici du figuier comme du peuple d’Israël et des autres arbres qui bourgeonneront, je voudrais juste rappeler très brièvement ce qui s’est passé après la Deuxième Guerre mondiale : Toute l’Asie, toute l’Afrique s’est libérée du joug sous lequel se trouvaient les différents pays. Tout est devenu indépendant, a obtenu la neutralité ou la souveraineté. Quand je pense qu’à l’époque de la Deuxième Guerre mondiale, exactement quarante-neuf nations étaient sous la couronne britannique et que depuis, toutes sont devenues indépendantes, toutes ont poussé de nouvelles pousses, toutes ont rejeté le joug, sont devenues indépendantes tout comme Israël est devenu indépendant depuis le 14 mai 1948, nous avons l’État d’Israël. On nous a rapporté à plusieurs reprises comment on chantait et on exultait dans les rues de Jérusalem.

Que vivons-nous ces derniers temps ? Et je voudrais que l’on y prête attention et que nous y réfléchissions. Juste après la Deuxième Guerre mondiale, beaucoup ont rejeté le joug et sont devenus indépendants, et maintenant, à la fin de cette génération, de cette époque, ce sont les derniers qui rejettent le joug et qui doivent simplement encore vivre, selon la prophétie biblique, le fait qu’ils ne sont plus sous une autre domination mais qu’ils obtiennent leur souveraineté. Le figuier et tous les autres arbres bourgeonneraient, Israël et toutes les nations briseraient le joug et obtiendraient leur indépendance. Quand je pense à la prophétie biblique, juste deux passages à ce sujet, l’un tiré du prophète Daniel, du livre du prophète Daniel chapitre 2 verset 21 :

« C’est lui qui change les temps et les circonstances, qui destitue les rois et en établit d’autres, qui donne la sagesse aux sages et l’intelligence aux intelligents ».

Dieu arrange les choses ainsi, Il destitue les rois et Il en établit d’autres. N’avons-nous pas vu ces derniers mois dans cinq pays d’Europe de l’Est comment Il destitue et comment Il établit ? Tout ce qui ne s’inscrit pas dans le cours prophétique doit disparaître et ce qui y a sa place doit venir. Je n’ai pas grand-chose à voir avec la politique, pratiquement rien, mais lorsque Mr. Honecker a déclaré lors de la dernière visite de Gorbatchev à Berlin l’année dernière : « Le mur restera debout encore cent ans », une phrase m’est venue aux lèvres que je n’oublierai jamais. Et lorsque Mr. Gorbatchev a ensuite inscrit dans le livre d’or : « L’histoire punit ceux qui arrivent trop tard », j’ai ajouté la deuxième phrase et dit : « Elle te punira ».

Le fait est que le temps presse. Nous n’avons rien contre les gens. Il y avait des idéologies et je ne m’en cache pas, j’ai moi-même dû revêtir l’uniforme de la jeunesse hitlérienne pendant les derniers mois de la guerre. Je sais quelles contraintes et quelles pressions ont été exercées. Je ne veux accuser personne, ce n’est pas mon genre, car j’ai compris tout ce que les systèmes totalitaires peuvent entraîner. Alors, sans rancune, nous souhaitons de tout cœur la bénédiction de Dieu à tous. Mais nous sommes reconnaissants que la page de l’histoire soit tournée. Nous sommes reconnaissants de l’évolution actuelle.

Il faut toutefois ajouter qu’il s’agit désormais de l’accomplissement de la prophétie biblique. Le prophète Daniel a en effet vu quatre empires se succéder, et le dernier empire était justement l’Empire Romain. Et ceux qui connaissent très bien l’histoire —je l’ai même noté— ceux qui la connaissent bien savent qu’il était souvent appelé le saint Empire Romain de la nation germanique.

La division qu’il y a à travers notre pays, qui a traversé l’Europe, devait être éliminée, afin qu’une puissance paneuropéenne puisse émerger, sur laquelle le pouvoir religieux s’imposerait plus tard, chevaucherait. Là encore, nous ne pouvons pas être précis ni entrer dans les détails, mais c’est sur la base de la prophétie biblique que nous avons dit ces choses, non pas parce que nous aurions reçu une révélation particulière, mais parce que nous avons reconnu l’accomplissement de la révélation qui nous avait déjà été donnée dans la Parole de Dieu.

