Ewald Frank
LA MAISON DE CULTE SERA RECONSTRUITE À SON EMPLACEMENT D'ORIGINE
ESDRAS 5 :15 ET 6:7
Prêché à Krefeld le 01 décembre 1990, 19 heures 30
(Retransmis le 23 mai 2026)
Passons à la méditation de la Parole. Nous attendons tous un renouveau, nous attendons tous que ce qui est écrit dans la Bible, puisse être lu à travers notre vie, que nous puissions devenir une lettre ouverte écrite par la plume de l’Esprit, lue par tous et comprise. Qu’il ne s’agisse pas seulement, en effet, de choses dont nous rendons témoignage ou de promesses auxquelles nous croyons, mais de promesses vécues et de ce que Dieu a promis qu’Il doit et qu’Il va accomplir.
J’ai quelques passages bibliques à lire. Le premier, tiré d’Ésaïe 38, un passage que nous connaissons tous très bien et pourtant, je pense que nous devrions le méditer. On trouve, en effet, dans les Écritures les deux : des expériences de l’histoire du salut et aussi des expériences personnelles avec Dieu. Les deux nous sont attestées dans l’Ancien et le Nouveau Testament, comment des individus ont fait l’expérience de Dieu, et comment tout le peuple d’Israël a fait l’expérience de Dieu, comment des individus ont expérimenté Dieu dans le Nouveau Testament et comment l’Église tout entière a fait l’expérience de la puissance de Dieu. Les deux nous sont attestées et les deux doivent se répéter chez nous individuellement et dans l’ensemble, au sein de toute l’Église. D’après Ésaïe 38 verset 1 :
« En ces jours-là, Ézéchias tomba gravement malade. Le prophète Ésaïe, fils d’Amots, vint le voir et lui dit : Ainsi a parlé le Seigneur : Mets de l’ordre dans ta maison, car tu mourras, et tu ne guériras pas ».
Une déclaration très claire ! un « Ainsi parle le Seigneur » ; mais cet homme de Dieu n’était pas tout à fait d’accord avec cela. Il voulait continuer à vivre et à servir le Seigneur. Il faisait partie de ceux qui servaient Dieu de tout leur cœur et de toute leur âme. Et la vie de ceux qui peuvent être classés ainsi peut, bien sûr, être prolongée. Pourquoi pas ? S’ils vivent pour Dieu, alors très bien ! Que cela se fasse au nom du Seigneur. Au verset 2, il est dit :
« Alors Ézéchias tourna son visage vers le mur, et pria le Seigneur en ces termes : Ô Seigneur ! Souviens-Toi que j’ai marché devant Toi dans la fidélité, d’un cœur sans partage, et que j’ai fait ce qui Te plaît ! ».
Tel était son argument et il est très bon : « Souviens-Toi que j’ai marché devant Toi dans la fidélité, d’un cœur sans partage, et que j’ai fait ce qui Te plaît ». Sa prière était aussi longue que cela. En réalité, très courte, très courte. Et puis, il n’y eut plus que les pleurs. C’est écrit dans la dernière partie du verset 3 : « Sur ce, Ézéchias fondit en larmes ». Une prière très brève, mais formulée de manière très concrète, et comme nous le voyons ici, prononcée selon la volonté de Dieu. Il n’a pas prié n’importe comment, mais il a présenté sa requête au Seigneur, conformément à la volonté de Dieu. Et voyez, au verset 4, il est dit :
« Alors la parole du Seigneur fut adressée à Ésaïe, en ces termes : Va dire à Ézéchias : Ainsi parle le Seigneur, le Dieu de ton ancêtre, David : J’ai entendu ta prière et j’ai vu tes larmes ». Les deux : Prière exaucée et larmes vues. Verset 6 : « Je vais te délivrer, toi et cette ville, de la main du roi d’Assyrie ».
