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Ewald Frank

ÉTUDE BIBLIQUE DE PHILIPPIENS 2 : 1 À 8 : AYEZ TOUS UN MÊME ESPRIT ET LUTTEZ ENSEMBLE POUR UN MÊME BUT

Prêché à Krefeld le 07 octobre 1990, à 10 heures 00

(Retransmis le 7 juin 2026)

Rendons grâce au Seigneur pour chaque occasion qui nous est donnée de nous rassembler devant Sa face et d’entendre Sa précieuse Parole ! Non pas nos opinions sur Sa Parole, mais Sa Parole originale, telle qu’elle est sortie à l’origine de Sa bouche, puis transmise par Ses prophètes et Ses apôtres agissant sur mandat divin, et qui nous sert de témoignage vivant de ce que le Dieu vivant a l’intention de nous faire connaître par Son dessein de salut éternel et d’opérer la foi en ceux qui entendent la Parole par la proclamation de ce même dessein, afin qu’ils aient part à la réalisation de ce que Dieu S’est proposé.

Nous ne sommes pas seulement des auditeurs et des spectateurs de ce qui est prêché et de ce qui se passe dans le royaume de Dieu. Nous sommes participants de ce que Dieu a décidé, et nous assisterons, par grâce, à la réalisation de ce même dessein de salut. Nous qui croyons, nous voulons mettre ce temps à profit pour que le message de Dieu soit porté et que beaucoup d’autres encore se familiarisent avec le véritable Évangile.

Il convient peut-être également de mentionner ici que nous croyons du fond du cœur qu’au cours des siècles passés, en particulier depuis la Réforme, depuis Jean Huss, Wycliffe, Luther, Calvin, Erasme, qui qu’ils aient été, Dieu a donné réveil après réveil, le message s’est approfondi de plus en plus se rapprochant toujours davantage du message chrétien primitif, jusqu’au tournant du siècle, lorsque le mouvement pentecôtiste a fait son apparition. Aujourd’hui nous avons le mouvement charismatique sous ses formes les plus diverses, mais de tout cela se cristallisera l’Église du Dieu vivant, et elle ne sera pas seulement une « église de miracles, de signes et de prodiges », elle sera l’Épouse-Parole, elle sera mise en pleine conformité avec la Parole et c’est cela qui fera toute la différence.

Ceux qui ont lu la presse il y a quelques jours, ont pu constater comment dans la cathédrale de Francfort, ce porteur d’ordre canadien a prié pour des malades, et je crois que vingt-quatre d’entre eux ont été guéris. Certains se demanderont peut-être alors : « Pourquoi cela se passe-t-il là-bas ? ». C’est Dieu qui doit le faire ! Chez Dieu, il n’y a pas de favoritisme : qu’il s’agisse d’un musulman, d’un catholique ou d’un protestant, quiconque croit ce que Dieu a dit et promis dans Sa Parole et compte sur le fait qu’Il le fasse, peut le recevoir et Lui dire merci ensuite pour cela. Nous devons simplement comprendre que Dieu dépasse notre compréhension et les limites que nous nous fixons. L’Esprit agit où Il veut, on entend Son souffle mais on ne sait pas d’où Il vient ni où Il va.

L’important, comme nous venons de le dire, est de ne pas nous laisser impressionner par les événements, mais de retrouver le chemin vers la Parole originale, car le ciel et la terre passeront, mais la Parole de Dieu demeure éternellement. Et là aussi, l’Écriture doit s’accomplir, comme nous le lisons en Matthieu 7 verset 21 où il est dit que beaucoup viendront en ce jour-là et diront : « N’avons-nous pas fait des signes et des miracles, n’avons-nous pas chassé des démons, prophétisé et ainsi de suite ? » et le Seigneur leur dira : « Éloignez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité ! Je ne vous connais pas ». Le chemin avec Dieu est un chemin d’obéissance. C’est un chemin étroit. Et il faut d’abord avoir franchi la porte étroite pour atteindre le but. Celui qui n’entre pas par la porte étroite, comme le dit aussi Matthieu 7, restera sur le chemin large qui mène à la perdition.

Nous rendons grâce à Dieu pour cette proclamation équilibrée, pour cette vue d’ensemble que nous ne méritons pas mais qui nous a été donnée par grâce, et aussi pour le privilège que nous avons, précisément à notre époque, de pouvoir classer bibliquement l’ensemble des événements, qu’ils soient d’ordre politico-religieux, économique, qu’ils se déroulent en Europe ou ailleurs, avec l’aide de Dieu.

Permettez-moi encore une seule remarque à ce sujet. Il a déjà été mentionné que précisément, en ces temps de la fin, cet empire, l’Empire Romain qui a existé autrefois, doit exister à nouveau. Et si nous jetons un regard sur l’histoire récente, après la Seconde Guerre mondiale, l’Empire britannique qui régnait sur la moitié du monde s’est effondré et la Grande-Bretagne est désormais devenue la « petite Bretagne »… J’espère seulement qu’aucun citoyen britannique n’est présent ici… Mais nous ne sommes pas responsables de ce qui se passe. Et que se passe-t-il maintenant ? L’Empire Russe est en train de s’effondrer. Et pourquoi ? Pour que l’Empire Romain puisse naître dans sa totalité.

Mes chers amis, les choses sont si claires devant nous et nous n’avons pas besoin d’un Daniel qui vienne nous les interpréter. Nous n’avons besoin que du Saint-Esprit qui nous éclaire sur ce que les prophètes et les apôtres ont dit et écrit au nom du Seigneur et qui nous en révèle les détails. Car il est écrit qu’ils mettront toute leur puissance à disposition jusqu’à ce que les paroles de Dieu s’accomplissent. C’est comme ça qu’il est écrit dans Apocalypse 17 verset 17. C’est ce qui est écrit dans la Bible et c’est ainsi que nous le voyons s’accomplir sous nos yeux.

J’ai sous mes yeux une lettre que je viens de recevoir, qui m’a été écrite par le professeur docteur Lang d’Exeter, en Angleterre, un homme qui s’est beaucoup penché sur les prédications de frère Branham. Et dans cette lettre, il fait référence à la déclaration faite par frère Branham et il écrit ici au point 2 : « En 1962, peu après la construction du mur de Berlin, frère Branham a déclaré ce qui suit dans le message « Le signe de la semence de la fin des temps », le 19 mars, à Tifton, en Géorgie, aux États-Unis : il y a eu un réveil aux Romains et vous savez ce qui s’est passé. S’ils restituent la partie orientale de Berlin, cela ramènera l’Empire Romain exactement dans les frontières qu’il avait à l’époque de Jésus ».