En 1957, je peux me souvenir très bien de monsieur de Gaulle, un homme qui avait une très haute opinion de lui-même, qui croyait fermement en lui-même et en sa grande nation, il a déclaré à l’époque à Rome qu’il s’agissait de créer une Europe Unie, de l’Atlantique à l’Oural, 1957, lors de la signature des traités de Rome. La déclaration de monsieur de Gaulle. Pourquoi les « traités de Rome » ? Pourquoi pas les traités de Washington ? Pourquoi pas les traités de Moscou ? Pourquoi les traités de Rome ? L’Empire Romain, tel qu’il était, englobant toute l’Europe, doit maintenant être unifié, et même les mêmes formulations que celles que monsieur Gorbatchev a lancées récemment et que de nombreux politiciens ont reprises. On parle de la « maison paneuropéenne », dans laquelle tout le monde a sa place. L’un de nos politiciens a même cité Jean 14 à ce sujet et déclaré : « Dans la maison de notre Père, il y a beaucoup de demeures ». Pouvez-vous imaginer cela ? Il cite Jean 14 ! Cela n’a vraiment rien à voir avec l’évolution politique, mais il a prononcé ce passage et l’a appliqué précisément en référence à la notion de maison paneuropéenne. Pourquoi des traités signés en 1957 ?

Et nous savons que tout doit être bouclé d’ici 1992, une banque centrale européenne, européenne. Pourquoi tout cela ? Parce que cela a été prédit ainsi dans la prophétie biblique. Et qu’avons-nous lu tout à l’heure ? « Quand on dira, c’est maintenant la paix et la sécurité » ; ne l’avez-vous pas lu dans les gros titres ? Conférence de paix, pour parler de désarmement, sécurité ici en Europe Centrale, à bas les SS 20 missiles, à bas les missiles de croisière là-bas, à bas, à bas tout, détruisez les armes. On pourrait presque dire : « Les épées sont transformées en socs de charrue ». Les développements politiques et religieux suivent leur cours effréné. Nous avons pour mission de suivre de très près la situation, d’observer son évolution et d’en tirer les leçons. Très bientôt, en un clin d’œil, cette partie de la prophétie biblique s’accomplira, et ce sera la première puissance sur terre, cette Europe Unie dont il est question. Et la paix pour laquelle on lutte actuellement, le désarmement, la sécurité, font également partie intégrante de la prophétie biblique et de son accomplissement.

J’ai lu tout à l’heure le passage du prophète Daniel. Je voudrais lire très brièvement le passage de Luc 1, plus précisément le verset 52. Il est écrit ici :

« Il renverse les puissants de leurs trônes, et il élève les humbles ».

Dieu tient toute chose entre Ses mains. Tout doit se passer comme Il le veut, comme Il l’a prévu. Certains se sont sûrement déjà demandé pourquoi telle ou telle chose a dû arriver. Ne posez pas cette question ! Il n’est pas facile d’y répondre. Il y a des choses qui restent inexplicables pour nous, êtres humains : Les génocides, en particulier ce qui est arrivé au peuple d’Israël, aux Juifs sous le Troisième Reich. On pourrait vraiment se demander, comme l’a dit un non-croyant, un athée : « Où était Dieu quand tout cela s’est produit ? ». Il y a des choses qui ne sont pas compréhensibles pour nous, êtres humains. Peut-être que Dieu nous donnera l’explication dans l’au-delà. Concentrons-nous sur les choses que Dieu a destinées pour nous, qui sont maintenant d’une importance capitale.

Je voudrais résumer brièvement ce dont nous avons parlé aujourd’hui. Il y a eu une multitude de réflexions et de passages bibliques. Il s’agit de l’Église du Dieu vivant, de la troupe rachetée par le sang qui participera à la gloire lors de la première résurrection, il s’agit de son appel à sortir, de sa préparation, de son achèvement en vue du jour du retour de Jésus-Christ, il s’agit de ce que, dans l’Église du Dieu vivant, les enseignements donnés au commencement et la pratique du christianisme primitif retrouvent leur validité. Que les choses soient simplement rétablies avec l’aide de Dieu telles qu’elles étaient au commencement : C’est là l’objectif principal.

Et ensuite, il s’agit d’Israël en tant que peuple de l’alliance tout à fait naturel de Dieu, qui est en effet revenu de plus de cent pays et dont de plus en plus reviennent, notamment de l’Union Soviétique, car là aussi en Israël, après l’enlèvement le Seigneur Dieu appellera d’abord cent quarante-quatre mille personnes à sortir par le ministère des deux prophètes, jusqu’à ce que tout Israël soit ensuite sauvé. Et ensuite, il s’agit de comprendre, d’un point de vue politique, ce qui se passe actuellement, la constellation globale. Et vous savez très bien : C’est ici chez vous que cela se manifeste le mieux, que des hommes religieux ont déposé leurs soutanes et se sont entièrement tournés vers la politique.