Quel merveilleux témoignage ! Deux fois, « Ainsi parle le Seigneur ». La prière peut changer les choses, si cela est conforme à la volonté de Dieu. Tout le monde doit mourir, nous le savons tous, n’est-ce pas ? « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement », comme le dit Hébreux 9 verset 27, mais ici, la mort a été annoncée et, oh ! surprise : La vie a été prolongée. Il y a ici quelque chose d’autre qui me touche profondément. Laissez-moi poursuivre la lecture à partir du verset 7, ou peut-être d’abord terminer le verset 5 :
« Je vais donc ajouter quinze ans à ta vie » à cela s’ajoute cette ville et ainsi de suite, puis le verset 7 : « Et voici ce qui te servira de signe de la part du Seigneur, pour que tu saches que le Seigneur accomplira la promesse qu’il t’a faite… ».
Ainsi, Dieu a ajouté quelque chose. Il a donné la promesse, le ainsi parle le Seigneur, puis un signe supplémentaire grâce auquel cet homme pouvait voir comment les choses se passaient et se déroulaient. Verset 8 :
« Je vais maintenant faire reculer de dix marches l’ombre que le soleil a déjà projetée sur les marches du cadran solaire d’Achaz ». L’avez-vous lu avec moi ? Je relis le verset 8 : « Je vais maintenant faire reculer de dix marches l’ombre que le soleil a déjà projetée sur les marches du cadran solaire d’Achaz ».
Que le soleil puisse s’arrêter, nous le lisons dans les jours de Josué : « Soleil, arrête-toi ! Lune, reste immobile ! », mais le fait qu’il recule, cela s’est également produit. Tout est possible auprès de Dieu. Dieu est en effet le Tout-Puissant. Voici la suite, au verset 8 :
« Alors le soleil remonta sur les marches du cadran solaire, les dix marches qu’il avait descendues ».
Le plus beau cadran solaire que j’ai vu se trouve à Genève et c’est vraiment amusant de voir ainsi comment le soleil projette son ombre et indique l’heure qu’il est. Mais nous avons ici un exemple concret où Dieu rend possible l’impossible, l’inconcevable, l’inimaginable dans la vie d’un homme qui Le sert, Lui fait confiance et marche selon Ses voies. Il fait même venir le signe du ciel. C’est tout de même impressionnant quand une telle chose se produit. Que le soleil s’incline, c’est bien connu, mais qu’il recule de dix degrés ! Cela ne s’est probablement produit qu’une seule fois. Mais comme je viens de le dire, nous pouvons le lire dans Josué 10 au verset 12… ou plutôt, je préfère le lire à haute voix, ce sera mieux, c’est plus convaincant même si tout le monde connaît les saintes Écritures. Josué chapitre 10 verset 12, la deuxième partie du verset 12 :
« Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, dans la vallée d’Ajalon ! Alors le soleil s’arrêta et la lune s’immobilisa jusqu’à ce que tout le peuple eût pris sa revanche sur ses ennemis. Comme on le sait, cela est écrit dans le Livre du Brave. Le soleil resta donc au milieu du ciel et ne se précipita pas vers le coucher, pendant presque une journée entière ».
Quel événement ! Comme je viens de le dire, avec Dieu tout est possible. Ici, dans le cas d’Ézéchias, il s’agissait d’une promesse sortie de la bouche du prophète, venant de Dieu. Ici, c’était un homme de Dieu qui devait remporter la victoire sur les ennemis avec tout le peuple de Dieu, mais qui avait besoin de plus de temps. L’obscurité aurait donc été préjudiciable, c’est ainsi qu’il a obtenu le temps nécessaire pour mener le combat à la victoire. Notre Dieu en est capable.