Nous avons déjà évoqué cette question ici, mais il y a aussi d’autres personnes, des hommes qui ont enseigné dans différentes universités comme cet homme, qui se penchent simplement sur ces questions. Ce ne sont pas seulement des gens du peuple. On nous demande sans cesse, y compris récemment : « Mais qui vient donc chez vous ? Est-ce que les gens viennent de toutes les couches sociales ? ». Oui, de toutes les couches sociales ! Mais laissez-moi vous dire que c’est écrit dans l’Évangile : « l’Évangile a été prêché aux pauvres ». Et la classe la plus humble, la plus insignifiante et la plus pauvre sur la terre, est celle à qui Dieu accorde les plus grandes grâces, car c’est justement cette classe qui n’a pas grand-chose et qui, de ce fait, souhaite recevoir de Dieu.

J’ai reçu pour la première fois une invitation à participer à un congrès à Düsseldorf, où le professeur Shilah et d’autres interviendront sur des thèmes importants. Huit cent invités. Voyons si j’y vais.

En tout cas, il se passe beaucoup de choses sur la terre, et les gens aimeraient y voir clair ; mais ils ne le peuvent pas sans Dieu et ils ne le peuvent pas sans la Parole de Dieu. Je crois que nous avons le privilège de vivre en ces jours, et pas seulement cela, mais nous avons le privilège de comparer tout ce qui se passe actuellement à la Bible et de demander à Dieu de nous permettre de le reconnaître, et pas seulement de le reconnaître, mais d’en déduire quelle heure il est sur l’horloge du monde et à quel point le retour de Jésus-Christ notre Seigneur est proche.

Dans la parole d’introduction, nous avons entendu plusieurs choses. Chaque phrase, chaque pensée qui a été exprimée est en effet précieuse. Cela m’a fait penser à Ésaïe 60 où, lors de l’établissement du royaume millénaire de paix, quelque chose de grand va se produire, y compris avec les rois de la terre. Dans Ésaïe chapitre 60 verset 11, il est dit à propos de la ville de Jérusalem :

« Tes portes resteront ouvertes en permanence, elles ne seront pas fermées ni de jour ni de nuit, afin de laisser entrer en toi la richesse des peuples, et leurs rois qui seront conduits en triomphe ».

Nous l’avons vu ces derniers jours… vous savez, je ne regarde pas la télévision car je n’ai pas le temps. Je me permets de dire ici que je ne sais même pas comment insérer correctement une cassette vidéo dans le magnétoscope, mais j’ai tout de même regardé lorsque le 3 octobre on a célébré la journée de l’unité. J’ai donc regardé jusqu’à minuit, et, à la lumière du passage biblique qui vient d’être lu, une pensée m’est venue : Comment cela se passera-t-il lorsque le Roi des rois établira Son trône ? Comment cela se passera-t-il lorsque les peuples seront réunis devant Lui ? Comment cela se passera-t-il lorsque l’épouse descendra avec Lui pour régner et gouverner à Ses côtés ? Quel moment majestueux, quel jour glorieux ce sera lorsque le Roi des rois établira Son trône, comme nous le rapporte l’évangile selon Matthieu où il est dit qu’Il s’assiéra sur le trône de Sa gloire et tous les peuples seront alors rassemblés devant Lui ? Je vous le lis dans Matthieu 25 verset 31 :

« Mais lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront alors rassemblées devant lui ».

Quel moment ! Quel triomphe ! Quelle victoire ce sera ! Dieu uni à l’humanité. Ce qui s’est passé à Golgotha aura alors trouvé son accomplissement ici, sur cette terre.

Reprenons notre méditation de la Parole. Nous commencerons par le chapitre 1 de Tite, puis nous reviendrons sur Éphésiens et d’autres passages. Dans Tite 1 versets 1 à 4, il est écrit :

« Moi, Paul, serviteur de Dieu, et apôtre de Jésus-Christ pour la foi des élus de Dieu et pour la connaissance de la vérité qui se manifeste par une vie pieuse, en raison de l’espérance de la vie éternelle que le Dieu infaillible a promise avant les temps éternels, mais il a manifesté sa parole au temps fixé par la prédication dont j’ai été chargé au nom de Dieu notre Sauveur ».

Nous avons lu dans l’introduction de ce que Paul exposait. Il s’agit d’un déroulement fixé par Dieu selon lequel tout s’accomplit. Dans Éphésiens 1 verset 10, il est écrit :

« Dès que les temps auraient atteint la plénitude du déroulement qu’il avait ordonné ».

Ce qui importe, c’est que nous observions ce processus divin du début à la fin et que nous puissions également voir cette suite et cet achèvement et en être témoins par la grâce. Nous avons déjà mentionné ici le mot « prédestiné ». Non pas que Dieu ait agi de manière arbitraire, loin de là. Dieu voulait, en effet, que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité, comme l’écrit Paul dans sa lettre à Timothée ; mais Dieu savait que tous ne deviendraient pas croyants, et c’est ainsi qu’Il a pu procéder à cette élection par Sa prescience.

Nous lisons ici, dans Tite 1 verset 1 : « Pour la foi des élus de Dieu et pour la connaissance de la vérité » puis aussi l’expression : « que le Dieu infaillible a promise avant les temps éternels », en référence à l’espérance de la vie éternelle. Nous en avons également parlé hier : Dieu a fait des promesses, puis il les a concrétisées. Il a ainsi accompli ce qu’Il avait promis auparavant. C’est par la prédication, comme nous le lisons au verset 3, que le dessein de Dieu est transmis et Paul dit ici : « au temps fixé… mais Il a manifesté Sa Parole au temps fixé par la prédication dont j’ai été chargée sous le mandat de Dieu notre Sauveur ».