En effet, dans les derniers temps, on en arrivera à ce que les hommes de religion fassent de la politique et que les hommes de la politique fassent de la religion, qu’il y ait un tout commun, car l’un doit bien être rattaché à l’autre et ainsi on travaillera main dans la main. Je peux également vous dire ce qui viendra ensuite d’après les saintes Écritures : viendront alors le boycott puis la persécution de tous ceux qui ne se rallieront pas à cette cause commune et n’en feront pas partie. Mais nous ne pouvons pas non plus aborder ces sujets plus en détail aujourd’hui dans le cadre de cette méditation.

Croyez-moi, nous vivons à la veille du retour de Jésus-Christ, au cœur de l’accomplissement des prophéties bibliques. Nous voyons la dernière génération, si l’on peut en témoigner ainsi. Je ne sais pas exactement si c’était Mc Govern, l’un des hommes du Sénat, à Washington, qui a dit, et il a dit très franchement : « Nous sommes la première génération qui doit comprendre que nous sommes la dernière ». Ainsi, Dieu a donné un commencement aux choses dont il est question, dont la réalisation est imminente, et cela aura une fin.

La question est simplement : De quel côté nous situons-nous ? Où sera notre fin ? Comment sera notre fin ? La fin vient en effet pour tous. Pour les croyants, c’est l’entrée dans la première résurrection, la transformation et l’enlèvement dans la gloire ; c’est là où abouti notre chemin avec Dieu, pour être alors avec le Seigneur pour toujours. Mais pour les autres, ceux qui sont passés à côté de Dieu et de la Parole de Dieu, ce sera un réveil douloureux. La plus grande déception sera là et il y aura en effet, comme l’a dit notre Seigneur, des pleurs et des grincements de dents. Ce seront des reproches de la pire espèce que l’on s’adressera à soi-même et aux autres, tout comme ce fut le cas au jour de Noé. L’homme de Dieu a prêché année après année, assez longtemps, et les hommes n’ont pas cru et ne s’en sont pas rendu compte jusqu’au jour où le déluge s’est abattu.

Aujourd’hui encore, il y a des gens qui ne se rendent pas compte qu’il existe un refuge et que la ruine s’abattra bientôt sur le monde. C’est pourquoi Dieu nous envoie cet avertissement, cet appel pressant à venir à Lui pour recevoir la vie, la vie éternelle, et ainsi la béatitude éternelle, afin de pouvoir être avec Dieu dans la gloire pour l’éternité.

Pour conclure, on pourrait se demander : Qui fait partie de l’Église du Dieu vivant ? Qui appartient à Jésus-Christ ? Qui a reçu le pardon de ses fautes et de ses péchés ? Qui a dans son cœur la certitude de la foi d’appartenir au Seigneur et la certitude qu’Il a commencé et qu’Il achèvera Son œuvre jusqu’au jour glorieux de Son retour merveilleux et magnifique ? Je le souhaite pour moi-même et je le souhaite pour nous tous, que personne ne passe à côté de la grâce de Dieu, que personne ne se perde, mais que tous trouvent le Seigneur, se convertissent à Lui, soient sauvés et parviennent au salut.

Jésus revient bientôt. Sommes-nous prêts à Le rencontrer ? Faisons-nous partie de l’Église du Dieu vivant ? Sommes-nous l’épouse pour l’Époux, sommes-nous le corps de la tête ? On pourrait poser bien d’autres questions de ce genre.

Dieu nous a envoyé des prophètes et des apôtres, Il a envoyé Sa Parole pour nous guérir, pour nous donner des informations divines. Heureux celui qui, en ces temps-ci, écoute ce que l’Esprit dit aux Églises ! Heureux l’homme dont les oreilles ne sont pas avides d’entendre quelque chose de sensationnel, mais d’entendre la Parole du Seigneur ! car il est écrit dans le prophète Amos : « Le temps viendra où Dieu enverra une famine, une famine de la Parole », et cette faim éclatera bientôt en grande mesure et beaucoup de gens viendront au Seigneur et seront nourris de la Parole de vie, car l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Puisse Sa Parole être devenue notre nourriture spirituelle par grâce !

À notre Dieu soit toute la gloire et toute la louange, maintenant et pour l’éternité ! Amen !