Si nous revenons brièvement à Ézéchias, il est écrit à son sujet dans 2 Rois chapitre 20, un témoignage tout à fait magnifique… qu’ai-je dit tout à l’heure ? Qu’est-ce que je viens de dire ? 2 Rois 20, mais je vais d’abord lire un passage de 2 Rois 18, à partir du verset 2 :
« Il devint roi à l’âge de vingt-cinq ans et régna vingt-neuf ans à Jérusalem. Sa mère s’appelait Abi et était la fille de Zacharie. Il fit ce qui est droit aux yeux du Seigneur, tout comme l’avait fait son ancêtre, David. C’est lui qui a aboli le culte des hauts lieux, brisa les pierres sacrées, abattit les idoles, et détruisit le serpent d’airain que Moïse avait fait, car jusqu’à cette époque, les Israélites y avaient sans cesse offert des sacrifices et on l’appelait Nehuschtan ».
Nous voyons dans ce passage que Dieu Lui-même a rendu témoignage en Sa faveur. Cela valait donc la peine de prolonger sa vie de quinze ans, comme il est écrit ici, afin qu’il puisse continuer à servir Dieu.
Quant à savoir si cela s’applique toujours, c’est une tout autre question. Aujourd’hui, nous nous intéressons uniquement à une pensée, à savoir que Dieu a donné des promesses personnelles ainsi que des promesses générales, que Dieu peut intervenir tant dans notre vie que dans celle de l’Église et y révéler Sa puissance. Si nous pouvons retenir cette leçon aujourd’hui, alors nous avons déjà été aidés.
Si nous considérons les promesses que Dieu a faites dans l’Ancien Testament, par exemple lors du retour du peuple d’Israël et de la reconstruction du temple, nous l’avons lu ici il y a quelque temps, c’est pourquoi je voudrais lire seulement une partie du premier verset d’Esdras chapitre 1 verset 1, la dernière partie du verset 1 :
« …afin que s’accomplît la parole du Seigneur prononcée par la bouche de Jérémie ».
Il s’agit donc toujours que la Parole de Dieu se confirme comme vraie, et que les promesses que Dieu a faites s’accomplissent pour Son peuple. Dans Esdras 5, nous lisons ensuite comment cela s’est passé et quel a été l’accompagnement dans lequel cette œuvre a été accomplie selon la volonté de Dieu. Esdras chapitre 5 versets 1 et 2, puis verset 15. Esdras chapitre 5 verset 1 :
« Le prophète Aggée et le prophète Zacharie, fils d’Iddo, prophétisaient aux Juifs de Juda et de Jérusalem, au nom du Dieu d’Israël dont l’Esprit reposait sur eux » verset 2 maintenant : « Sur ce, Zorobabel, fils de Schealthiel, et Josué, fils de Jotsadak, se mirent à la tâche pour relancer la construction de la maison de Dieu à Jérusalem. Et avec eux se trouvaient les prophètes de Dieu qui les soutenaient ».
Un soutien très précieux et utile. Rien ne vaut mieux pour soutenir l’Église et son édification que la parole prophétique. Celle-ci brille tout simplement, même en ce temps, comme une lumière vive dans un lieu obscur et nous rappelle sans cesse que l’Écriture s’accomplit et que nous pouvons, comme notre Seigneur l’a fait autrefois, proclamer encore et encore : « Aujourd’hui cette Écriture s’est accomplie devant nos yeux ». Ainsi, les prophètes de Dieu sur lesquels reposait l’Esprit de Dieu, ont apporté leur soutien à cette édification.
Si l’Église est sortie de la captivité babylonienne dont Martin Luther a parlé, alors nous avons besoin du soutien de la Parole prophétique pour trouver précisément la direction, l’orientation, afin d’agir selon la volonté de Dieu et de bâtir conformément à Sa Parole. Dans Esdras 5, au verset 15, il est écrit :
« En lui donnant cet ordre : Prends ces ustensiles, va les déposer dans le temple de Jérusalem, mais la maison de Dieu doit être reconstruite à son emplacement d’origine ».