Il y a trois ou quatre jours j’ai eu un long entretien téléphonique. Quelqu’un qui, dans le passé, avait également entendu plusieurs prédications ici, m’a parlé, et il m’a dit : « Frère Frank, je sais que tu proclames la Parole de Dieu avec véracité, mais cela me dérange que tu écrives toujours dans tes lettres circulaires : Agissant de la part de Dieu ». J’ai répondu : « Frère bien-aimé, s’il n’en était pas ainsi, je n’aurais alors aucun droit de me présenter devant le peuple de Dieu. Je n’en aurais aucun droit ». Il y a suffisamment de gens qui attendent ici. En effet, la véritable Parole de Dieu doit être transmise par mandat divin. Si ce n’était pas le cas, je devrais en effet quitter cette place ici sur l’estrade, et la céder à celui qui est envoyé par Dieu pour proclamer la Parole. Mais vous voyez, il a continué à me poser des questions, il a dérapé et ainsi de suite, il est retombé dans le monde, il m’a alors demandé comment les choses devaient se passer et ensuite je n’ai pu que lui dire : « Reviens au Seigneur ! ».

Ce n’est que si nous empruntons ce chemin en revenant vers le Seigneur, comme le fils prodigue autrefois, qu’il y aura une fête. Ce n’est que lorsque le fils prodigue est revenu qu’il y a eu la grande fête. Quand quelqu’un qui s’est égaré, qui s’est perdu, revient vers le Seigneur, alors c’est la joie au ciel et la fête sur la terre, car des gens reviennent dans le troupeau de Jésus-Christ.

Voici ce qui est écrit : « Agissant de la part de Dieu notre Sauveur par la prédication ». Je voudrais maintenant lire un passage de 1 Thessaloniciens chapitre 2, à partir du verset 13 :

« C’est pourquoi nous rendons sans cesse grâce à Dieu de ce qu’après avoir reçu la parole de Dieu, que nous vous avons prêchée, vous ne l’avez pas accueillie comme une parole d’hommes, mais comme ce qu’elle est en réalité, la parole de Dieu qui agit désormais en vous depuis que vous avez cru ».

C’est toujours l’essentiel : que la Parole de Dieu soit reçue étant conscient dans la foi qu’il s’agit bien de la Parole de Dieu, et alors la puissance de Dieu n’a plus de limite, car tout a été fait par la Parole, et sans elle, rien de ce qui a été fait n’a été fait ; et Dieu envoie Sa Parole pour nous guérir. Lorsque nous accueillons cette Parole de Dieu, nous avons affaire à une Parole toute-puissante, à une Parole derrière laquelle se tient le Dieu Tout-Puissant Lui-même afin de mettre en œuvre ce qu’Il a dit dans Sa Parole. Nous en avons le meilleur exemple dans la création : Dieu a parlé et cela s’est fait, Il a ordonné et cela s’est réalisé. Nous devons transposer cela dans son ensemble à la Parole de Dieu et l’accepter ainsi de la part de Dieu dans la foi, de sorte que l’Écriture ne puisse être annulée, mais que Dieu doive tenir ce qu’Il a dit pour que cela s’accomplisse.

Je crois que frère Russ l’a dit ou l’a mentionné dans la prière, nous devons être libérés de nos doutes, de notre incrédulité, de notre hésitation, afin de faire entièrement, oui, totalement confiance à Dieu, sachant qu’Il est capable de faire bien plus que tout ce que nous demandons ou pensons. Nous ne pouvons en effet demander que les choses qui nous sont promises dans Sa Parole. Dieu est prêt à nous surprendre. Il veut nous donner encore plus que ce que nous implorons, Il veut nous offrir l’abondance, Il souhaite que nous ne nous égarions pas dans Sa Parole, mais que nous vivions personnellement la confirmation de Sa Parole comme étant vraie. C’est ainsi qu’Il est glorifié.

Car, soyons honnêtes, lorsque nous prions et que la réponse se fait attendre, l’ennemi profite de ce temps pour faire naître le doute en nous. Ces doutes peuvent être de nature très diverse : Douter de savoir si tu es toujours en règle avec Dieu, si le Seigneur est toujours avec toi, si tu es toujours dans la grâce, et ainsi de suite, et c’est là que cela commence. Mais si nous persévérons dans la foi, la foi telle que l’Écriture l’a dit, et si nous prenons Dieu au mot, alors des fleuves d’eau vive se mettent à couler, alors s’ouvre une source de Dieu, une source de puissance du Dieu Tout-Puissant pour la bénédiction de nous tous.

Nous avons suffisamment souligné que nous vivons une époque particulière où Dieu, notre Seigneur, appelle des hommes de toutes les langues, de tous les peuples et de toutes les nations, de toutes les religions, de toutes les confessions, de toutes les dénominations, pour bâtir Son Église, pour rassembler ce qui doit être réuni, afin que cela grandisse ensemble. Nous avons d’ailleurs entendu une citation similaire à plusieurs reprises ces derniers jours et ces dernières semaines : « Ce qui va ensemble grandit ensemble ». On peut également transposer cela au domaine spirituel. On ne peut pas croiser des choses différentes. Il faut que ce soit de la même espèce, qu’elles portent la même nature. Les choses qui vont ensemble grandissent ensemble. Et il s’agit ici de la race divine, de ceux qui sont nés de Dieu, de ceux qui portent la nature divine, la nature de Jésus-Christ, afin qu’ils soient assemblés en tant que Corps du Seigneur et qu’ils grandissent ensemble.

Et si toi, si nous faisons partie de ce corps de Jésus-Christ, alors nous ressentirons cette appartenance commune ; alors l’un n’aura plus besoin de dire à l’autre : « Écoute, nous sommes faits pour être ensemble ! », alors on le ressentira, tout comme les membres d’un corps qui sont unis ressentent qu’ils font partie du même corps. Et si l’on voulait les séparer, cela causerait une grande douleur ; ce n’est absolument pas possible. Or, nous avons tant de divisions sur la terre ! Il y a eu des divisions dans tous les réveils, et elles existent encore aujourd’hui. Mais, ce qui est inséparable, ce sont les membres du corps de Jésus-Christ, car ils forment une unité divine et indissoluble dans le Saint-Esprit et cela n’est pas négociable.

Il faut d’abord comprendre cela, puis se demander ce que l’on ressent soi-même. Si la séparation ne dérange pas une personne, si elle ne lui cause aucune douleur, c’est que cette personne n’a pas encore été reliée, n’a pas encore été unie. Elle a alors observé de l’extérieur et en a parlé, mais n’en a pas fait partie elle-même. Si nous nous penchons sur les Écritures, Actes des Apôtres chapitre 4, nous allons également y lire quelques passages. Actes des Apôtres chapitre 4, verset 32 :

« Mais tous ceux qui avaient cru formaient un seul cœur et une seule âme ».