Nous en avons également parlé et je ne sais pas si vous l’avez lu dans la presse, ce célèbre rabbin de Jérusalem, a déterminé que le temple se trouvait à combien déjà… six cent ou quelques centaines de mètres de la mosquée actuelle ; et c’est seulement parce qu’il prétend avoir mesuré cela ainsi, qu’il y aurait pour les Juifs orthodoxes, la possibilité de construire le temple sans démolir les deux autres sanctuaires islamiques. Ce ne sont pas les mesures ou les opinions des hommes qui comptent, mais il faut toujours trouver les fondations d’origine, et ce n’est qu’alors que l’on sait si l’on a mesuré correctement ou si l’on s’est contenté d’emporter un mètre ruban ou de parcourir la distance à pied. Avez-vous compris cela ? Ce n’est qu’après avoir trouvé les fondations d’origine que l’on est sûr que c’est là que l’on peut reconstruire.
Mes chers amis, cela doit être clairement souligné et mis en avant dès le début pour l’édification de l’Église du Nouveau Testament : Ce n’est pas celui qui tient la Bible en main et pense pouvoir y appliquer ses propres critères, mais seulement là où les fondations apostoliques ont réellement été trouvées, le fondement dont Paul a dit : « Personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui a été posé, et c’est Jésus-Christ ». « Édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes ». Une fois encore nous pouvons dire : « Seigneur, combien nous sommes reconnaissants pour la Bible ! ». Ce n’est pas ce que dirait telle ou telle école ou n’importe qui, mais ce que Dieu a dit dans Sa Parole. C’est ça qui est valable.
Et comme c’est beau que les prophètes aient été présents lors de cette reconstruction et aient apporté leur soutien. Réalisez-vous maintenant à quel point la dimension prophétique est importante pour nous aujourd’hui, celle que Dieu nous a accordée à nouveau –disons-le ouvertement– par le ministère de frère Branham, comme autrefois par Paul ?
Dieu utilise justement certains instruments, à savoir ceux qu’Il peut employer, utiliser exclusivement selon Sa volonté. Et ce sont, pour la plupart, ceux qui ne sont pas très instruits. Cela ne veut pas dire qu’il faille rejeter l’éducation. Nous avons besoin de personnes de haut rang occupant des postes élevés et dotées d’une formation de haut niveau, tout cela est nécessaire. Mais, dans le royaume de Dieu, ce n’est pas l’intelligence humaine ou notre niveau d’éducation qui compte ! Dans le royaume de Dieu, une seule chose compte, à savoir si Dieu Lui-même peut venir en toute légitimité à ce qui Lui revient de plein droit dans Son Église ; si, dans le royaume de Dieu, les normes divines sont appliquées et si Sa Parole est proclamée dans la sainteté et la vérité. Tout le reste…
Et c’est ce que j’ai pu déduire de la conversation avec le prêtre ici à Ljubljana, alors que nous avions encore quelques heures pour discuter ensemble ; il a parlé de ses huit années d’études justement en tant que prêtre Romain et puis, il a prononcé une phrase en disant : « Imagine, au cours de ces huit ans, nous n’avons pas étudié les Actes des Apôtres une seule fois ! Pas une seule fois ! » et on peut bien deviner pourquoi ! Dans un séminaire Romain, on n’étudie justement pas non plus les Actes des Apôtres ; malgré tout, on maintient les gens dans la conviction qu’ils font ce qu’il faut. Ce n’est pas, comme je viens de le dire, ce que les hommes qualifient de juste et de vrai qui est pour autant juste et vrai, mais seulement ce qui nous est confirmé comme juste et vrai dans la Parole de Dieu. Voilà ce qui est juste et vrai et cela restera ainsi, c’est inébranlable et résistera à toute tempête qui pourrait encore survenir. On trouve d’ailleurs quelque chose de similaire dans Esdras 6, en ce qui concerne la raison ou le fondement, dans Esdras 6 verset 7 :
« Que les travaux de cette maison de Dieu se poursuivent sans entrave ; que le gouverneur de Juda et les anciens des Juifs reconstruisent cette maison de Dieu à son emplacement d’origine ».
C’est là que résidait l’accent : Pas seulement construire, mais construire à l’emplacement d’origine, selon les anciennes mesures, tout, exactement comme c’était à l’origine. Et c’est cela que nous devons considérer comme une leçon pour notre époque, pour l’édification et l’achèvement de l’Église du Dieu vivant, et que nous devons prendre à cœur. On ne peut pas construire selon la pensée des hommes, mais selon la Parole de Dieu, le plan de Dieu, la volonté de Dieu, afin que l’édification ne soit pas vaine. Car là où l’on ne construit pas sur les fondations d’origine et selon la Parole de Dieu, on construit en effet en vain.
Ouvrons brièvement les Actes des Apôtres. Et je crois que nous portons tous en nous un désir non seulement de parler de ces choses, mais aussi de les vivre, d’être à nouveau fortifiés et cela en ayant conscience que, tout comme à l’époque où le peuple est revenu et a dû reconstruire la maison de Dieu, des prophètes leur ont été envoyés, on veillait à ce que l’œuvre soit à cent pour cent conforme à la volonté de Dieu. Et les prophètes sont, par nature, l’œil du corps. Je pourrais vous lire un passage du prophète Ésaïe sur les voyants que Dieu a envoyés, à Qui il a pu révéler de quoi il s’agissait.
Tout à l’heure, j’ai déjà laissé entendre que Dieu a pour l’essentiel choisi des gens simples qui Le servaient et Lui obéissaient. Dans les Actes des Apôtres au chapitre 4, les apôtres ont été interpellés au sujet de la guérison du malade et ils ont témoigné en toute vérité que cela s’était produit par la puissance du nom de Jésus. Je lis dans les Actes des Apôtres chapitre 4, à partir du verset 10 :
« Sachez donc, vous tous, et tout le peuple d’Israël ! C’est par la puissance du nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, mais que Dieu a ressuscité des morts, oui, c’est par son nom que cet homme se tient ici devant vous en bonne santé ».
Mais le témoignage ne s’arrête pas là. On s’adresse maintenant aux bâtisseurs qui ont travaillé avec diligence. Nous parlons en effet de construction. Je continue la lecture des Actes des Apôtres chapitre 4, maintenant le verset 11 :
« Ce Jésus est la pierre que vous, les bâtisseurs, avez rejetée, mais qui est devenue la pierre angulaire. Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné aux hommes par lequel nous devions être sauvés ».
Donc, à l’époque, il y avait des bâtisseurs qui ont rejeté la pierre angulaire. Ils ne se souciaient absolument pas des fondations, et encore moins des apôtres établis par Dieu. Ils sont passés à côté de tout cela comme si cela n’avait rien à leur dire. Mais écoutez qui étaient ces gens que Dieu a utilisés, au verset 13.
« Lorsqu’ils virent la joie et l’assurance de Pierre et de Jean, et qu’ils eurent constaté qu’il s’agissait d’hommes sans instruction et sans formation savante, ils s’étonnèrent ; ils reconnurent aussi bien qu’ils avaient été des compagnons (ou disciples) de Jésus ».
Quand l’humilité s’allie au discipulat, donc à la véritable suite du Seigneur, quand on suit le Seigneur en étant humble. Et nous le savons bien, élève et disciple sont le même mot et impliquent de suivre le Seigneur. Donc, voici des disciples de Jésus sans instruction. Qui était Jean ? Qui était Pierre ? Des gens simples, mais c’est précisément par la simplicité que Dieu peut révéler Sa grandeur et Sa puissance. Imaginez-vous que vienne quelqu’un vêtu d’une soutane blanche, ornée ici d’un insigne et là peut-être d’une grande croix, et ainsi de suite, il se passerait alors quelque chose ! Le peuple glorifierait cet homme. Mais les apôtres ont été battus et jetés en prison à cause de ce qui s’est passé.