Il en était ainsi dans le christianisme primitif. Tel était l’ordre et l’arrangement établi par Dieu. Ils étaient déjà réunis d’un même cœur avant l’effusion du Saint-Esprit, et ils étaient toujours aussi unis après l’effusion du Saint-Esprit. L’ensemble de ceux qui étaient devenus croyants —il faut le souligner— pas ceux qui disent qu’ils sont devenus croyants, pas ceux qui disent : « j’ai reçu le Saint-Esprit », mais ceux qui sont véritablement parvenus à une foi vivante dans le Dieu vivant par Jésus-Christ, notre Seigneur, et qui ont été véritablement incorporés au corps de Christ par le baptême du Saint-Esprit : Ce sont ceux-là qui forment cette unité divine et indissoluble, l’ensemble de ceux qui sont devenus croyants. Soyons des croyants bibliques, rassemblés d’un commun accord sous l’écoute de la Parole de Dieu, afin d’être véritablement baptisés en un seul corps par un seul Esprit pour que Dieu puisse utiliser ce corps, manifester les dons et les fruits de l’Esprit et ainsi faire de nous une bénédiction pour les autres.

Dans Éphésiens au chapitre 4, nous lisons quelques versets. Éphésiens chapitre 4, je crois que nous devons ici lire les versets 1 à 7, car je ne peux l’exposer autrement que comme Paul l’a fait. Et pourquoi le ferais-je avec mes propres mots ? Écoutons-le ici de la bouche de celui qui a été appelé, comme cela a été dit au commencement. Éphésiens chapitre 4, versets 1 à 7 :

« Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier du Seigneur : marchez d’une manière digne de l’appel qui vous a été adressé, avec toute humilité et douceur, avec patience, en vous supportant les uns les autres dans l’amour ».

Cela en fait partie : « en vous supportant les uns les autres dans l’amour ». Quand cela est-il nécessaire ? Lorsque des difficultés surviennent, nous devons et nous pouvons nous supporter les uns les autres dans l’amour et faire confiance à Dieu pour qu’Il clarifie ce qui est obscur, réponde aux questions et résolve ce qui doit l’être. Il est également écrit au verset 3 :

« Efforcez-vous de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix ».

Oh ! Ce sont là des exhortations adressées à ceux qui sont devenus croyants, à ceux qui sont véritablement devenus croyants selon la Bible, qui ne bâtissent pas leurs propres assemblées, ne font pas avancer leur propre œuvre, mais sont édifiés ensemble pour former une demeure divine ici, sur la terre, une demeure de Dieu ici sur la terre, comme il est écrit : « Je demeurerai parmi eux et Je serai leur Dieu ; J’habiterai parmi eux, Je serai leur Dieu et ils seront Mon peuple ». Et Jésus a dit : « Je bâtirai Mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle ». Ce n’est pas nous qui bâtissons. C’est Lui qui bâtit. Nous sommes les pierres de construction qui sont intégrées dans cet édifice divin et Jésus-Christ est la Pierre angulaire, Il est le fondement sur lequel tout a été fondé et construit, comme cela a été révélé d’avance à Ses serviteurs, les apôtres et les prophètes. Il est ensuite dit ici, après l’exhortation au verset 3 :

« L’unité de l’Esprit par le lien de la paix ». Le lien divin de la paix est le lien de la perfection. Le lien de la paix est le lien de la perfection. Quiconque rompt ce lien divin de la perfection par la discorde, risque d’être lui-même exclu du corps de Jésus-Christ. Et alors toutes les paroles pieuses ne servent absolument à rien. Ici, les actes parleront plus fort que les paroles. On lit ensuite au verset 4 :

« Un seul corps et un seul esprit, comme vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, par tous et en tous ».

Oh, quelle merveilleuse parole ! Verset 5 : « Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous ». Qui sont tous ces « tous » ? Il est le Père de tous ceux qui sont appelés enfants, qui sont issus de Lui, qui ont été engendrés par Lui par la Parole et l’Esprit, et qui sont nés de nouveau pour une espérance vivante, ceux qui peuvent à juste titre dire « Abba Père » et prier de la même manière. Alors, Dieu est vraiment devenu notre Père, et nous L’aimerons comme notre Père, ainsi que tous ceux qui sont également nés de Lui. Il y a une parole, je crois que c’est dans 1 Jean au chapitre 5… 1 Jean chapitre 5, verset 1 :

« Quiconque croit que Jésus est l’oint de Dieu est né de Dieu ; et quiconque aime son Père aime aussi ses enfants ».

Si tu dis que Dieu est ton Père, alors tu aimes tous les fils et toutes les filles de Dieu qui sont eux aussi enfants de Dieu. Et si ce n’est pas le cas, alors ta propre vie témoigne contre toi, te condamne et te confond, car tu ne te conduis pas selon la vérité, mais tu essaies de te tromper toi-même et de tromper les autres. Je ne fais que lire la Parole de Dieu ! Verset 1 : « (Quiconque est né de Dieu) et quiconque aime son Père aime aussi ses enfants ». Dieu n’a pas qu’un seul enfant, peut-être toi. Dieu a de nombreux fils et filles. Et qu’il soit dit encore une fois : si nous sommes nés de Dieu et qu’Il est devenu notre Père céleste, alors nous prions comme on nous a enseigné à prier : « Que Ton nom soit sanctifié ; que Ton règne vienne ; que Ta volonté soit faite ».

Je l’ai dit ici un mercredi, lorsque nous avons eu de très belles réunions avec les frères en Pologne, on priait le « notre Père » à genoux dans une assemblée, au début et à la fin de la réunion ; et on nous a alors demandé si nous faisions de même chez nous. J’ai alors répondu en substance que nous n’en faisions pas une formalité, mais que ce qui est exprimé dans le « notre Père » se retrouve sans cesse renouvelé dans nos prières et que nous demandons effectivement à Dieu du fond du cœur que Son règne vienne ; que Sa volonté soit faite et que Son nom soit honoré et glorifié.

Donc, l’unité de l’Esprit de ceux qui sont nés de Dieu, qui portent en eux la nature même de Jésus-Christ et qui sont baptisés dans le corps du Seigneur par le Saint-Esprit. Je lis à ce sujet dans 1 Corinthiens chapitre 12, versets 12 et 13 :

« Car, de même que le corps est un et a plusieurs membres, et que tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ ».