Vous voyez de quoi il s’agit ? Dieu sait très bien comment Il doit faire les choses, et Il ne cède pas Sa gloire à personne d’autre. Il prend et utilise qui Il veut. Vous avez donc remarqué que ces hommes n’avaient ni formation particulière ni érudition supérieure. Mais ils devaient en même temps admettre : « Ce sont ceux qui ont marché avec ce Jésus de Nazareth ». Ah ! Si seulement il en pouvait être de même pour nous ! Si l’on pouvait dire de nous ces deux choses : Premièrement, que nous appartenons à la classe la plus basse qui existe dans le pays, mais deuxièmement, que nous faisons partie de ceux qui suivent Jésus, de ceux que l’on reconnaît tout de suite, que l’on reconnaît comme ayant été avec Jésus. C’est ce que je souhaite. Je dois avouer honnêtement que cela me manquera certainement encore. On ne peut pas toujours…
Hier j’ai eu une conversation de deux heures avec… une très mauvaise conversation… et à un moment, je n’ai pas réussi non plus à me comporter tout à fait comme je l’aurais souhaité. Nous n’avons pas encore atteint cet objectif, celui d’être peut-être pleinement là où le Seigneur voudrait que nous soyons, mais une chose est sûre : plus nous marchons à la suite de Jésus, plus nous sommes façonnés à Son image. Il ne peut y avoir personne qui marche avec Jésus sans être façonné par Son être, par Sa nature et par tout ce qu’Il est. Et seul celui qui est devenu un avec Lui peut marcher avec Lui. « Comment deux peuvent-ils marcher ensemble à moins de s’être rencontrés ? ». Et alors, ils peuvent marcher ensemble ensuite.
Juste une dernière réflexion. Ces chefs religieux d’autrefois, qui ont rendu la vie difficile aux apôtres que le Seigneur Dieu a bénis et utilisés, faisaient partie des bâtisseurs qui avaient rejeté la pierre angulaire. Mes chers amis, nous devons nous attendre à ce que des difficultés nous soient également causées par le monde religieux, mais uniquement par ceux qui rejettent la Pierre du fondement. Il est en effet les deux. Qui a lu cela dans le prophète Zacharie au chapitre 4 ? Il y est dit que la pierre de faîte ou, dans certaines traditions, la pierre de couronnement, sera dans la main de Zorobabel. Le Seigneur est les deux : Il est le commencement et la fin, la Pierre angulaire, la Pierre du fondement, la Pierre angulaire et la Pierre de faîte, le premier et le dernier. Tout doit être fondé sur Lui. Et comme Paul l’écrit aux Éphésiens, « en Lui l’édifice s’élève solidement assemblé, pour devenir une demeure de Dieu dans l’Esprit ». Encore un passage des Actes des Apôtres au chapitre 2, qui nous bouleversera tout autant. Actes des Apôtres chapitre 2, oui, versets 6 à 8 :
« Lorsque ce bruit se fit entendre, une foule nombreuse se rassembla et fut dans la confusion, car chacun les entendait parler dans sa propre langue » et voici maintenant le verset 7 : « Ils furent tous saisis d’étonnement et s’écrièrent : Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous de Galilée ? Comment se fait-il alors que chacun d’entre nous les entende parler dans notre propre langue, celle dans laquelle nous sommes nés ? »
Oh ! Quelle chose merveilleuse ! J’ai mentionné tout à l’heure que l’homme de Dieu connaît et maîtrise plusieurs langues. Ici, c’étaient les plus simples : « Ne sont-ils pas tous Galiléens ? Ne sont-ils pas tous originaires de Galilée, ceux qui parlent là-bas ? Et comment se fait-il, alors qu’ils ne connaissent pourtant aucune autre langue ? Ils ne sont jamais allés en Cappadoce… » et comme ici, vous pouvez bien sûr énumérer ces dix-sept ou dix-huit peuples et pays qui sont listés ici, Crétois, Arabes, et ainsi de suite, et ces gens de Galilée, ils n’étaient qu’en Galilée, ils ne connaissaient pas ces autres langues ; et la foule était stupéfaite et disait : « Ne sont-ce pas tous des gens de Galilée ? Comment se fait-il alors que chacun de nous, toi dans la tienne, moi dans la mienne, toi dans la mienne, et que chacun les entende parler dans sa propre langue ? ». Et il est écrit au verset 7 :
« Ils furent tous frappés de stupéfaction et demandaient émerveillés : Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous de Galilée ? ».