La multitude de ceux qui sont devenus croyants, qui ont véritablement cru en Christ, qui sont nés de nouveau par la Parole et l’Esprit de Dieu, sont baptisés dans ce corps de Christ. Je vous le lis au verset suivant :

« Car, par un seul Esprit, nous avons tous été baptisés pour former un seul corps, que nous soyons Juifs ou Grecs, esclaves ou libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit ».

Je vous dis d’où viennent ces différentes choses qui cherchent en quelque sorte à détruire cette unité divine : Cela ne vient pas des frères et des sœurs qui, comme les brebis de Son pâturage, ont besoin d’entendre la Parole, mais ce qui veut détruire, ça vient de ceux qui veulent être considérés comme des guides, des conducteurs, des responsables, mais ne savent pas se soumettre, et ce sont eux qui font que le corps du Seigneur est déchiré.

Que Dieu accorde Sa grâce afin que les brebis reconnaissent leur bon Berger et soient capables de discerner dans quelle direction elles sont réellement conduites. Là où Christ est le but ultime, là où Il peut être le commencement et la fin, les intérêts personnels n’auront plus aucune place, ce n’est pas nous qui construirons, mais nous laisserons le Seigneur construire. Ce n’est pas notre volonté ni notre programme, mais un seul désir nous animera, à savoir que Dieu, par Sa grâce, puisse faire valoir Son droit, recevoir ce qui Lui revient de plein droit et qu’Il puisse faire valoir Son droit sur nous, et le plus tôt sera le mieux.

Ainsi, nous avons été baptisés pour former un seul corps par l’Esprit de Dieu, car nous sommes après tout de la même lignée, nous sommes de la race divine. C’est pourquoi ce qui doit être uni grandit ensemble, et nous appartenons, en tant que membres, au corps de Jésus-Christ. Et malheur à celui qui veut séparer ce qui a grandi ensemble, non pas ce qui a été collé de force, mais ce qui a grandi ensemble. On peut alors dire, à juste titre, sans faire violence à la Parole : « Ce que Dieu a uni, l’homme ne pourra le séparer », car Dieu unit dans le Saint-Esprit et scelle par ce même Saint-Esprit tous ceux qu’Il a pu réunir sous Son autorité. Que Son saint nom soit loué et glorifié !

Ceux qui sont d’un même esprit, qu’ils aient les mêmes sentiments que Jésus-Christ. Non pas être unis à un frère, à un évangéliste ou à une direction d’assemblée, mais unis à Jésus-Christ en tant que Chef, Tête de l’Église, qui a autorité sur tout le corps. Je voudrais lire quelques versets du chapitre 2 de l’épître aux Philippiens, en commençant par le verset 1. Philippiens 2 verset 1 :

« Si donc il y a en Christ une exhortation, s’il y a une parole d’amour, s’il y a une communion de l’Esprit, s’il y a une tendresse et une compassion, rendez ma joie parfaite en étant d’un même esprit, d’une même pensée, en ayant le même amour et en tendant d’un commun accord vers le même but ».

Vous voyez ? On ne peut pas marcher ensemble dans des directions différentes. La direction, le but doit être le même, mais pas seulement le même, il faut qu’il soit juste. Nous devons savoir que la direction que nous avons prise est la bonne et que nous avons un but en vue, à savoir le but que Dieu nous a fixé Lui-même. Verset 2 :

« Rendez ma joie parfaite en étant d’un même esprit, en nourrissant le même amour et en tendant d’un commun accord vers le même but ».

Soyez tout à fait honnêtes : Quel est le but ultime que Dieu nous a fixé ? Mais c’est l’union de l’épouse et de l’Époux lors du retour de Jésus-Christ ! Si nous faisons partie de ceux qui portent cette espérance en eux et qui croient qu’au retour de Jésus-Christ nous ferons partie de la multitude qui sera jugée digne d’échapper à tout ce qui s’abattra sur la terre, d’être ainsi enlevés avant les grandes catastrophes et d’être auprès du Seigneur pour y célébrer là-bas le festin des noces avec Lui, si nous portons et possédons ce but suprême commun que Dieu a fixé pour l’humanité, alors nous devons prendre à cœur les paroles de l’exhortation divine, nous débarrasser de toute obstination qui pourrait encore nous coller à la peau, et nous soumettre sous la main puissante de Dieu, afin ainsi d’édifier le corps du Seigneur ou d’y être édifiés et de maintenir l’unité dans l’Esprit, dans le même Esprit, à savoir dans l’Esprit du Christ. Au verset 3, il est écrit :

« Et ne faites rien par esprit de rivalité, par dogmatisme (ou pour avoir raison), ou par vaine ambition ».

Il y a des gens qui ont une ambition derrière laquelle se cache leur propre vanité. Par vanité, par quelque ambition que ce soit, ils veulent faire quelque chose sans savoir qu’ils se mettent eux-mêmes ainsi que Dieu et les autres en travers du chemin, et qu’ils constituent un obstacle empêchant Dieu de faire valoir Son droit et L’empêchant de recevoir ce qui Lui revient de plein droit. Dans le royaume de Dieu, l’ambition personnelle aussi pieuse soit-elle —et le plus pieux peut être le pire— s’accompagne de fanatisme, et comme je l’ai déjà dit, divise au lieu d’unir. Je le relis verset 3 :

« Et ne fasse rien par esprit de rivalité (par égoïsme), par raison (par dogmatisme) ou par vaine ambition, mais que dans l’humilité chacun estime l’autre supérieur à lui-même ».

Voilà le point ! Dès l’instant où quelqu’un regarde les autres avec mépris, l’égarement commence pour cette personne. Ce n’est que là où le frère est respecté du fond du cœur, considéré comme supérieur à soi-même, c’est seulement là que l’on trouve la véritable humilité et l’abaissement de soi. Là où cela ne peut se produire, c’est l’orgueil. Et c’est ainsi que l’on s’engage sur sa propre voie aussi pieuse soit-elle, et qu’elle ne devient pas une bénédiction pour l’ensemble du peuple de Dieu.

Rien par vaine ambition ! « Celui-ci prêche ! Je veux prêcher aussi ! ». « Celui-là fait ceci et cela ! Je veux le faire aussi ». Rien par ambition personnelle, mais attendre que Dieu mandate, qu’Il t’appelle, qu’Il te charge, qu’Il établisse, qu’Il l’envoie ; et alors il y a de la place pour tous, dans l’harmonie divine. Car il y a de la place pour tous, non pas pour un seul, mais pour tous, mais unis dans un seul Esprit dans un seul corps sous un seul Chef, sous une seule Tête : Jésus-Christ. Au verset 4, il est écrit :

« Que chacun ne cherche pas son propre intérêt, mais celui des autres ».

On n’aurait pas pu mieux l’écrire et le formuler en quelques mots comme nous le trouvons ici ! Pas d’ambition vaine, pas d’arrogance, pas de recherche de son propre intérêt ; alors tout va bien, alors nous nous laissons intégrer, nous nous soumettons à Dieu et résistons à l’ennemi qui veut nous rendre orgueilleux. Humilions-nous ainsi afin que le Seigneur puisse suivre Son chemin avec nous et atteindre Son but avec nous.

Auparavant, on nous a parlé d’une même pensée, d’un même esprit, d’un même sentiment, et cela a été dit ; et au verset 5, on nous dit de quel Esprit il s’agit, de quel sentiment il s’agit : « Que le même esprit soit en vous tous tel qu’IL était en Jésus-Christ ». C’est là le point essentiel. Le verset 5, les mêmes sentiments, la même attitude. C’est là le point. Nous l’avons chanté tout à l’heure dans ce long cantique, je crois en sept strophes, qu’Il a dépouillé Sa gloire, qu’Il a été méprisé et ainsi de suite mais qu’ensuite, comme le dit l’Écriture, Il a été élevé au-dessus des cieux et a reçu un nom qui est au-dessus de tout autre nom. C’est écrit ici au verset 8 de Philippiens 2 :

« Il s’est humilié lui-même et s’est rendu obéissant jusqu’à la mort, oui jusqu’à la mort sur la croix. C’est pourquoi Dieu l’a aussi surélevé au-dessus de tout et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout autre nom ».

Examinons brièvement cela. Et je suis heureux que cela soit écrit ainsi : Non seulement obéissant jusqu’à la mort, mais ensuite vient l’ajout et cela en fait partie : « Jusqu’à la mort sur la croix ». Il y a des gens qui disent : « Seigneur, je veux Te suivre, je veux Te servir », mais ils ne sont pas prêts à être crucifiés avec le Christ, ils veulent continuer à vivre eux-mêmes, ils veulent mourir et ils veulent vivre, ils veulent que Dieu obtienne justice que Dieu reçoive ce qui Lui revient de plein droit et fasse valoir Ses droits, mais ils ne veulent pas renoncer entièrement à leurs droits. Ici, ces deux choses nous sont présentées, ce qui concerne également notre mort spirituelle, afin que nous puissions vivre avec le Christ. Verset 8 :

« Il s’est humilié lui-même et s’est rendu obéissant jusqu’à la mort jusqu’à la mort… » puis vient l’ajout : « oui, jusqu’à la mort sur la croix ».

L’accentuation sur : « oui, jusqu’à la mort sur la croix ». C’est ainsi que nous comprenons lorsque Paul écrit : « J’ai été crucifié avec le Christ, alors ce n’est plus moi qui vis, mais Christ vit en moi ». Pas seulement « jusqu’à la mort », ce qui pourrait être une mort apparente, mais « jusqu’à la mort sur la croix ». C’est la mort que nous devons mourir si nous voulons véritablement avancer avec le Christ dans une vie nouvelle, aller de l’avant avec Lui dans une vie nouvelle. L’avons-nous compris ? « Jusqu’à la mort sur la croix ».

Et qu’est-ce que c’était ? C’était la fin du chemin de vie terrestre de notre Sauveur, afin de tracer et d’ouvrir un nouveau commencement un nouveau chemin vivant le chemin de la vie. Il en va de même pour nous. Nous devons emprunter ce chemin vers la mort, afin d’être morts avec le Christ sur la croix, afin d’avoir été véritablement crucifiés avec Lui, et que cela puisse se manifester dans notre vie : « Ce n’est plus moi qui vis mais Christ qui vit en moi ». Et cela exige une obéissance totale ! Non seulement de dire : « Oui, oui, Seigneur », mais faire ce qu’Il a ordonné et exigé.

Je voudrais continuer brièvement ma lecture, à savoir dans Éphésiens au chapitre 4, à partir du verset 12. Sinon, nous lisons souvent le verset 11. Lisons plutôt Éphésiens 4, versets 12 à 14.

« Afin de rendre les saints aptes à exercer le ministère de l’Église pour l’édification du corps de Christ ».

Nous sommes, en effet, comme nous l’avons lu ou allons le lire, nous avons été baptisés par le Saint-Esprit dans le corps de Christ. Dans ce corps, il y a des appels, des dons, des ministères, des services, comme nous le témoignent de nombreux passages. Et tout ce que Dieu a établi dans l’Église, sert à l’édification de l’Église tout entière de Jésus-Christ notre Seigneur, et est béni par Dieu, et tous y ont part. Au verset 13, nous lisons :

« Jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à la maturité de l’homme parfait, à la pleine mesure de la stature de la plénitude de Christ ».

Ici, un objectif élevé nous a déjà été fixé sur la terre avant l’enlèvement. Nous ne devons pas nous contenter du minimum. Ce serait merveilleux si nous avions la plénitude et si Dieu pouvait Se révéler puissamment dans Sa puissance. Il est écrit au verset 14 :

« Car nous ne devons plus être des enfants, immatures, ballottés et emportés à tout vent de doctrine, par la ruse des hommes, qui s’efforcent de nous égarer avec malice ».

Il existe deux vents différents : L’un est le vent, le souffle de Dieu, l’Esprit de Dieu qui est descendu à la Pentecôte avec un grand fracas. C’est ce que nous pouvons lire dans les Actes des Apôtres au chapitre 2 versets 1 et 2 : « lorsque le jour de la Pentecôte arriva il y eut un grand fracas comme venant du ciel, comme si un vent violent soufflait ». C’est un vent tout à fait différent de celui dont nous venons de lire ici qui souffle çà et là sous forme de de doctrines diverses. Là où le vent du Saint-Esprit descend, se trouve une assemblée fondée sur la Parole, qui est revêtue de la puissance d’en haut pour être solidement établie dans tous les enseignements bibliques et tout ce qui s’y rapporte.