Il s’était bel et bien passé quelque chose. La chose leur avait en quelque sorte sauté aux yeux : D’abord, la simplicité de ces gens et ensuite ce qui sortait de leurs lèvres. Mais voici le point essentiel : ce ne sont pas ces gens de Galilée qui se seraient approprié une langue, non, mais c’est le Saint-Esprit qui a parlé directement par leur bouche : « Un grand grondement est venu du ciel et a rempli toute la maison où ils se trouvaient et ils furent tous remplis du Saint-Esprit ». Le grondement a donc dû être si puissant que la foule s’est rassemblée et a ainsi pu prendre part à la bénédiction que Dieu avait accordée à cette Église primitive dans sa simplicité, mais d’une puissance extraordinaire.
L’Église primitive, les cent vingt dans le grenier, la chambre haute, c’étaient des gens simples, mais ce que Dieu a accompli là-bas était d’une puissance extraordinaire. Dieu parle toutes les langues qui existent, et il Lui était facile de transmettre aux hommes, par la bouche de ces Galiléens, les différentes langues et ce qui devait être exprimé.
Mes bien-aimés, nous croyons que cela doit se reproduire. Vous savez, nous sommes convaincus que le Seigneur a commencé et qu’Il achèvera, nous sommes convaincus que, par la grâce de Dieu, nous sommes revenus au fondement originel. Nous croyons que la Parole prophétique nous a été donnée comme ligne directrice dans tous les domaines, et que le plan divin est ainsi entre nos mains.
Heureux sommes-nous si nous bâtissons, ou si nous laissons Dieu bâtir. Les deux sont vrais. Notre Seigneur dit : « Je bâtirai mon Église » et ensuite le Seigneur dit qu’Il a établi en elle les ministères pour l’édification de l’Église. Les deux sont vrais. Le Seigneur sauve, Il parle Sa Parole, Il béatifie, Il bénit et rassemble l’Église sous la proclamation de la Parole de Dieu, car la foi vient toujours de la prédication et la prédication doit venir de la Parole de Dieu si elle veut tenir et subsister devant Dieu.
Résumons. Dieu avait le peuple d’Israël dans l’Ancien Testament. Il a donné des promesses et les a accomplies, Il a donné des instructions qu’ils devaient suivre, et à chaque fois Il a confirmé au moment opportun la Parole qu’Il avait donnée et a accompli les promesses par grâce encore et encore. Alors que nous entrons maintenant dans la dernière partie de l’histoire du salut, nous devons nous aussi croire comme le dit l’Écriture, donner raison à Dieu et nous ranger de Son côté.
Comme nous l’avons vu avec Ézéchias, Dieu est capable de tout : Il exaucera les prières, Il aidera, Il interviendra. Que ce soit toujours le même jour ou au moment où nous le pensons, cela appartient à Dieu. Mais une chose nous est certaine : en Son temps, Il fera ce qu’Il a promis, et confirmera la véracité de Sa Parole auprès de ceux qui y croient. Car Dieu est fidèle, Il tient parole, Il tient Ses promesses. En vérité, le ciel et la terre passeront, mais la Parole de Dieu demeure éternellement.