Ces vents des différentes doctrines engendrés par les manœuvres trompeuses des personnes naïves, sont des vents créés par les hommes. Et beaucoup ont fait grand bruit autour de nombreuses fausses doctrines. Et plus une doctrine est fausse, plus on peut en faire tout un vent. Mais rendons grâce à Dieu qui nous a donné le discernement nécessaire pour y voir clair ! Et nous ne discernons pas selon une règle propre, mais nous discernons sur la base de la Parole de Dieu, si les choses viennent de Dieu. Car tout homme peut se tromper, car tout homme livré à lui-même est, par nature, un menteur. Ainsi le dit la Parole de Dieu. Seule la Parole de Dieu est vraie, et Dieu est véritable. Et ce n’est que si nous proclamons la Parole de Dieu avec vérité et que nous la recevons avec véracité, c’est seulement là que Dieu pourra Se révéler véritablement en nous, et nous Le reconnaîtrons, Lui, Le véritable, et nous serons dans Le véritable, qui est le Dieu véritable et la vie éternelle, comme il est écrit dans 1 Jean chapitre 5 au verset 20.

Encore un passage de la lettre de Pierre. Dieu S’est en effet servi des différents apôtres pour nous donner, par leurs épîtres, l’enseignement, la vue d’ensemble, et tout ce dont nous avons besoin par grâce. 1 Pierre chapitre 1, verset 2 :

« Et qui, selon la prédestination de Dieu le Père, ont été élus pour être sanctifiés par l’Esprit, afin d’obéir et d’être aspergés du sang de Christ : Que la grâce et la paix vous soient accordées en abondance ! ».

Il s’agit ici du troupeau racheté par le sang, des rachetés du Seigneur qui, dans la sanctification de l’Esprit… et nous l’avons souligné ici : nous pouvons commencer par le chapitre 17 de Lévitique pour savoir quelle exigence Dieu nous impose en matière de sanctification. Tout y est vraiment écrit sur ce que nous devons et pouvons avoir et vivre concernant une sanctification opérée par l’Esprit, liée à l’obéissance à Dieu et à Sa Parole. Voici ce qui est écrit au verset 2 de 1 Pierre chapitre 1 :

« Que la grâce soit avec vous et que la paix vous soit accordée en abondance ! ».

La sanctification n’est pas le fruit de nos propres efforts débouchant sur l’autosatisfaction et l’arrogance, mais elle est l’œuvre de l’Esprit. Elle se mesure à l’obéissance envers la Parole de Dieu. Et que personne qui désobéit à la Parole de Dieu ne dise qu’il a fait l’expérience de la sanctification qui est opérée par l’Esprit. La sanctification, tout comme le salut et tout ce que Dieu nous donne, va toujours de pair avec la Parole et est en parfaite conformité avec les Saintes Écritures. Nous poursuivons la lecture ici, au verset 3 :

« Loué soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait naître de nouveau, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans souillure, et qui ne se flétrit pas, qu’il a conservé dans les cieux pour vous ».

C’est là l’objectif que Dieu nous a fixé. Si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu et cohéritiers de Jésus-Christ, et nous sommes enfants de la promesse divine, nous accueillons la Parole de la promesse et recevons ensuite l’Esprit de la promesse, pour être baptisés dans ce corps du Seigneur ; nous formons l’unité divine, nous nous tenons fermement unis par le lien de la paix, conscients que nous formons un tout et que nous sommes membres les uns des autres.

Vous le savez bien, même dans les familles terrestres, les gens peuvent être très différents, mais il y a une chose que les enfants d’un même père ne peuvent nier : ce qu’ils sont tous des enfants, et qu’ils ont un père. Il en va de même pour nous devant Dieu : Parfois, de petites différences peuvent se manifester en nous et chez nous : Cela met-il fin à ta filiation à ton statut d’enfant de Dieu ? non et encore non. Si nous sommes vraiment nés de Dieu, alors nous voulons L’aimer, Lui, notre Père, et aimer également tous ceux qui sont nés de Lui, de tout notre cœur ; et préservons à tout prix l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Et vous verrez que c’est nécessaire pour que le Seigneur puisse vraiment Se manifester.

Seule l’unité rend fort. L’histoire de l’humanité l’a prouvé. Là où règnent des divisions, des prises de partie, et les courants divergent et où il n’y a pas d’unité, il ne sert à rien de s’armer pour le combat spirituel. Ce combat sera vain. Non. Ce n’est que là où Jésus-Christ peut devenir Le Seigneur et prendre les rênes, et où nous nous soumettons à Lui dans une obéissance totale à Sa Parole et à la direction du Saint-Esprit, maintenant, ce n’est que là que Dieu peut accomplir ce qu’Il S’est proposé de faire. Et je souhaite faire partie de cette Église que Dieu appelle à la fin des temps, qui est purifiée et sanctifiée, qui est la propriété particulière du Seigneur et qui est à Sa disposition afin qu’Il puisse accomplir Son œuvre finale ici sur la terre.

La multitude des croyants du christianisme primitif n’avait qu’un seul cœur et une seule âme. Ils étaient un seul cœur et une seule âme, ils priaient ensemble, ils prenaient le souper ensemble, ils étaient en communion avec le Seigneur et entre eux, ils partageaient tout entre eux. Et nous le répétons sans cesse : Ce qui était au commencement sera aussi à la fin : Personne n’aura trop, et personne n’aura trop peu. Il y en aura assez pour nous tous sur le plan terrestre et spirituel, et le Seigneur sera avec nous d’une manière merveilleuse, veillant sur Sa Parole pour l’accomplir.

Hier nous avons lu dans Deutéronome 4 verset 20 : « Aujourd’hui il est devenu évident que vous êtes Mon peuple ». Auparavant il y avait la promesse puis la promesse est devenue une réalité divine. Mes chers amis, c’est ce que nous avons vécu et ce que nous continuerons de vivre, jusqu’à l’accomplissement des dernières promesses, afin qu’elles se réalisent toutes et que nous en soyons témoins pour ensuite remercier Dieu, car elles trouvent en nous leur confirmation et révèlent que nous sommes fils et filles de Dieu.

Si quelqu’un ne parvient pas tout à fait à suivre cette pensée, demandons-nous, pour conclure, pourquoi il est écrit dans Romains chapitre 8 que toute la création attend la révélation des fils de Dieu. Et la création gémit sous ce fardeau et aspire à vivre le moment où les fils de Dieu seront manifestés en tant que fils de Dieu, à l’âge mûr, de Jésus-Christ, afin que la puissance et la gloire de Dieu puissent à nouveau se manifester au-dessus et parmi Son peuple.

Ce ne sont pas des paroles en l’air, ce ne sont pas des pensées exprimées par un homme. Nous avons lu suffisamment de passages bibliques, et tous sont la Parole de Dieu, et nous engagent. Malheur à celui qui se dit en lui-même : « Bon ! Ça ne sera pas si grave que ça ! ». On ne se rendra compte de la gravité de la désobéissance que lorsqu’il sera trop tard. Celui qui appartient aujourd’hui au peuple de Dieu ne cherche pas d’excuse. Il cherche son chemin vers Dieu et Lui demande pardon et miséricorde, afin de pouvoir maintenant se présenter devant le Seigneur et subsister devant Lui, pour ensuite être témoin de ce qu’Il a promis.

Résumons. Dieu a une Église sur la terre depuis le début du Nouveau Testament jusqu’à aujourd’hui, à l’approche de la fin. Cette Église a toujours été minoritaire, mais elle a suivi son chemin avec le Seigneur à travers les hauts et les bas, à travers le mépris et l’opprobre, à travers la persécution et tout ce qui s’y rattachait. À la fin, il y aura maintenant un rétablissement complet, et tout sera ramené à l’état dans lequel se trouvait l’Église au commencement. Ce n’est qu’ainsi que l’Église pourra connaître son accomplissement, son achèvement, sa perfection à la fin : lorsqu’elle aura été ramenée à ses origines.

Et celui qui ne le reconnaît pas maintenant, à moins que Dieu ne lui accorde encore la grâce, ne s’en rendra probablement compte que trop tard. Car tout ce que nous voulons et pouvons recevoir de Dieu doit nous avoir été présenté au préalable par la proclamation de la Parole. C’est alors que nous croyons aux promesses de la Parole et que nous vivons ce qui y a été promis. Seul celui qui croit pourra vraiment recevoir et vivre cela. « Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu ».

Et ici, une foi générale ne suffit pas, car Satan en a aussi une selon ce qui est écrit dans l’épître de Jacques Jacques 2 verset 19 : « Tu crois qu’il n’y a qu’un seul Dieu, tu fais bien, mais le diable le croit aussi et tremble et tremble ». La foi en Dieu seul ne suffit pas. Croire ce que Dieu a promis dans Sa Parole, y compris ce qu’Il a promis pour ce temps ; car ce qui s’est passé auparavant, nous y croyons tous, mais ce que Dieu a promis pour ce temps, c’est ce qui importe. Nous devons y croire maintenant, afin de donner raison à Dieu dès maintenant, de nous ranger de Son côté et d’être mis en accord avec la Parole.

Le Seigneur est à l’œuvre avec puissance. Aujourd’hui encore, en cette heure même, des décisions ont été prises qui ont une grande valeur pour l’éternité. Dieu nous a parlé à tous par Sa Parole. Il la rend vivante par Son Esprit et nous la révèle à tous de manière à ce que nous puissions la comprendre correctement.

À Lui, notre Dieu, soit la louange et l’honneur, la gloire et l’adoration, maintenant et pour l’éternité ! Amen !

Nous inclinons la tête, nous nous prosternons devant le Seigneur qui a dit : « Je demeure auprès de ceux qui ont l’esprit brisé le cœur contrit ».

Aujourd’hui nous n’appellerons pas et nous ne demanderons pas à ceux qui souhaitent consacrer leur vie à Dieu de lever la main. Cela va de soi. Aujourd’hui la Parole s’adresse à nous, à nous, les croyants. Ce n’est pas aux incroyants que s’adressaient les enseignements de Paul ou de Pierre, mais bien aux croyants. Aujourd’hui le Seigneur S’est adressé à nous, à toi et à moi, par Sa Parole.

Qui souhaite être baptisé dans le corps du Seigneur, faire l’expérience de la sanctification de l’Esprit dans l’obéissance à la Parole, être scellé par le Saint-Esprit après avoir reçu la Parole de la vérité ? Qui souhaite atteindre le but qui nous est fixé, jusqu’à la transformation et l’enlèvement ? Qui souhaite être obéissant jusqu’à la mort, oui, jusqu’à la mort sur la croix ? Être crucifié avec le Christ, et avec Lui, par la puissance de Sa résurrection, avoir accédé à une vie nouvelle, afin de pouvoir marcher ensuite avec Lui, le Ressuscité, véritablement dans l’unité et la concorde, afin de grandir ensemble les uns avec les autres et avec Lui, selon la Parole de l’Écriture dans l’épître aux Éphésiens, que le corps grandisse ensemble, comme nous l’avons déjà dit ? Ce qui va ensemble grandit ensemble, car cela va bien ensemble. C’est un cep, mais il y a beaucoup de sarments.

Qui d’entre nous a le désir véritable, non seulement d’entendre la Parole, non seulement le message de la fin des temps, et par là nous désignons en particulier les paroles qui sont écrites dans les saintes Écritures, dans la prophétie et qui se rapportent aux derniers jours, maintenant avant le retour du Christ à cette époque ? Non seulement d’entendre et de croire ces choses, mais aussi de reconnaître dès maintenant la nécessité de chasser de notre âme tout vent de doctrine divers, et d’être unis devant la face de Dieu en tant que croyants, un seul cœur et une seule âme, rassemblés sous un seul Chef, une seule Tête, à savoir Jésus-Christ.

Je crois que si je demandais maintenant à ceux qui sont d’accord de lever la main, toutes les mains se lèveraient. Cela étant, je voudrais vous demander de chanter encore une fois le refrain « Tel que je suis » et de lever ensemble nos mains. Mais retenez bien cette pensée : nous ne devons pas rester tels que nous sommes. Nous venons vers le Seigneur tels que nous sommes, nous sommes ensuite transformés par Lui, et nous quittons ce lieu en tant qu’autre personne, car Dieu nous a parlé et a agi en nous par Son Esprit. Croyant en la présence de Dieu, croyant qu’Il confirme la vérité de Sa Parole à notre égard, chantons maintenant ensemble, et levons les mains vers Lui.

[L’assemblée chante : « Tel que je Suis »].