Faisons partie de ceux qui ont le courage de se ranger entièrement du côté de Dieu. Nous voulons mettre fin à tout mélange spirituel et ne rien emporter avec nous de ce qui appartient à Rome. J’ai dû l’exprimer très clairement lors de cette réunion. Beaucoup sont sortis de la communauté religieuse Romaine, mais ont emporté avec eux une grande partie des doctrines, et ainsi de suite. Les deux choses doivent se produire : Nous devons sortir et ce qui est en nous doit sortir de nous, afin que seul le contenu divin puisse entrer en nous et que nous entrions ainsi en communion avec Dieu, devenions porteurs de Sa Parole et de Ses promesses et vivions ainsi par grâce l’accomplissement de ce qu’Il a promis.
À Lui, le Dieu Tout-Puissant qui peut faire s’arrêter le soleil, qui peut le faire reculer, qui ordonne et dirige toute chose par Sa Parole toute-puissante, qu’Il poursuive Son chemin avec nous tous et avec ceux qui L’aiment, qui croient en Lui et Lui font confiance, jusqu’à ce que nous passions effectivement de la foi à la vue. À Lui soit la gloire pour l’éternité ! Amen !
Levons-nous et remercions ensemble le Seigneur. Je demande au frère Russ de venir rendre grâce au Seigneur. Frère Russ.
Père céleste, nous Te remercions de tout cœur et ensemble ô Seigneur, du plus profond de nos cœurs, pour Ta grande grâce, pour Ton grand amour. Et nous avons lu dans la Parole d’introduction : Tu exauces les prières, Seigneur, et Tu as laissé suffisamment de témoignages dans Ton Écriture, oui, où Tu as entendu les tiens et les as exaucés, et où Tu as aidé, Seigneur. C’est pourquoi nous T’adorons, louons et glorifions Ton nom, Seigneur. Tu continueras d’exaucer les tiens qui T’invoquent jour et nuit, Seigneur. Tu ne passeras pas à côté d’eux, non, Seigneur. Que Ton nom soit glorifié !
Nous Te remercions, Seigneur, de ne pas être passé non plus à côté de nous, ô Seigneur, mais d’être venu parmi nous, Seigneur. Tu nous as ouvert Ta Parole, Tu nous as donné la compréhension de Ta Parole, Seigneur, comme en ce jour-là à Tes disciples, Seigneur, qui étaient en chemin vers Emmaüs, de même, ô Seigneur, Tu nous as fait grâce, Seigneur, et Tu T’es révélé comme étant le même, ô Seigneur. Nous Te remercions de tout cœur de ne pas nous être fondés sur des fables humaines, mais sur le fondement de Ta Parole, sur le fondement des apôtres et des prophètes dont Jésus-Christ est la pierre angulaire.
Nous T’adorons, louons et glorifions Ton nom glorieux. Nous Te remercions ce soir encore pour la Parole qui a été lue, pour tout ce que nous avons entendu, Seigneur, et nous Te rendons à Toi seul la gloire. Seigneur, nous ne voulons pas porter de levain en nous, de pâte acidifiée, Seigneur, nous voulons tout rejeter, Seigneur, et être une pâte sans levain de la pureté. Oh ! Accorde-le-nous à tous par Ta grâce, Seigneur.
Je Te prie, bénis Ton peuple, bénis nos frères et nos sœurs, tous ceux qui sont venus, Seigneur, de tous les peuples, langues et nations. Sois avec nous, Seigneur, et bénis-les, Seigneur, et appelle encore les Tiens, Seigneur, de toutes les confessions, dénominations, de toutes les communautés religieuses et congrégations, ô Seigneur, et prépare-les, Seigneur, comme Tu l’as déjà commencé. Achève donc Ton œuvre, ô Seigneur ! Telle est notre prière fervente, au nom de Jésus ! Amen !